Mise au point: l’islam, la modernité et les angles morts du Devoir
À une semaine de la fin de la campagne électorale, alors que je subissais des attaques croisées de toutes parts, Le Devoir a choisi de s'aligner sur mes détracteurs. La journaliste m'a sommé de me justifier lors d'une entrevue, alors que chaque minute comptait sur le terrain. Face à mon refus par manque de temps, elle a publié un article reprenant aveuglément des rumeurs et des extraits hors contexte d'un vieux podcast, enregistré bien avant mon adhésion au Parti Québécois appelant à réformer l’islam afin de le rendre compatible avec les valeurs occidentales.
Je dénonce cette malhonnêteté intellectuelle. Ce que Le Devoir qualifie d'anormal relève pourtant d'une réalité tout à fait naturelle et courante dans les pays musulmans. Je m'explique.
Le grand chantier de la modernité dans le monde musulman
Toutes ces démarches à travers le monde islamique sont précisément faites pour rendre l'islam compatible avec la modernité. Loin d'être suspectes, elles sont portées par les plus hautes autorités et institutions de ces pays.
1. En Égypte : La « révolution religieuse » d'Al-Sissi
La réforme du discours et des textes religieux est un projet politique majeur lancé par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dès son arrivée au pouvoir. Ce projet a pris une dimension internationale à partir de janvier 2015, lorsqu'il a prononcé un discours marquant devant les dignitaires d'al-Azhar (la plus haute institution de l'islam sunnite) en appelant à une véritable « révolution religieuse ».
Les objectifs affichés par la présidence égyptienne s'articulent autour de trois axes clés :
Lutter contre l'extrémisme : Le régime cherche à purger la pensée islamique contemporaine des idéologies radicales (telles que celles d'Al-Qaïda ou de l'État islamique) qui alimentent le terrorisme.
Désacraliser l'exégèse humaine : Al-Sissi insiste sur le fait que si le Coran est sacré, les interprétations textuelles et les recueils de jurisprudences accumulés au fil des siècles par les premiers érudits ne le sont pas. Selon lui, la sacralisation aveugle de ces textes historiques bloque toute évolution culturelle.
Promouvoir un islam de tolérance : L'objectif est de moderniser le discours pour l'adapter aux réalités du XXIe siècle et valoriser la coexistence, notamment avec la minorité chrétienne copte d'Égypte.
Note de contexte : Cette réforme s'est rapidement heurtée à une forte résistance institutionnelle, transformant le projet en un bras de fer de longue date entre le pouvoir politique et Al-Azhar, dirigée par le grand imam Ahmed el-Tayeb.
2. En Arabie saoudite : Le tri des textes par Mohammad Ben Salman
En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammad Ben Salman (MBS) a abordé la réforme des textes religieux d'une manière très stratégique, articulée autour d'un rejet du wahhabisme et d'une refonte méthodologique de la Sunna (les traditions prophétiques). Sa prise de position la plus percutante a eu lieu lors d'une interview fleuve mémorable accordée à la chaîne Al-Arabiya en avril 2021, posant les bases théologiques de son projet de modernisation.
Cette approche se fonde sur un point théologique majeur :
Le rejet de la sacralisation des savants (Fin du Wahhabisme) : MBS a formellement brisé le pacte historique qui liait la dynastie des Al Saoud au clergé wahhabite fondé par Mohammed Ibn Abdelwahhab au XVIIIe siècle. Dans ses déclarations, il rappelle que ces exégètes du passé ne sont que des humains et que leurs écrits ne sont pas sacrés, ouvrant la voie à une réinterprétation des textes pour l'ère moderne.
3. Au Maroc : L'encadrement par le Commandeur des croyants
Au Maroc, le roi Mohammed VI possède le statut constitutionnel de Commandeur des croyants, ce qui lui confère une légitimité religieuse absolue pour moderniser les structures et adapter l'interprétation des textes :
La réforme du droit de la famille (Moudawana) : Le pays modernise continuellement son code de la famille afin d'élargir les droits des femmes et de répondre aux réalités de la société contemporaine.
L'enseignement d'un islam du « juste milieu » : À travers l'Institut Mohammed VI, le Maroc encadre strictement la formation des imams et promeut le soufisme (courant mystique et pacifique) pour contrer la pénétration des doctrines radicales ou salafistes.
4. En Tunisie : L'héritage de l'égalité et des droits civils
La Tunisie se positionne historiquement comme un laboratoire du réformisme musulman dans le monde arabe, notamment sous l'influence de la prestigieuse université de la Zitouna :
La sécularisation du droit de la famille : La Tunisie est le pays arabe ayant poussé le plus loin l'égalité des sexes dans le droit civil (levée de l'interdiction de mariage avec des non-musulmans).
Le débat théologique sur l'héritage : C'est l'un des rares pays à avoir ouvert officiellement le débat public sur l'égalité stricte des sexes en matière successorale, bousculant de front les interprétations littérales et traditionnelles des textes médiévaux.
5. En Indonésie : La conceptualisation de l'« Islam Nusantara »
En tant que plus grand pays musulman au monde, l'Indonésie ne calque pas son modèle sur le Moyen-Orient. La puissante organisation Nahdlatul Ulama (NU) (plus de 90 millions de membres) mène un travail de fond pour réformer la jurisprudence islamique traditionnelle :
L'Islam de l'Archipel : Ce concept prône un islam contextualisé, tolérant et pleinement intégré aux traditions culturelles locales.
L'abolition du terme "Kafir" (mécréant) pourtant présent au moins 134 fois dans le Coran: Lors de grands rassemblements de savants, l'organisation a officiellement rejeté l'usage de ce terme théologique pour désigner les citoyens non-musulmans, neutralisant ainsi les textes historiques qui justifiaient les discriminations religieuses.
Une question de perspective : Qui fait la leçon à qui ?
Après ce court récit, je me demande si Le Devoir, par sa position, se croit plus musulman que le prince héritier MBS, gardien des lieux sacrés des musulmans. Se croit-il plus musulman qu'Al-Sissi en terre d'Égypte, terre d'Al-Azhar Asharif ? Se croit-il plus musulman que la Tunisieréformiste, ou l'Indonésie de l'Islam Nusantara ? Ou se pense-t-il peut-être plus musulman que le Roi du Maroc, commandeur des croyants ?
À ce compte-là, leur journaliste devrait carrément aller aider les musulmans en terre d'islam à réislamiser leurs propres sociétés.
Fatima Aboubakr
Citoyenne Québécoise
“La communauté musulmane va nous tuer!”: Fatima Aboubakr (PQ) cible de m... youtu.be/pfQnoEhL23Y?si=Sw2K… via @YouTube
Mon entrevue avec Benoît Dutrizac aujourd’hui
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la pression communautaire et j’ose dire le terrorisme des mots, je souhaite vous parler de celle que je subis depuis l’annonce de ma candidature pour le Parti Québécois et qui ne cesse pas.
Mon intention n’est pas de me plaindre ni de susciter la pitié. Je veux mettre en lumière les dommages que ces pressions peuvent causer à la démocratie et à la participation politique des personnes issues de l’immigration.
Pendant ma campagne, j’ai rencontré plusieurs jeunes adultes issus de l’immigration qui sympathisent beaucoup avec le PQ, mais qui craignent de l’afficher. Voir ce que je vis peut renforcer leur peur et les décourager de s’engager.
Cela me peine, car nous risquons de nous priver de personnes qui ont beaucoup à apporter au Québec et qui pourraient jouer un rôle positif dans l’intégration et le vivre-ensemble.
Ce que je vis aujourd’hui peut entraîner :
• La peur de s’afficher : hésiter à partager une publication, ou parler de ses convictions.
• L’autocensure : se taire pour éviter les insultes, les conflits ou les attaques sur les réseaux sociaux.
• Le désengagement : renoncer au bénévolat, aux rencontres politiques ou même à une future candidature.
• La crainte du rejet : craindre de perdre des amis ou d’être exclu de son entourage familial ou communautaire.
• Un conflit d’appartenance : pour certains jeunes issus de l’immigration, avoir l’impression de devoir choisir entre leurs convictions politiques et leur place dans leur communauté.
• Du stress et de l’isolement : surveiller constamment ce qu’on dit, cacher ses opinions et se sentir seul à les partager.
• Une perte de confiance dans la démocratie : se demander à quoi sert la liberté politique si l’exercer expose à l’intimidation.
• Une participation politique moins représentative : les jeunes qui se retirent laissent leurs expériences et leurs préoccupations moins présentes dans les partis et les débats.
On m’accuse de trahison parce que j’ai choisi un parti qui correspond à mes convictions politiques. On cherche à me dicter le parti que je devrais rejoindre et soutenir.
On s’attaque aussi à ma réputation. Je subis des pressions religieuses pour m’imposer de croire et de pratiquer. On cherche également à contrôler mes relations et mes choix de vie. À cela s’ajoute le harcèlement numérique : messages répétés, insultes, campagnes de dénigrement, surveillance de mes publications et propos violents.
Le terrorisme islamo communautaire fait des ravages à notre démocratie. En plus de manipuler l’opinion publique pour influencer les votes, ces pressions découragent des personnes issues de l’immigration qui souhaitent s’engager, mais qui ont peur de subir ce que je subis. Notre société se prive ainsi de leur voix et de leur contribution. C’est une perte pour notre démocratie.
Le terrorisme islamo communautaire peut rendre invisible un soutien qui existe réellement, en poussant des personnes à rester sympathisants en privé plutôt qu’à devenir des citoyens engagés publiquement.
Fatima Aboubakr
Citoyenne Québécoise
Belle analyse de la page Laïcité. facebook.com/share/1F9aTqM48…
C'est particulier de voir une communauté entière célébrer ma défaite comme une victoire suprême, voir autant de joie autour de ma défaite m’impressionnent, mais m'interroge aussi. Mon cœur ne contient que de l'amour, et je reste surprise de cette réaction de la part de personnes qui prônent la tolérance. Grand bien vous fasse si cela vous rend heureux, mais sachez que pour moi, rien n'est terminé. Ce que j'ai vécu m'a enrichie d'une manière que vous ne pouvez imaginer ni rêver de vivre. De superbes projets se préparent de mon côté, restez connectés !
Ma campagne m'a menée vers des personnes extraordinaires qui œuvrent chaque jour dans le communautaire. Pour apaiser les esprits, je vous encourage vraiment à donner un peu de votre temps à ces organismes. Vous y découvrirez la beauté du don désintéressé, loin des divisions.
Je suis désolée de voir que mon parcours dicte autant votre humeur. Sachez que de mon côté, ma vie est magnifique, pleine d'amour, de bonheur et entourée de personnes lumineuses.
La haine est un sentiment épuisant qui finit par nuire à la santé. Prenez soin de vous et trouvez du bonheur dans des choses plus positives.
Fatigués de me voir ? J'ai une bien mauvaise nouvelle pour vos soirées : vous allez devoir me supporter encore un bon moment. Entre la sortie prochaine de mon livre qui risque de vous faire grincer des dents, mes futures publications, conférences, passages radio et télé, et bien d’autres projets que je ne souhaite pas divulguer, votre calendrier va être bien rempli. Bon courage !
Navrée de gâcher votre tranquillité, mais la défense de nos valeurs québécoises et le combat contre l'islamisme restent mon cheval de bataille. Et manque de chance pour vous, je ne suis jamais à court d’idées ni d'énergie. Installez-vous confortablement, le spectacle ne fait que commencer.
Avec tout mon amour
Fatima
Note: traduction de la dernière image: La meilleure photo et la meilleure soirée est celle de la défaite de Fatima.
Ceci n'est qu'un échantillon de mon quotidien depuis le jour 1 de ma candidature
Et si nous prenions le temps de réfléchir ensemble?
À mes amis québécois, vous êtes-vous déjà posé cette question : pourquoi le Québec attire-t-il tant de personnes venues des quatre coins du monde, notamment de pays pauvres ou en développement, en Afrique, au Moyen-Orient…?
Pourquoi l’immigration ne se fait-elle pas dans l’autre sens? Pourquoi ne sont-ce pas les Québécois qui partent à la recherche d’une meilleure qualité de vie?
Ces questions devraient nous rappeler la valeur de ce que les québécois ont construit ici. Réalisons-nous à quel point vivre au Québec est un privilège? Sommes-nous conscients de la chance que représente, pour les personnes accueillies, la possibilité d’y bâtir leur avenir?
Le Québec n’accueille pas uniquement des personnes qui viennent pour des raisons économiques ou pour répondre à une pénurie de main-d’œuvre
Je tiens à rappeler qu’il accueille aussi des personnes pour des raisons humanitaires, par bienveillance et par solidarité.
Pensons aux réfugiés vietnamiens, notamment aux « boat people », qui ont fui leur pays au péril de leur vie après la guerre du Vietnam et dont plusieurs ont trouvé refuge au Québec. Pensons aussi aux familles syriennes qui ont fui la guerre, ou aux personnes ukrainiennes accueillies après l’invasion de leur pays, sans compter les demandeurs d’asile. À différentes époques, le Québec a ouvert ses portes à des personnes qui cherchaient la sécurité, la liberté et la possibilité de reconstruire leur vie.
Il y a aussi les personnes qui choisissent de venir au Québec pour échapper aux différentes formes d’oppression dans leur pays d’origine, et celles qui viennent pour trouver un emploi. Toutes recherchent la qualité de vie, la sécurité, les droits et les libertés qu’offre le Québec.
Mais comment expliquer que certaines de ces personnes, qui étaient prêtes à risquer leur vie pour arriver ici, considèrent ensuite que leurs droits et leurs demandes doivent passer avant ceux des autres, allant jusqu’à exiger des accommodements nuisibles à notre cohésion sociale et à appeler à la désobéissance?
Pendant les dernières élections, des mouvements islamistes radicaux et moins radicaux, porteurs de haine contre les valeurs québécoises, se sont rassemblés pour mener une attaque frontale et concertée contre le Parti Québécois, parce qu’ils soutiennent les partis dans lesquels l’infiltration est plus facile et leur offre la possibilité d’accéder au pouvoir et de faire avancer des agendas dangereux.
Tous les moyens ont été utilisés : mensonges, menaces contre les candidats, étiquettes trompeuses, diffamation, harcèlement et propagande mensongère. Tout cela était orchestré avec l’aide de personnes de souche qui y trouvaient leur intérêt au détriment de la cohésion sociale de leur propre pays.
Ce que je veux vous dire dans ce texte, c’est que vivre au Québec est un immense privilège, pour lequel les personnes venues d’ailleurs sont prêtes à payer très cher. Pourtant, une fois ici, ce privilège se transforme en un sentiment que tout leur est dû, puis en une volonté de domination. La réflexion peut sembler complexe, mais le message est très clair : le Québec ne doit pas laisser ses politiques et son manque d’affirmation collective devenir des faiblesses. S’il ne s’affirme pas davantage, il risque, à terme, de perdre la maîtrise de son avenir.
Fatima Aboubakr
Citoyenne Québécoise
Rémi Villemure a invité Stephan Brown, PDG du Conseil national des musulmans canadiens, à discuter de ce que nous avons tous vu et constaté : notamment, la publication par Montréal Dawa, un groupe présenté comme salafiste, d’une grille visant à orienter les votes pour empêcher le Parti Québécois, qualifié d’«islamophobe » dans cette publication, d’accéder au pouvoir.
Pour Stephan Brown, il ne s’agit ni de vote ethnique ni de vote communautaire, mais simplement d’une réaction normale des musulmans aux politiques du PQ, qu’il qualifie à plusieurs reprises d’« intenables ». Il juge aberrante l’interdiction du port de signes religieux et défend ce qu’il appelle le droit des petites filles à porter le voile, allant jusqu’à comparer ce choix au port de chaussures Nike. Il compare également Paul Saint-Pierre Plamondon à Marine Le Pen.
Selon lui, ce ne sont pas les musulmans qui ont commencé les hostilités, mais les partis politiques. Il affirme aussi que, lorsqu’on parle de laïcité, on parle en réalité des musulmans. À mes yeux, cette lecture vide la laïcité de son sens historique au Québec, en faisant abstraction de la Révolution tranquille et de l’émancipation de notre société face à l’emprise de l’Église catholique.
Il défend également l’idée que les citoyens peuvent se révolter contre des lois adoptées démocratiquement lorsqu’elles leur déplaisent, en donnant l’exemple des prières de rue, qu’il présente comme de simples manifestations de foi inoffensives et innocentes. Il s’oppose aussi à la clause dérogatoire, dite « clause nonobstant ». Vous l’avez constaté : il veut priver le Québec de tous les moyens de préserver ses droits et de défendre ses valeurs, tout en se déclarant Québécois. J’aimerais bien le croire.
Au cours de l’échange, il va jusqu’à demander si le PQ n’aime pas les musulmans, une question malveillante puisqu’elle prête au parti une hostilité envers les personnes, une fois de plus, l’étiquette d’anti musulmans que lui et ceux qui partagent son discours s’emploient depuis longtemps à lui coller.
À la fin, Rémi, toujours poli, l’a remercié d’avoir eu le courage de venir parler de ce sujet. Cher Rémi, à mon avis, tenir ce discours ne demande pas un courage particulier : c’est une position largement valorisée et défendue. Elle peut même devenir une posture avantageuse, susceptible de rapporter de la visibilité, de la reconnaissance et, parfois pour ne pas dire souvent, des bénéfices financiers.
Maintenant, j’ai plusieurs questions à poser à ce monsieur :
1. Connaît-il réellement les textes religieux de l'islam? En tant que musulmane, son discours me fait sérieusement douter de sa connaissance des textes et de leurs interprétations.
2. Mesure-t-il la portée de ses prises de position?
3. Lorsqu’il défend le port du voile chez les fillettes, mesure-t-il les risques liés à la pression religieuse exercée dès l’enfance? Mesure-t-il le sens de les voiler?
4. Réalise-t-il que défendre le voilement des fillettes soulève des inquiétudes sur le regard que l’on porte sur leurs petits corps?
5. Connaît-il le salafisme et les positions du groupe à l’origine de la publication présentée par Rémi Villemure?
6. Sait-il que le salafisme qu’il défendait justifie non seulement le voilement des fillettes, mais aussi leur mariage dès l’âge de neuf ans?
7. Est-il conscient du caractère préjudiciable de ses propos trompeurs envers le PQ?
8. Pourquoi présente-t-il les prières de rue comme inoffensives et innocentes, alors qu’il a vu et entendu leurs messages et a vu les comportements dommageables de leurs organisateurs?
9. Reconnaît-il que les islamistes invoquent les droits et libertés pour imposer des pratiques qui restreignent ceux des autres citoyens?
10. Comment peut-il défendre les prières de rue sans condamner clairement les propos violents ou les appels à la haine qui y sont prononcés?
11. Lorsqu’il demande si le PQ n’aime pas les musulmans, j’ai envie de lui retourner cette question mais de façon sincère : quel attachement au Québec exprime-t-il lorsqu’il conteste les moyens que celui-ci se donne pour défendre sa laïcité et ses valeurs communes? Quels que soient les avantages qu’il puisse tirer de cette posture, ils ne justifient pas, à mes yeux, de négliger les risques pour notre cohésion sociale.
Personnellement, je l’invite à approfondir sa connaissance des textes religieux et de leurs différentes interprétations avant de prendre position sur des enjeux aussi sensibles, qui touchent directement les droits des enfants, la liberté de conscience et notre cohésion sociale.
Fatima Aboubakr
Citoyenne Québécoise
«Le voile est un choix?? Vraiment?? Même à 10 ans??»: ÇA BRASSE FORT ent... youtu.be/JOQHF7d-VnY?si=D3Yt… via @YouTube
Voici le texte que j'ai signé dans la revue Argument, quelques mois avant l'annonce de ma candidature au PQ:
facebook.com/share/p/1CLaLpE…
Je suis ravie d'entendre le témoignage de M. Marc Demers, maire de Laval de 2013 à 2021.
facebook.com/share/r/1F3EP6r…
Vos encouragements m'ont grandement guidée dans cette prise de décision.
journaldequebec.com/2026/05/…
Pour toutes les personnes qui s’inquiètent d’un référendum, je dirais ceci : un gouvernement péquiste prendra ses responsabilités et respectera ses engagements envers la population.
Mais lorsque les solutions à nos défis sont directement liées à notre capacité d’agir et de décider par nous-mêmes, pourquoi la peur devrait-elle l’emporter sur l’espoir? N’aspirons-nous pas au changement, à l’amélioration?
Le Québec a les moyens de ses ambitions. Les outils nécessaires pour rehausser notre capacité d’agir ne viendront pas du statu quo, mais bien des leviers que nous choisirons de nous donner et des priorités que nous déciderons enfin pour nous-mêmes.
Rapatrier davantage de pouvoirs et de ressources nous permettra de mieux protéger ce qui nous distingue : notre langue, notre culture, nos services publics et notre modèle social.
Et tout cela se fera avec diligence, minutie et sérieux, avec une équipe compétente qui fera ses devoirs rigoureusement et placera les intérêts des Québécois et des Québécoises au cœur de chaque décision.
Excellente entrevue de Paul Arcand avec PSPP!👇
linktr.ee/PaulArcand
L'ultime offensive (officielle) de Haroun Bouazzi, au service de ???
Avant de quitter la vie politique, Haroun Bouazzi tente une opération de la dernière chance en déposant un projet de loi visant à encadrer (vrai mot: restreindre) l’usage de la clause dérogatoire.
Derrière le masque du défenseur des libertés individuelles, je vois un parallèle avec l'application d'une stratégie inspirée de Youssef El-Qaradawi le grand imam des frères musulmans: utiliser les leviers démocratiques pour déstabiliser les fondements de l’occident.
À mon avis, la véritable cible de cette démarche est la laïcité, principe qui impose une distance égale entre l'État et toutes les croyances.
Cette neutralité dérange une certaine idéologie qui se croit supérieure et ne reconnaît ni les frontières ni la légitimité de la nation québécoise à protéger son identité.
Dans cette vision, l’identité d’accueil doit s’effacer pour laisser place à une nation religieuse, surtout dans un pays riche et exploitable économiquement.
En cherchant à affaiblir la clause dérogatoire,Haroun Bouazzi veut retirer au Québec son seul bouclier juridique capable de maintenir des critères d'intégration propres à cette nation.
Sans ce rempart, toute tentative d'encadrement serait immédiatement contestée devant les tribunaux fédéraux multiculturalistes.
L’affaiblissement de la clause dérogatoire est l’outil choisi pour lever les derniers remparts juridiques et identitaires de la société québécoise, la rendant vulnérable à des projets idéologiques menaçants.
En voulant assujettir le Québec aux juges fédéraux, Bouazzi sacrifierait l'autodétermination du Québec pour servir un agenda étranger loin d'être innocent.
Une fois de plus, Haroun Bouazzi confirme son hostilité manifeste envers les valeurs et les institutions du Québec.
Fatima Aboubakr
Citoyenne Québecoise
lenouvelliste.ca/actualites/…







