ex-Journaliste , https://xitter.cf/t.co/3WwwbUDqDe et https://xitter.cf/t.co/9FcocoGV3O

Sèvres (92310)
Joined June 2009
«Notre relevé des journaux de France Inter fait surgir un déséquilibre marqué: sur une trentaine de reportages recensés au fil de la journée un seul donnait la parole à des non-grévistes. Les autres privilégiaient les acteurs de la mobilisation ou les organisations la soutenant.»
CRISE DES LYCÉES : COMMENT LE RÉCIT MÉDIATIQUE A AMPLIFIÉ LES COLÈRES - Depuis les premiers blocages, nous avons analysé plusieurs centaines de contenus, articles, reportages et séquences d’information diffusés par LCI, France 2, franceinfo, BFMTV, Le Monde, France Inter et France Culture. Notre analyse fait apparaître plusieurs biais récurrents dans le traitement du conflit : un cadrage privilégiant la répression, une représentation politique déséquilibrée, des critiques de Parcoursup rarement contredites et une faible visibilité accordée aux non-grévistes. Quatre angles morts qui interrogent le pluralisme et les exigences du journalisme. LA RÉPONSE UNIQUEMENT SÉCURITAIRE Dans de nombreuses interventions de sociologues, de chercheurs et d’éditorialistes, un même récit revient en boucle : face aux revendications lycéennes, le gouvernement n’opposerait que la répression policière. Des témoignages de jeunes mobilisés reprennent cette idée, affirmant que leurs revendications seraient ignorées et que la seule réponse des autorités serait la brutalité. Pourtant, dès le 4 octobre 2026, le gouvernement a lancé cinq chantiers portant sur les remplacements d’enseignants, les locaux scolaires, les emplois du temps, Parcoursup et la démocratie lycéenne. Le 8 octobre, Édouard Geffray a annoncé le déploiement de plus de 3 000 enseignants remplaçants et des recrutements supplémentaires. D’autres mesures ont suivi : demi-journée consacrée au dialogue lycéen, consultation nationale des élèves, renforcement de leur représentation dans les instances éducatives et budgets dédiés à leurs projets. Les premières décisions devaient être présentées avant la fin octobre, tandis que le budget 2027 prévoyait 1,2 milliard d’euros supplémentaires pour l’Éducation nationale. LES EXTRÊMES OMNIPRÉSENTS : OÙ EST LE PLURALISME ? Le 17 octobre 2026, alors que des violences incontrôlables éclatent dans de nombreuses villes, notre relevé des interventions politiques sur les chaînes d’information en continu fait apparaître une succession de personnalités populistes ou contestataires : Ségolène Royal, Clémentine Autain, Sabrina Sebaihi (députée écologiste), Marine Tondelier, Éric Coquerel et Yoann Gillet, député du Rassemblement national. Dans le même temps, les publications de Jean-Luc Mélenchon sur X sont fortement reprises sur les bandeaux d’information. Le problème n’est évidemment pas de donner la parole à ces personnalités, mais de leur accorder une place aussi prépondérante dans une séquence où les violences et le maintien de l’ordre sont au cœur de l’actualité. Pourquoi les mêmes figures contestataires se succèdent-elles sur les plateaux, tandis que les voix modérées et républicaines brillent par leur absence ? HARO SUR PARCOURSUP ! Depuis plusieurs semaines, Parcoursup a fait l’objet d’attaques incessantes, souvent virulentes et rarement étayées. Micro-trottoirs, témoignages individuels et tribunes indignées se sont succédé, sans que les critiques soient toujours accompagnées d’une mise en perspective ou d’une contradiction à la hauteur des accusations formulées. Le 14 octobre, dans un entretien publié par HugoDécrypte sous le titre « Révolte des jeunes, désobéissance et justice », Vincent Lindon s’autorisait des critiques d’une violence inouïe sur Parcoursup en le comparant à un champ de mines et en affirmant que ce système brisait des vies ; parmi les nombreuses contre-vérités débitées par l’acteur, le présentateur (très suivi par les jeunes générations) se contentera d’acquiescer, sans jamais corriger ou contredire son invité. Pourtant, les chiffres officiels racontent une tout autre réalité que les caricatures véhiculées dans certains médias : en 2025, 94 % des néobacheliers inscrits sur Parcoursup ont reçu au moins une proposition d’admission, et 81 % en ont accepté une, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Ces résultats ne font pas disparaître les difficultés individuelles, les inégalités d’accès ou les problèmes d’orientation. LES NON-GRÉVISTES PRIVÉS DE PAROLE Depuis plus de trois semaines, les reportages consacrés à la mobilisation donnent largement à entendre les lycéens contestataires, les militants, les activistes et les organisations syndicales. Mais quelle place est accordée à ceux qui ne font pas grève, souhaitent poursuivre leurs cours ou subissent les conséquences des blocages sans partager les revendications du mouvement ? Notre relevé des journaux de France Inter fait apparaître un déséquilibre particulièrement marqué : sur une trentaine de reportages recensés au fil de la journée, un seul donnait la parole à des non-grévistes. Les autres privilégiaient les acteurs de la mobilisation ou les organisations qui la soutiennent. Parmi les sujets diffusés figurait également un reportage consacré à un cours improvisé de marxisme proposé par une professeure de français à des lycéens mobilisés, présenté comme une démarche de sensibilisation. CONCLUSION : QUAND LE JOURNALISME RENONCE AU CONTRADICTOIRE Pris ensemble, ces quatre angles d’analyse interrogent une même pratique : privilégier certains témoignages, certaines personnalités et certaines interprétations, au risque de laisser dans l’ombre des faits et des opinions essentiels. Le problème n’est pas de donner la parole aux lycéens mobilisés, aux militants ou aux critiques de Parcoursup. Il est de ne pas soumettre leurs affirmations aux mêmes exigences de vérification et de contradiction que celles de leurs adversaires. Le pluralisme ne consiste pas à juxtaposer des témoignages. Il exige de confronter les récits aux faits, les accusations aux réponses et les revendications aux réalités. Lorsque le contradictoire disparaît, l’information devient le véhicule d’un récit à sens unique ; et comme souvent, c'est le récit de la colère et du militantisme qui est choisi par les rédactions.
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Répéter à l’envi chez la majeure partie des politiques de gauche, des syndicalistes, et d’ONG (Oxfam) que les plus aisés paient (proportionnellement) moins d'impôts que les classes moyenne voire que les smicards, n’en fait pas une vérité établie, voire est un non-sens.
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La convergence des luttes ou plutôt celle des tartufferies ? «Qui harangue aujourd’hui les lycéens ? Ceux-là mêmes qui ont exigé la suspension, voire l’abrogation, de la réforme des retraites, sanctuarisant la dépense qui dévore le budget de l’Education nationale».
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Crise des lycées ou crise des médias d’info continue ? «La couverture médiatique se focalise sur les images les plus spectaculaires, les affrontements et les témoignages les plus émotionnels, conférant une visibilité disproportionnée à des actions minoritaires».
DES GILETS JAUNES À LA CRISE DES LYCÉES : QUAND LE RÉCIT MÉDIATIQUE DÉFORME LE RÉEL - À chaque crise économique ou sociale qui traverse le pays depuis dix ans, un même phénomène se répète : une partie des médias semble moins soucieuse de rendre compte de la réalité dans toute sa complexité que de la faire entrer dans un récit préétabli. Sélection des témoignages, dramatisation des situations, effacement des contradictions, absence de mise à distance : autant de mécanismes qui contribuent à construire une représentation parfois très éloignée des faits. Une forme de « réalité alternative », expression à manier avec précaution tant elle a été galvaudée par les discours complotistes, mais qui pose une véritable question journalistique : que reste-t-il de l'information lorsque le récit prend le pas sur la restitution des faits et l’analyse objective ? GILETS JAUNES : L'EMPATHIE SE SUBSTITUE À L'ANALYSE La crise des Gilets jaunes a révélé l'ampleur des dérives médiatiques contemporaines, les rédactions choisissant - le plus souvent - de privilégier l'émotion plutôt que la mise en perspective. Les journaux télévisés et les chaînes d'information en continu multipliaient les témoignages emphatiques et les micro-trottoirs à charge, relayant sans recul des affirmations erronées, des propos tronqués, voire des discours complotistes. BFMTV consacrait des heures aux cortèges et aux affrontements comme s'il s'agissait d'un divertissement spectaculaire, tandis que la rédaction du Monde, notamment sur les ronds-points, confondait compréhension sociologique et adhésion au récit des manifestants. RETRAITES : LE JOURNALISME MILITANT La réforme des retraites a constitué un autre révélateur de cette tendance. Une immense partie de la couverture médiatique s'est concentrée sur les conséquences redoutées de la réforme, les témoignages de salariés opposés au projet et les déclarations fracassantes de syndicalistes chauffés à blanc (souvent présentés comme héroïques dans leur combat). Les micro-trottoirs à charge, la dramatisation des effets annoncés et les récits centrés sur les catégories les plus exposées ont occupé le devant de la scène, tandis que les enjeux démographiques, financiers et les arguments des défenseurs de la réforme peinaient à trouver une place - même minime - dans le récit médiatique. Cette asymétrie ne signifie pas que les inquiétudes exprimées étaient illégitimes, ni que la réforme était incontestable : elle souligne plutôt la nécessité de distinguer le reportage sur une mobilisation sociale de l'analyse contradictoire du débat public. Plus problématique encore, certaines prises de parole de journalistes du service public (notamment sur France 3) ont pu être perçues comme des encouragements à rejoindre les manifestations, brouillant un peu plus la frontière entre information et engagement. AGRICULTEURS : LA CONNIVENCE QUI TIENT LIEU DE JOURNALISME Lors de la crise agricole de janvier-février 2024, de nombreux médias parisiens ont affiché une étonnante connivence avec un monde agricole dont ils méconnaissent pourtant les réalités économiques, les contraintes professionnelles et les divisions internes. Plutôt que d'examiner les revendications dans toute leur complexité, ils ont souvent privilégié un récit manichéen opposant des agriculteurs victimes à un gouvernement tenu pour responsable de leurs difficultés. Sur BFMTV ou Cnews, des journalistes encourageaient implicitement les convois de tracteurs à converger vers Paris, quitte à accroitre la confusion, à générer le chaos. Les revendications agricoles ont ainsi servi de projectiles contre le pouvoir politique et l'Union européenne, au détriment de l'analyse des responsabilités de la grande distribution et des filières agricoles elles-mêmes. LYCÉENS : LE JOURNALISME DEVIENT RELAIS MILITANT La crise des lycées constitue un nouveau révélateur pour les rédactions françaises. Dès lors que des établissements sont bloqués, que des rassemblements se forment ou que des incidents éclatent, la couverture médiatique se focalise sur les images les plus spectaculaires, les affrontements et les témoignages les plus émotionnels. Cette logique de l'événement confère une visibilité disproportionnée à des actions minoritaires et entretient l'illusion d'une mobilisation plus massive ou plus représentative qu'elle ne l'est réellement. Plus préoccupant encore, la mise en avant de militants d'extrême gauche présentés comme de simples lycéens, alors même que leur engagement s'inscrit dans une démarche explicitement idéologique, contribue à orienter la perception du mouvement, avec la caution de rédactions qui renoncent à interroger leurs affiliations et leurs motivations politiques. Ce traitement médiatique biaisé relègue au second plan les revendications véritables des élèves, les désaccords entre lycéens et les conséquences concrètes des blocages sur les élèves qui ne partagent pas les revendications (ou l'agenda politique) des meneurs. La responsabilité des journalistes est pourtant claire : documenter les faits, vérifier l'ampleur du mouvement, contextualiser les images et confronter les points de vue, et non se faire les relais d'une entreprise idéologique, politique voire factieuse. UN MÊME BIAIS, UNE QUESTION DE DÉONTOLOGIE Des Gilets jaunes aux retraites, des agriculteurs aux lycéens, ces épisodes invitent à interroger une mécanique médiatique récurrente : privilégier l'émotion, la dramaturgie et l'identification au détriment de la contextualisation, de la contradiction et de la vérification. Il ne s'agit pas de prétendre que toutes les rédactions se comportent de la même manière, ni de nier la légitimité des colères sociales. Il s'agit de rappeler que le rôle du journalisme n'est pas de valider un mouvement ou de se substituer à ses acteurs, mais d'en rendre compte avec rigueur. Pour l'audiovisuel public, cette exigence est d'autant plus importante que sa mission suppose une information pluraliste, indépendante et accessible à tous. Le journalisme n'a pas à épouser la colère du moment : il doit permettre au public de la comprendre, de la mesurer et de la mettre en perspective.
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«La France est essentiellement un beau musée en plein air où les conservateurs sont en grève, les gardiens ont peur des visiteurs, et la direction est occupée à faire la leçon au reste du monde sur la « grandeur » pendant que la facture d'électricité reste impayée. »
Europe doesn't have "a problem". It has THREE problems: 3 European nations are suffering from a severe "post-imperial hangover". First, there is the United Kingdom, a nation that voted for Brexit to "take back control" only to realize it has completely forgotten how to drive. The British identity crisis is like watching a retired lion try to adopt a vegan diet. They traded imperial confidence for an HR department’s sensitivity training. The land of Churchill is now governed by a sprawling "nanny state" bureaucracy that is more terrified of offending someone on X than it is of actual decline. The British police, once the envy of the world, now seem to spend more resources investigating "non-crime hate incidents" and painting their patrol cars in rainbow colors than solving burglaries. It is a nation desperately clinging to the aesthetics of tradition—the Royals, the pomp, the tea—while its institutions have been hollowed out by a progressive rot that makes a California university campus look conservative. They want the swagger of the 19th century but are paralyzed by the emotional fragility of the 21st. Then there is France, the angry, chain-smoking aunt of Europe who refuses to admit she’s been unemployed for decades. France’s hangover manifests as a permanent state of insurrection masquerading as "civic engagement." Their identity is split between a delusional elite who still think Paris is the capital of the universe and a populace that expresses its "joie de vivre" by burning down bus stops every Thursday. The French suffer from a Napoleonic complex without a Napoleon; they demand the living standards of a conquering empire while working a 35-hour week and retiring at an age when most Americans are just hitting their stride. They preach "Republican values" and aggressive secularism, yet the state has lost control over vast swathes of its own suburbs. France is essentially a beautiful, open-air museum where the curators are on strike, the guards are afraid of the visitors, and the management is busy lecturing the rest of the world on "grandeur" while the electricity bill goes unpaid. Finally, we have Germany, the neurotic giant that has decided the only way to atone for its history is to commit slow-motion industrial suicide. Germany’s post-imperial hangover is a moral autoimmune disease: the country is so terrified of its own shadow that it has replaced national pride with aggressive self-flagellation and recycling regulations. Their identity is built on being the "Moral Superpower," which practically translates to shutting down their perfectly functional nuclear power plants to burn dirty coal, all while lecturing their neighbors on carbon footprints. It is a nation of engineers who have engineered a society that doesn't work. The German spirit, once defined by efficiency and discipline, has mutated into a paralyzed bureaucracy where filling out the correct form is more important than the outcome. They are so desperate to avoid being "threatening" that they’ve become essentially a large NGO with an army that has broomsticks for rifles, terrified that showing any backbone might be interpreted as a relapse.
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Frédéric Bergé retweeted
Une réaction à chaud et un message a tous ceux qui sont en campagne présidentielle. Ne mettez pas de l’huile sur le feu. Des propositions irresponsables, au cours des dernières semaines, ont fait augmente les taux sur les obligations françaises, de 0.75% par rapport a l’Allemagne. Une augmentation du taux d’interet de 0.75% implique de trouver 20 milliards de plus d’économies ou d’impots supplémentaires pour stabiliser la dette par rapport au PIB. Le budget propose par le gouvernement est loin d’etre parfait. Mais je pense que vous le préférerez à un budget exigé par la BCE pour aider la France a faire face à ses obligations tout en respectant son mandat. Celui-là sera beaucoup plus dur. Choisissez.
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Frédéric Bergé retweeted
Je préviens depuis neuf ans des dangers absolus de LFI. J'ai dit tout ce que j'avais à dire sur cette immense ordure de Mélenchon, payée par tous les Français, qui s'entoure d'idéologues inexpérimentés et de gamins. Ils n'existent que parce que nous sommes faibles et que nous refusons d'écouter les personnes d'expérience. Dont acte. La suite est connue. Si nous ne nous ressaisissons pas au travers d'une coalition solide porteuse d'un projet d'avenir courageux et lucide, LFI sera au second tour face au RN. Le RN l'emportera, ce que souhaite LFI depuis 2016, et une fois au pouvoir, notre pays sera à feu et à sang, puisqu'ils sont déjà en ordre de marche pour descendre dans la rue. Chacun en voit déjà des illustrations dans les manifs de lycéens, et dans celles qui ont suivi le décès de Nahel.
Nous, insoumis, sommes fiers d'être aux portes des lycées pour défendre nos enfants de la sauvagerie policière. Parents, militants, mobilisez-vous pour vous interposer !
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“Logiques médiatiques contemporaines: le duel Mélenchon-Le Pen est simple, spectaculaire, conflictuel et lisible. Camps antagonistes, déclarations fracassantes, polémiques quotidiennes et promesse d’une campagne sous haute tension: tous les ingrédients du récit sont réunis”.
LE PEN - MÉLENCHON : LE CHOIX DES MÉDIAS ? - Difficile de ne pas être happé par le tourbillon médiatique qui broie dans sa machine le peu de recul que nous laisse une actualité politique devenue virale, épidermique, incessante. L’accélération du rythme informationnel, l’immédiateté des réseaux sociaux et des chaînes d’information, la course à la réaction et le goût du spectaculaire semblent peu à peu installer un même scénario : celui d’un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. À force d’être annoncé, commenté et disséqué, ce duel finit par prendre les apparences d’une évidence. Pourtant, à près de sept mois du premier tour, rien n’est écrit. Et certainement pas au point de renoncer à analyser avec prudence des rapports de force encore mouvants. LE DUEL DES EXTRÊMES, SCÉNARIO IDÉAL POUR LES MÉDIAS ? À écouter certains commentaires accompagnant les derniers sondages, les jeux seraient presque faits. Marine Le Pen paraît solidement installée en tête tandis que Jean-Luc Mélenchon serait en passe de s’imposer comme le principal prétendant à la deuxième place - et, par conséquent, comme l’unique recours possible à gauche. Sur France Culture, Thomas Cluzel, présentateur du journal de 12h30, affirmait ainsi récemment que les derniers sondages donnaient Jean-Luc Mélenchon « largement en tête » des candidats de gauche et même « aux portes du second tour », avant d’en déduire que la question d’un ralliement de la gauche au candidat insoumis allait inévitablement se poser. C’est précisément là que le glissement devient intéressant : une photographie électorale devient une dynamique ; la dynamique devient un scénario ; et le scénario finit par être présenté comme une évidence à laquelle les autres acteurs politiques devraient s’adapter. Cette dramaturgie épouse parfaitement les logiques médiatiques contemporaines. Le duel Mélenchon-Le Pen est simple, spectaculaire, conflictuel et immédiatement lisible. Deux camps antagonistes, des déclarations fracassantes, des polémiques quotidiennes et la promesse d’une campagne sous haute tension : tous les ingrédients du récit sont réunis. LE PARADOXE DÉMOCRATIQUE Il y a d’ailleurs un paradoxe dans cette fascination médiatique pour le duel Le Pen-Mélenchon. Deux candidats qui s’imposent dans leurs camps respectifs sans véritable processus de désignation concurrentiel bénéficient d’une exposition considérable, tandis que les primaires et les procédures collectives sont volontiers présentées comme laborieuses, conflictuelles ou révélatrices de divisions. La primaire du Parti socialiste en offre une illustration : plusieurs candidats, des débats, puis des électeurs appelés à trancher. On peut discuter des limites de l’exercice, mais il est étrange de valoriser la simplicité de candidatures imposées tout en déplorant le désordre inhérent à un processus démocratique. UNE ÉLECTION ENCORE LOIN D’ÊTRE ÉCRITE Car entre ces deux blocs subsiste un espace électoral considérable, aujourd’hui fragmenté entre plusieurs sensibilités et plusieurs candidatures potentielles. S’y ajoutent des millions d’électeurs indécis, hésitants ou tentés par l’abstention. Les sondages doivent évidemment être regardés. Mais ils ne sont ni des verdicts ni des prédictions. À plusieurs mois d’une présidentielle, ils photographient un rapport de force provisoire entre des candidatures dont certaines ne sont même pas encore définitivement établies. La question n’est donc pas de nier la progression ou le socle électoral de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Elle est de savoir à partir de quel moment le commentaire d’un scénario contribue à l’installer comme le seul scénario possible. Il serait pour le moins paradoxal que des médias qui redoutent régulièrement un duel des extrêmes participent eux-mêmes à en installer l’inéluctabilité dans les esprits. Après le temps des passions viendra peut-être celui de la raison, et avec lui la prise de conscience de ce qu’un duel des extrêmes ferait peser sur l’avenir du pays. À condition, toutefois, de ne pas avoir préalablement convaincu les Français qu’ils n’avaient déjà plus d’autre choix.
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LE PEN - MÉLENCHON : LE CHOIX DES MÉDIAS ? - Difficile de ne pas être happé par le tourbillon médiatique qui broie dans sa machine le peu de recul que nous laisse une actualité politique devenue virale, épidermique, incessante. L’accélération du rythme informationnel, l’immédiateté des réseaux sociaux et des chaînes d’information, la course à la réaction et le goût du spectaculaire semblent peu à peu installer un même scénario : celui d’un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. À force d’être annoncé, commenté et disséqué, ce duel finit par prendre les apparences d’une évidence. Pourtant, à près de sept mois du premier tour, rien n’est écrit. Et certainement pas au point de renoncer à analyser avec prudence des rapports de force encore mouvants. LE DUEL DES EXTRÊMES, SCÉNARIO IDÉAL POUR LES MÉDIAS ? À écouter certains commentaires accompagnant les derniers sondages, les jeux seraient presque faits. Marine Le Pen paraît solidement installée en tête tandis que Jean-Luc Mélenchon serait en passe de s’imposer comme le principal prétendant à la deuxième place - et, par conséquent, comme l’unique recours possible à gauche. Sur France Culture, Thomas Cluzel, présentateur du journal de 12h30, affirmait ainsi récemment que les derniers sondages donnaient Jean-Luc Mélenchon « largement en tête » des candidats de gauche et même « aux portes du second tour », avant d’en déduire que la question d’un ralliement de la gauche au candidat insoumis allait inévitablement se poser. C’est précisément là que le glissement devient intéressant : une photographie électorale devient une dynamique ; la dynamique devient un scénario ; et le scénario finit par être présenté comme une évidence à laquelle les autres acteurs politiques devraient s’adapter. Cette dramaturgie épouse parfaitement les logiques médiatiques contemporaines. Le duel Mélenchon-Le Pen est simple, spectaculaire, conflictuel et immédiatement lisible. Deux camps antagonistes, des déclarations fracassantes, des polémiques quotidiennes et la promesse d’une campagne sous haute tension : tous les ingrédients du récit sont réunis. LE PARADOXE DÉMOCRATIQUE Il y a d’ailleurs un paradoxe dans cette fascination médiatique pour le duel Le Pen-Mélenchon. Deux candidats qui s’imposent dans leurs camps respectifs sans véritable processus de désignation concurrentiel bénéficient d’une exposition considérable, tandis que les primaires et les procédures collectives sont volontiers présentées comme laborieuses, conflictuelles ou révélatrices de divisions. La primaire du Parti socialiste en offre une illustration : plusieurs candidats, des débats, puis des électeurs appelés à trancher. On peut discuter des limites de l’exercice, mais il est étrange de valoriser la simplicité de candidatures imposées tout en déplorant le désordre inhérent à un processus démocratique. UNE ÉLECTION ENCORE LOIN D’ÊTRE ÉCRITE Car entre ces deux blocs subsiste un espace électoral considérable, aujourd’hui fragmenté entre plusieurs sensibilités et plusieurs candidatures potentielles. S’y ajoutent des millions d’électeurs indécis, hésitants ou tentés par l’abstention. Les sondages doivent évidemment être regardés. Mais ils ne sont ni des verdicts ni des prédictions. À plusieurs mois d’une présidentielle, ils photographient un rapport de force provisoire entre des candidatures dont certaines ne sont même pas encore définitivement établies. La question n’est donc pas de nier la progression ou le socle électoral de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Elle est de savoir à partir de quel moment le commentaire d’un scénario contribue à l’installer comme le seul scénario possible. Il serait pour le moins paradoxal que des médias qui redoutent régulièrement un duel des extrêmes participent eux-mêmes à en installer l’inéluctabilité dans les esprits. Après le temps des passions viendra peut-être celui de la raison, et avec lui la prise de conscience de ce qu’un duel des extrêmes ferait peser sur l’avenir du pays. À condition, toutefois, de ne pas avoir préalablement convaincu les Français qu’ils n’avaient déjà plus d’autre choix.
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France Inter : écoutez la déférence vis-à-vis des valeurs «de gôche».
La direction de France Inter vient de m’annoncer la suppression de mon édito hebdomadaire sur ses antennes. Je me suis astreint jusque-là au silence. Mais cette décision appelle désormais quelques mots...
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«La rente que le thermique verse au budget risque d’être asséchée par l’électrique... La tentation de combler ce manque est déjà perceptible. L’électricité étant bien moins taxée que le carburant, aligner les ponctions de l’une sur l’autre pour rétablirait la recette perdue.»
Chaque année, l'État encaisse ~41 milliards d'euros de taxes sur les carburants fossiles. Pour la bascule vers l'électrique (achat, leasing social, bornes de recharge) il ne dépense pas un euro. Seules les aides des fournisseurs et vendeurs d'énergie (~0,8 Md€) financent la transition, hors budget de l'État. lel.media/carburants-cesser-…
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Un projet de datacenter hyperscaler en Ile-de-France à Fouju (77) par l’aménageur Campus IA provoque la mise au jour des restes d’une civilisation gauloise datant de l’âge du fer (800 à 650 ans av. J-C) dans le cadre de fouilles archéologiques préventives. inrap.fr/decouverte-d-un-enc…
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Presque tous les iPhone neufs vendus par Apple sont disponibles à plus de 1000€ (sauf le 17e à 869€) : du moins cher avec l’iPhone 16 à 1019€ (128 Go) au plus cher : l’iPhone Duo (pliable) à 3839€ (2To). apple.com/fr/shop/buy-iphone
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Bus et batteries: Bluebus et Blue Solutions, deux filiales du groupe Bolloré près de Quimper (Finistère), sont en difficulté. L’industriel arrête la production de bus électriques et va présenter un PSE avec 100 emplois supprimés et cherche des partenaires. ouest-france.fr/economie/ent…
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Un train électrique roulant sur des voies sans caténaires est testé par la région Occitanie, la SNCF et Alstom, qui ont mis en circulation, lundi 31 août, entre Nîmes et Vauvert (Gard), le premier TER français à batteries sur une ligne de 21 km. lemonde.fr/economie/article/…
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«Nombre de collectivités territoriales devraient sortir de la logique consistant à mesurer la qualité de leur action au nombre de choses qu'elles peuvent rendre «gratuites » : transports, fournitures, chèques, primes, subventions... Rien n'est gratuit, quelqu'un paie toujours… »
Pour une fois, je suis en léger désaccord avec Cédric Labrousse @CdricLabrousse Bien entendu, je le rejoins complètement sur la gratuité des transports pour les retraités à Nice. Dépenser 3 à 4 M€ par an pour rendre les transports gratuits aux retraités me paraît être un énième exemple de cet arrosage budgétaire des seniors auquel nous nous sommes collectivement habitués. D'ailleurs, être retraité ne devrait ouvrir, en soi, aucun droit particulier à la gratuité des transports. Un retraité qui en a les moyens peut parfaitement payer son abonnement comme tout le monde. Cela d'autant plus que sa mobilité est généralement beaucoup plus arbitrable que celle d'un actif qui doit quotidiennement se rendre à son travail. Je suis d'ailleurs assez radical sur le sujet, les transports publics devraient rester payants pour tout le monde, ne serait-ce que symboliquement. Je peux parfaitement comprendre des tarifs fortement réduits pour les mineurs, éventuellement les étudiants et les demandeurs d'emploi, voire certaines personnes à très faibles ressources si l'on sait le faire sans construire une nouvelle usine administrative mais je ne vois aucune justification à une réduction fondée sur le seul fait d'avoir atteint un certain âge. Là où je diverge en revanche de Cédric, c'est sur les 400 000 € consacrés jusqu'ici à la gratuité des fournitures scolaires. Si je comprends bien son raisonnement, puisqu'il faut arbitrer, mieux vaut consacrer de l'argent public aux enfants qu'aux retraités. Sur la priorité générationnelle, je suis évidemment d'accord mais cela ne signifie pas que toute dépense bénéficiant aux enfants soit, par nature, une bonne dépense publique. Je préfère évidemment qu'un euro public bénéficie à l'avenir plutôt qu'à la rente mais je préfère encore qu'un euro public inutile ne soit pas dépensé. A mes yeux, les fournitures scolaires sont typiquement l'exemple de ce que la collectivité n'a aucune raison de financer universellement. Ce sont des biens privés banals que les parents peuvent acheter eux-mêmes, selon leurs besoins, leurs préférences et leurs arbitrages. S'il existe des familles qui ne peuvent réellement pas supporter cette dépense, on peut éventuellement prévoir une aide ciblée sans en faire une usine à gaz mais je ne vois aucune raison de collectiviser le financement des fournitures de l'ensemble des enfants simplement parce qu'il s'agit d'enfants. Ma conception de l'action publique est différente. L'argent public devrait prioritairement financer ce que les individus ne peuvent pas efficacement financer ou produire eux-mêmes. Si Nice dispose de 400 000 € supplémentaires à consacrer aux enfants, très bien mais alors : - qu'elle rénove des écoles. - qu'elle améliore leur isolation ou installe la climatisation si ce n'est pas déjà fait - qu'elle finance des équipements collectifs qui bénéficient aux enfants - qu'elle développe éventuellement certaines activités scolaires ou périscolaires auxquelles les familles ne pourraient pas individuellement donner accès à leurs enfants. Bref, je préfère qu'elle finance des choses qu'un parent ne peut pas simplement aller acheter lui-même. Surtout, j'aimerais que beaucoup de collectivités territoriales sortent de cette logique consistant à mesurer la qualité de leur action au nombre de choses qu'elles peuvent rendre « gratuites » : transports, fournitures, chèques, primes, subventions... Rien de tout cela n'est gratuit, quelqu'un paie toujours et il s'appelle le contribuable. Il faut moins de redistribution locale de biens privés et davantage de concentration des moyens sur les véritables biens collectifs.
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La DGCCRF a decrété illicite la tarification flexible des billets à l’augmentation ou à la baisse, après achat, par la compagnie aérienne espagnole Volotea. Elle avait mise en place cette pratique à la mi-mars 2026 à cause de la hausse du cours du pétrole. lemonde.fr/economie/article/…
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Mega-bassines: «ce thème subit un traitement irrationnel, un dénigrement systématique et une guérilla juridique permanente. Résultat: la France est à la traîne et se prépare à souffrir jusqu’à ce que l’évidence finisse par s’imposer. L’idéologie ne fait pas tomber la pluie.»
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La multinationale sino-américaine Intex a inauguré sa plus grande toiture solaire française (50.000 m2) bâtie par TotalEnergies sur sa base logistique en Saône-et-Loire. Cette centrale photovoltaïque produit l'équivalent de l’électricité pour 3.500 foyers. lesechos.fr/pme-regions/bour…
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Présidentielles 2027: «N’attendons pas de l’élu qu’il déplore le naufrage mais qu’il l’évite, qu’il commente la technologie mais qu’il en porte les usages bénéfiques, qu’il subisse le présent mais qu’il trace un avenir. Sa place est dans la projection, pas dans le commentaire.»
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