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Je pense qu'on peut s'arrĂȘter quelques minutes pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nial @sc_cath :
Depuis des mois (années ?) il explique que les budgets des ministÚres sont gonflés par des surcotisations employeur artificielles (~80 %) versées au CAS Pensions pour équilibrer le régime de la fonction publique.
RĂ©sultat : une part massive de lâ« Ă©ducation » ou de la « police » sert en rĂ©alitĂ© Ă payer des pensions (y compris de gens qui nâont jamais travaillĂ© lĂ ).
Aujourdâhui Bercy le reconnaĂźt enfin noir sur blanc : 32 % du budget de lâĂducation nationale et 30 % de lâIntĂ©rieur partent aux retraites.
La transparence comptable quâil rĂ©clamait est enfin lĂ . Merci pour le travail de fond !
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Le voile posĂ© sur la rĂ©alitĂ© de notre systĂšme de retraites met Ă nu le comportement d'une bourgeoisie d'Ătat, "de gauche" qui se dĂ©sintĂ©resse de l'avenir d'un pays qui, pourtant, la rĂ©munĂšre grassement.
Cet Ă©norme mensonge n'a jamais fait la Une de "Mediapart", de "LibĂ©ration", du "Monde", de "Frustration magazine", de "L'HumanitĂ©" ou d'"Alternatives Ăconomiques".
Ces versements énormes sont pourtant LA réponse à la question que tout le monde se pose, me pose : "Oà VA MON ARGENT ?".
Nous connaissons les fausses réponses mille fois entendues :
- aux immigrés ;
- aux entreprises, qui recevraient des aides Ă©normes de l'Ătat ;
- Ă l'Ătat lui-mĂȘme et Ă ses milliers d'agences qui coĂ»teraient des dizaines de centaines de milliers de milliards chacune, au moins.
Tout cela est faux. L'ordre de grandeur n'est pas bon.
La rĂ©ponse est horrible : l'argent de vos impĂŽts va chez vos parents, vos grands-parents, ou dans votre propre poche si vous ĂȘtes pensionnĂ©.
Il n'y a donc aucune solution : la seule possibilitĂ© pour que les services publics se dĂ©tĂ©riorent un peu moins vite Ă l'avenir qu'ils ne l'ont fait par le passĂ©, c'est de diminuer les versements faits Ă vous-mĂȘme, ou Ă vos parents, ou grands-parents.
La folle masse des retraites écrase, bousille, tue les SERVICES PUBLICS.
Je suis un dinosaure pour qui les services publics, les vrais, en monopole, sont le joyaux de la France.
Je suis un imbécile qui croit que la presse, que j'achÚte, est là pour nous informer.
Je suis un idiot qui croit que les fonctionnaires de la Cour des Comptes sont intĂšgres.
Or cette affaire démontre que tout cela est faux.
Des milliers de hauts fonctionnaires nous ont paisiblement cachĂ© une vĂ©ritĂ© essentielle sans que cela les empĂȘche de dormir.
La plupart de celles et ceux en poste aujourd'hui ne se sentent nullement remis en cause par les révélations d'hier.
Ils et elles sont convaincus de bien faire leur travail. Ils savent qu'ils pourraient gagner biiiiien plus "dans le privé".
Aucun journaliste du "Monde" ou de France Télévisions ne va lire la presse ce matin en se disant "Putain, qu'est-ce qu'on a merdé".
Nous allons continuer à avoir des "éditorialistes", des "journalistes politiques" dans toutes ces rédactions qui vont nous abreuver de chroniques et de papiers que plus personne ne lit.
Ces gens, je les cÎtoie sur les plateaux télé.
Ils trouvent tout Ă fait normal d'ĂȘtre assis Ă cĂŽtĂ© de moi pour dire des trucs Ă©vidents en Ă©tant payĂ©, alors que je viens bĂ©nĂ©volement sur leur lieu de travail - je ne suis JAMAIS payĂ© quand je passe Ă la đș -, pour leur apporter des informations que ces imbĂ©ciles ne connaissent pas.
Alors que CE N'EST PAS MON MĂTIER.
Je n'en peux plus de tout ces gens qui ont tranquillement laissĂ© crever l'Ăcole, qui est toute ma vie.
Aucun d'eux n'accepterait d'ĂȘtre professeur des Ă©coles, ou prof, au collĂšge ou au lycĂ©e, dans les conditions actuelles.
La "presse de gauche" ne connait pas la réalité, mais, et c'est un drame pour notre démocratie, elle le vit trÚs bien.
Elle nous parle quotidiennement de choses qui n'existent pas, comme le "couple franco-allemand" ou "l'Europe".
Et ça vient chouiner aprÚs que tout le monde déteste la presse !
Mais faites votre boulot.
Ă quand un grand papier dans "Le Monde", une enquĂȘte sur "Cash Investigation", Ă propos du comportement de Pierre Moscovici, le multi-retraitĂ©, lorsqu'il "dirigeait" la Cour des Comptes ?
à quand un grand récit de la façon dont Pascal Lamy, homme de gauche aux folles rémunérations publiques, a détruit l'industrie en Europe ?
Pourquoi est-ce que la presse de gauche protÚge des bourgeois payés avec nos impÎts pour détruire notre industrie, pour bousiller nos services publics, et donc pour Îter tout avenir à notre Nation ?
Il y a 18 mois commençait mon débat public avec @pierremoscovici sur le déficit réel des retraites.
18 mois pour alerter et convaincre et pour que Bercy valide, aujourdâhui et dĂ©finivement, ma thĂšse de lâĂ©poque.
En reconnaissant aujourdâhui ce dĂ©ficit comptable, nous rĂ©duisons le dĂ©ficit dĂ©mocratique que je dĂ©nonçais alors.
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En un demi-siÚcle, la France a divisé par trois le taux de pauvreté des retraités et multiplié par deux celui des jeunes.
La pauvreté a changé d'ùge, mais nous faisons semblant de ne pas le voir.
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LâarithmĂ©tique de la rĂ©partition est dure mais intuitive.
Admettons une quarantaine dâannĂ©es de cotisations â ce qui suppose dâavoir commencĂ© Ă travailler Ă 18 ans â et un taux de cotisation moyen de 25 % (correspondant Ă peu prĂšs Ă celui de la cohorte de 1960). On arrive Ă 25 % Ă 40 = 10 annĂ©es de salaire versĂ©es en cotisations.
LâespĂ©rance de vie des femmes Ă 60 ans est de 28 ans. Un dĂ©part Ă 58 ans implique donc une espĂ©rance de vie de 30,6 annĂ©es Ă la retraite. Avec une pension moyenne reprĂ©sentant environ 55 % du salaire moyen des actifs actuels, on arrive Ă 17 annĂ©es de salaire prĂ©levĂ©es sur la gĂ©nĂ©ration suivante.
Attention : ici, on ne parle pas du fameux taux de rĂ©cupĂ©ration de 2Ă. Mon calcul est dĂ©jĂ net des gains de productivitĂ©, puisquâon raisonne en annĂ©es de salaire de personnes appartenant Ă des gĂ©nĂ©rations sĂ©parĂ©es dâune trentaine dâannĂ©es. Seule la croissance dĂ©mographique peut financer cet Ă©cart sans augmentation des taux de cotisation d'une gĂ©nĂ©ration Ă l'autre.
Comment le systĂšme peut-il accorder Ă un retraitĂ© le quasi double de lâeffort quâil a lui-mĂȘme consenti, mesurĂ© en annĂ©es de salaire, sans devenir un Ă©norme fardeau ?
Câest simple : il faut que la population croisse de 70% dâune gĂ©nĂ©ration Ă lâautre.
Ainsi, Sylvie et son mari peuvent demander dix années de salaires à chacun de leurs 3,4 enfants, soit 34 années au total, et donc 17 années par parent retraité.
Il faut 3,4 enfants par femme : la démographie du Gabon. Un tout petit peu moins si on ajuste de l'espérance de vie un peu plus faible de son mari.
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Lorsquâil y a un krach boursier, vous perdez environ un quart de votre investissement en actions.
Câest le mĂȘme ordre de grandeur quâĂ chaque fois que vous cotisez aux rĂ©gimes complĂ©mentaires Agirc-Arrco. Pour chaque euro ouvrant un droit, vous payez 27 centimes en pure perte. Cela sâappelle le taux dâappel. Câest comme si chaque euro, sans exception, Ă©tait investi juste avant un krach boursier.
Ensuite, vous bénéficiez du taux de rendement interne quasi nul des complémentaires.
Câest comme si vous entriez sur le marchĂ© Ă la veille dâun krach, sortiez aprĂšs le krach, puis placiez lâargent restant sur un livret A jusquâĂ votre retraite.
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Câest la rĂ©partition qui veut ça. Câest littĂ©ralement un systĂšme de transferts financiers entre les gĂ©nĂ©rations.
On peut tourner autour du pot aussi longtemps quâon veut, on ne pourra rien changer au fait quâil y a un trou financier Ă partager.
Et non, dire quâil doit ĂȘtre partagĂ© plutĂŽt que portĂ© exclusivement par lâun des deux groupes, ce nâest pas monter les jeunes contre les vieux.
Cette accusation nâest quâun ancrage politique arbitraire visant Ă faire porter une charge Ă©motionnelle Ă ceux qui dĂ©fendent un tel partage. Il faut dĂ©noncer cette prĂ©sentation du dĂ©bat.
Le plus gros de lâeffort est dĂ©jĂ portĂ© par les actifs et cela nâira quâen sâaccentuant, dĂ©sindexation ou pas.
Replying to @sc_cath @LevyAntoine
Segmenter la france en 2 catégories :
-riches/pauvres
-productifs/improductifs
-natifs/immigres
-jeunes/vieux
Est particuliĂšrement deletaire.
Il y a des riches méritant et des riches qui ne le sont pas. Des vieux et jeunes favorisés ou devaforises.
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On a considĂ©rablement augmentĂ© lâimposition des actifs dâune gĂ©nĂ©ration Ă lâautre. Pourquoi ce choix ne dresserait-il pas, lui aussi, les gĂ©nĂ©rations les unes contre les autres ?
Lorsque la croissance ralentit, les comptes sociaux se dĂ©sĂ©quilibrent. Dire que lâeffort doit ĂȘtre partagĂ©, plutĂŽt que systĂ©matiquement reportĂ© sur les gĂ©nĂ©rations suivantes, ce nâest pas dresser les jeunes contre les aĂźnĂ©s. Câest simplement faire preuve de responsabilitĂ© et avoir une conversation d'adultes.
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Un pacte entre qui et qui ?
Engager, dans un systĂšme dâendettement intergĂ©nĂ©rationnel, des gĂ©nĂ©rations qui ne sont pas encore en Ăąge de consentir â et qui, pour la plupart, ne sont mĂȘme pas nĂ©es â constitue une immense responsabilitĂ© morale. Elle impose que le « pacte » ainsi conclu soit Ă©quitable.
Ce pacte ne peut ĂȘtre lĂ©gitime que sâil offre des rendements au moins comparables dâune gĂ©nĂ©ration Ă lâautre et des prestations compatibles avec une trajectoire financiĂšre durable.
Si ces conditions ne sont pas rĂ©unies, et que le prĂ©tendu pacte organise en rĂ©alitĂ© un transfert au profit de ceux qui en ont fixĂ© les termes, alors ceux qui nâont rien signĂ© sont parfaitement lĂ©gitimes Ă en demander le rééquilibrage.
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Une erreur intellectuelle importante est de considĂ©rer le choix entre rĂ©partition et capitalisation comme une dĂ©cision raisonnĂ©e sur les mĂ©rites de deux systĂšmes. Câest un choix de circonstances plus quâun choix doctrinaire.
La retraite par rĂ©partition sâimpose lorsquâune gĂ©nĂ©ration de vieux est dans la misĂšre, comme Ă la sortie de la Seconde Guerre mondiale ou durant la Grande DĂ©pression aux Ătats-Unis. Dans ce cas, la capitalisation ne peut rien. Il faut que les plus jeunes portent secours aux plus anciens. En portant secours aux anciens, les jeunes acquiĂšrent une crĂ©ance : ils espĂšrent que leurs enfants feront de mĂȘme, et ainsi de suite⊠Une situation historique dramatique met en marche un systĂšme de roulement dâune dette historique continuellement refinancĂ©e par ce quâon appelle la rĂ©partition.
Ensuite, Ă un moment, une gĂ©nĂ©ration a dĂ©cidĂ© quâelle aurait une longue pĂ©riode de retraite dans un confort comparable Ă celui dâun actif. Ce changement de nature de la retraite aurait Ă©tĂ© un choix tout Ă fait lĂ©gitime si le surcroĂźt de financement nĂ©cessaire avait Ă©tĂ© apportĂ© par sa propre Ă©pargne capitalisĂ©e. Au lieu de cela, elle en a reportĂ© le coĂ»t sur les impĂŽts des gĂ©nĂ©rations suivantes.
Le vrai problĂšme est donc lâinadĂ©quation entre le mode de financement et les circonstances de lâhistoire. Il Ă©tait Ă la fois totalement lĂ©gitime de mettre en place un systĂšme dâendettement intergĂ©nĂ©rationnel (la rĂ©partition) pour secourir les vieux en 1945, et totalement illĂ©gitime de financer de cette maniĂšre les vingt-cinq annĂ©es de retraite des baby-boomers. Ces derniers auraient simplement pu mettre de lâargent de cĂŽtĂ© (câest-Ă -dire capitaliser) pour sây prĂ©parer plutĂŽt que dâen reporter le coĂ»t sur les suivants.
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Accélérer l'entrée des jeunes sur le marché du travail est une bonne idée (comment?), mais les maths ne colleront jamais. Une année d'emploi de plus en début de carriÚre n'est pas du tout comparable à une année de plus en fin de carriÚre.
Une année de plus au début fait rentrer 28 % d'un salaire dans les caisses en cotisations retraite. L'équivalent à la fin, c'est plutÎt 93 %. Pourquoi ? C'est une année de cotisation (28%) en plus et une année de pension en moins (environ 65%). C'est donc 3,3 fois plus.
Donc, si on veut permettre aux Français de ne par partir trois ans plus tard à la retraite, il faut les faire entrer dix ans plus tÎt dans la vie active. Good luck.
C'est aussi pour cela que les propositions qui tournent uniquement autour de la durée de cotisation, sans considération de l'ùge de départ, échoueront aussi.
Notre réforme des retraites part d'un constat simple : le taux d'activité en France est trop bas.
Nous devons augmenter le taux d'activité des jeunes. Notre réforme incitera les jeunes à entrer plus tÎt sur le marché du travail. Nous permettrons aussi aux seniors qui le souhaitent de continuer à travailler.
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Ăa, dans le classement des contre-vĂ©ritĂ©s des boomers, c'est tout en haut pour moi : "les jeunes achetent des iphones".
En 1960, les frais incompressibles (logement, charges diverses) étaient de 13%. Aujourd'hui c'est 30 %. Pourtant, certains boomers répÚtent non stop que les jeunes gaspillent.
Quant aux prélÚvements sur le superbrut (part salariale et patronale), l'Etat prenait 24% alors que c'est 50% aujourd'hui. Vous imaginez ce que ça représente sur une année ? Ce n'est pas le seul prix d'un aspirateur...
Alors cette fake news sur la jeunesse cigale venant de personnes qui s'imaginent fourmis, il est grand temps qu'on la mette au feu. Ils ne se rendent pas compte que les gĂ©nĂ©rations Ă venir n'ont plus de capacitĂ© Ă l'autonomie, on a faconnĂ© un monde oĂč les gamins ne connaĂźtront pas de libertĂ© dans leurs dĂ©penses.
Replying to @GabLattanzio
Jâai bossĂ© (rĂ©cemment) avec plein de jeunes, dans une grande ville Ă immobilier cher. Ils ne chougnaient pas toute la journĂ©e. Et ils assumaient leurs frais dans le dernier iPhone, aspirateur dyson, et leurs (trĂšs chers) animaux domestiques. Le c t mieux avant a ses limites âŠ
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Dâabord, ce nâest pas clair. Il faut considĂ©rer Ă la fois le volume horaire par annĂ©es ET le nombre dâannĂ©es.
Mais surtout, câest hors sujet. Ils ont Ă©tĂ© payĂ©s pour ça. Ce qui compte câest le nombre dâheures contribuĂ©es au pot commun, et plus spĂ©cifiquement au systĂšme de retraite.
Et lĂ lâĂ©cart est Ă©norme en dĂ©faveur des actifs actuels.
Sur 41 annuités de cotisations de 1975 à 2015, le volume horaire de travail a été de 1 749 heures, soit 9% de plus que le volume actuel de 1 609 heures.
Le taux de cotisation moyen sur leur carriÚre de la génération de 1955 a été de 22%. On est donc à 22% x 1749 heures x 41.5 annuités = 15 968 heures consacrées à cotiser au systÚme de retraite.
Pour les générations actuelles 28% x 1609 x 43 ans = 19 372 heures. Et c'est sans prendre en compte la "diversification des sources de financement" du systÚme. Pour un taux de remplacement plus faible.
«Nos aßnés ont travaillé beaucoup plus que notre génération» : Naïma M'Faddel revient sur la possible baisse des retraites dans le budget de 2027.
Toute l'info est Ă retrouver sur cnews.fr
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Les baby-boomers ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un Ăąge moyen de dĂ©part Ă la retraite de 60 ans et d'une durĂ©e hebdomadaire de travail passant de 45,5 heures en 1966 Ă 35,9 heures en 2006, contrairement Ă l'affirmation. insee.fr/fr/statistique⊠insee.fr/fr/statistiqueâŠ
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Je pense qu'on n'a pas assez le vertige encore.
Il est probable qu'en 2030, si la France continue Ă emprunter Ă des taux supĂ©rieurs Ă 3%, les seuls intĂ©rĂȘts de la dette soient supĂ©rieurs Ă ce que rapporte l'intĂ©gralitĂ© de l'impĂŽt sur le revenu.
Disons-le autrement : d'ici quelques annĂ©es, la totalitĂ© de cet impĂŽt ne servira plus qu'Ă avoir maintenu les dettes accumulĂ©es par les gĂ©nĂ©rations successives. Et dans la derniĂšre pĂ©riode, une part de ce poids est issue d'une raison simple : on a maintenu vaille que vaille les prestations, retraites en tĂȘte, pendant les annĂ©es 2020. C'est tout. C'est la moitiĂ© des 1000 milliards de dette des dix derniĂšres annĂ©es. L'impĂŽt sur le revenu de 2030, de 2031, de 2032..., n'achĂštera plus rien d'autre. Pas une Ă©cole, pas un soldat mĂȘme si la France est agressĂ©e, pas un juge. On aura achetĂ© des souvenirs.
Perso', j'y penserai au moment de la déclaration de l'été 2030.
Pensons-y déjà quand les fantÎmes du passé, comme Thierry Breton, choisissent de sacrifier les gamins plutÎt que l'épargne et le temps des soixantenaires. Il y a 20 ans Breton commandait un diagnostic sévÚre sur la dette, aujourd'hui il se croit présidentiable en parlant à la majorité électorale.
Ou alors on mĂšne une politique qui rend Ă l'avenir ses marges de manoeuvre ? Vous me dites.
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A Berlin, on parle de la bombe Ă retardement. A Bruxelles, aussi. A Francfort, aussi.
Mais à Paris, chut, il y a campagne présidentielle.
Le réveil sera dur
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Dâailleurs, une dĂ©sindexation des pensions aurait rĂ©duit le taux de pauvretĂ© vu quâelle aurait davantage contenu les revenus du milieu de la distribution que ceux des plus modestes.
Pourquoi LFI sâest-elle opposĂ© Ă cette mesure de rĂ©duction du taux de pauvretĂ©? đđ€Ș
L'INSEE est clair dans sa note: "En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de lâinflation. Cette hausse concerne toute lâĂ©chelle des niveaux de vie."
Ce qu'on appelle le "taux de pauvreté" est une mesure relative au revenu médian. Le revenu médian (rose) a progressé un peu plus rapidement que celui des français en bas de la distribution (jaune), ce qui cause une hausse du dit "taux de pauvreté."
Pour autant, le niveau de vie des 10% les plus pauvres est environ 25% supérieur à ce qu'il était il y a trente ans.
Leur revenu avant redistribution était bel et bien en baisse significative entre 2008 et 2017, date à laquelle la tendance s'est retournée, avant de se stabiliser durant la pandémie.
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L'INSEE est clair dans sa note: "En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de lâinflation. Cette hausse concerne toute lâĂ©chelle des niveaux de vie."
Ce qu'on appelle le "taux de pauvreté" est une mesure relative au revenu médian. Le revenu médian (rose) a progressé un peu plus rapidement que celui des français en bas de la distribution (jaune), ce qui cause une hausse du dit "taux de pauvreté."
Pour autant, le niveau de vie des 10% les plus pauvres est environ 25% supérieur à ce qu'il était il y a trente ans.
Leur revenu avant redistribution était bel et bien en baisse significative entre 2008 et 2017, date à laquelle la tendance s'est retournée, avant de se stabiliser durant la pandémie.
â ïžâ ïžâ ïž LâInsee dresse le bilan du Macronisme :
Jamais, depuis 30 ans, la pauvretĂ© nâa Ă©tĂ© aussi haute : 9,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvretĂ©, soit 15,4 % de la population en France mĂ©tropolitaine. Ce chiffre serait plus important si on incluait les pauvres vivant en Outre-mer.
36,1 des chĂŽmeurs sont pauvres, 34 % des familles monoparentales, 22,4 % des enfants sans compter 8,5 % de travailleurs pauvres.
1,2 millions de personnes ont basculé dans la pauvreté entre 2017 et 2024.
Les inĂ©galitĂ©s atteignent des sommets grĂące a un versement record des dividendes et une hausse des revenus du patrimoine. Rien que pour les revenus, lâindice de Gini (mesure de lâinĂ©galitĂ©) est au plus haut depuis 2011. Les chiffres seraient encore plus effarants si on comparait les Ă©carts avec les 1% des plus riches.
Vu les crises, tout laisse Ă penser que les chiffres de 2025 et 2026 seront pires encore.
Rien nâa ruisselĂ©, la pauvretĂ© a explosĂ©, les richesses se sont concentrĂ©es comme jamais, Macron a bien Ă©tĂ© le PrĂ©sident des (ultra) riches. Il est dĂ©cidĂ©ment urgent de changer tout ça.
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Dâailleurs, ce ne sont pas des milliards, mais des dizaines et des dizaines de milliards.
Mais voler Ă qui ? Il nây a pas de caisse contenant cette Ă©pargne. En principe, cet argent est prĂ©levĂ© sur les actifs pour ĂȘtre donnĂ© aux retraitĂ©s. Câest le deal, mais ce deal doit ĂȘtre juste, et il est anormal que les Ă©carts de rendement entre gĂ©nĂ©rations soient dĂ©sormais du simple au double entre les retraitĂ©s les plus ĂągĂ©s et les actifs les plus jeunes.
Tout cela, câest en principe. Mais, en pratique, ce ne sont mĂȘme plus les actifs qui paient. Ce sont dĂ©sormais les enfants et ceux Ă naĂźtre. Payer l'indexation des retraites par la dette, câest ouvrir un compte de capitalisation nĂ©gatif pour chaque enfant qui naĂźt.
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Les derniĂšres fois quâon a construit des politiques publiques pour rĂ©pondre Ă des sentiments, quels ont Ă©tĂ© les rĂ©sultats ?
Et, dans le cas prĂ©sent, on parle dâun sentiment de sentiment orchestrĂ© par les mĂ©dias publics.
Les inĂ©galitĂ©s de revenus aprĂšs redistribution mesurĂ© par le coefficient de Gini sont en baisse tendancielle depuis 45 ans, dâaprĂšs la base de donnĂ©es de Piketty et Zucman eux-mĂȘmes. DâaprĂšs cette mĂȘme base, la part du revenu national des 1 % les plus riches est la mĂȘme quâen 1990. La part des 0,01 % est aussi plate que lâĂ©lectrocardiogramme dâune huĂźtre.
đŹTaxe Zucman: "Il y avait un sentiment d'inĂ©galitĂ© dans la rĂ©partition de la richesse. Et ça, il faut bien le traiter", dĂ©clare SĂ©bastien Lecornu, Premier ministre
#BFM2
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Le PS propose donc avec insistance de saisir 250% des profits de Netflix (1 milliard sur 400 millions estimés) et 400% des profits de YouTube (j'ai pas les chiffres France, ils gagnent 2,5 centimes par giga mondialement).
Ils paieront la taxe avec un PayPal en 4x ?
đŽ đŁïž Taxe sur les flux de donnĂ©es numĂ©riques, une proposition du PS
"Matin midi et soir, on leur file gratuitement des donnĂ©es [...] il va bien falloir Ă un moment qu'on puisse monĂ©tiser dans l'intĂ©rĂȘt public ce don", estime le dĂ©putĂ© PS @JeromeGuedj.
#ToutEstPolitique #Canal16
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Autant je suis pas anti-immigration, autant ce discours commence à me gonfler. L'immigration n'est pas un moyen magique de compenser la baisse démographique. Non, on ne peut pas remplacer un Français élevé par ses parents dans la culture du pays par un immigré.
« La démographie ne ment pas » : pourquoi les pays européens vont devoir augmenter l'immigration trib.al/jdyADm1





























