Joined August 2011
Je pense qu'on peut s'arrĂȘter quelques minutes pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nial @sc_cath : Depuis des mois (annĂ©es ?) il explique que les budgets des ministĂšres sont gonflĂ©s par des surcotisations employeur artificielles (~80 %) versĂ©es au CAS Pensions pour Ă©quilibrer le rĂ©gime de la fonction publique. RĂ©sultat : une part massive de l’« Ă©ducation » ou de la « police » sert en rĂ©alitĂ© Ă  payer des pensions (y compris de gens qui n’ont jamais travaillĂ© lĂ ). Aujourd’hui Bercy le reconnaĂźt enfin noir sur blanc : 32 % du budget de l’Éducation nationale et 30 % de l’IntĂ©rieur partent aux retraites. La transparence comptable qu’il rĂ©clamait est enfin lĂ . Merci pour le travail de fond !
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Le voile posĂ© sur la rĂ©alitĂ© de notre systĂšme de retraites met Ă  nu le comportement d'une bourgeoisie d'État, "de gauche" qui se dĂ©sintĂ©resse de l'avenir d'un pays qui, pourtant, la rĂ©munĂšre grassement. Cet Ă©norme mensonge n'a jamais fait la Une de "Mediapart", de "LibĂ©ration", du "Monde", de "Frustration magazine", de "L'HumanitĂ©" ou d'"Alternatives Économiques". Ces versements Ă©normes sont pourtant LA rĂ©ponse Ă  la question que tout le monde se pose, me pose : "OÙ VA MON ARGENT ?". Nous connaissons les fausses rĂ©ponses mille fois entendues : - aux immigrĂ©s ; - aux entreprises, qui recevraient des aides Ă©normes de l'État ; - Ă  l'État lui-mĂȘme et Ă  ses milliers d'agences qui coĂ»teraient des dizaines de centaines de milliers de milliards chacune, au moins. Tout cela est faux. L'ordre de grandeur n'est pas bon. La rĂ©ponse est horrible : l'argent de vos impĂŽts va chez vos parents, vos grands-parents, ou dans votre propre poche si vous ĂȘtes pensionnĂ©. Il n'y a donc aucune solution : la seule possibilitĂ© pour que les services publics se dĂ©tĂ©riorent un peu moins vite Ă  l'avenir qu'ils ne l'ont fait par le passĂ©, c'est de diminuer les versements faits Ă  vous-mĂȘme, ou Ă  vos parents, ou grands-parents. La folle masse des retraites Ă©crase, bousille, tue les SERVICES PUBLICS. Je suis un dinosaure pour qui les services publics, les vrais, en monopole, sont le joyaux de la France. Je suis un imbĂ©cile qui croit que la presse, que j'achĂšte, est lĂ  pour nous informer. Je suis un idiot qui croit que les fonctionnaires de la Cour des Comptes sont intĂšgres. Or cette affaire dĂ©montre que tout cela est faux. Des milliers de hauts fonctionnaires nous ont paisiblement cachĂ© une vĂ©ritĂ© essentielle sans que cela les empĂȘche de dormir. La plupart de celles et ceux en poste aujourd'hui ne se sentent nullement remis en cause par les rĂ©vĂ©lations d'hier. Ils et elles sont convaincus de bien faire leur travail. Ils savent qu'ils pourraient gagner biiiiien plus "dans le privĂ©". Aucun journaliste du "Monde" ou de France TĂ©lĂ©visions ne va lire la presse ce matin en se disant "Putain, qu'est-ce qu'on a merdĂ©". Nous allons continuer Ă  avoir des "Ă©ditorialistes", des "journalistes politiques" dans toutes ces rĂ©dactions qui vont nous abreuver de chroniques et de papiers que plus personne ne lit. Ces gens, je les cĂŽtoie sur les plateaux tĂ©lĂ©. Ils trouvent tout Ă  fait normal d'ĂȘtre assis Ă  cĂŽtĂ© de moi pour dire des trucs Ă©vidents en Ă©tant payĂ©, alors que je viens bĂ©nĂ©volement sur leur lieu de travail - je ne suis JAMAIS payĂ© quand je passe Ă  la đŸ“ș -, pour leur apporter des informations que ces imbĂ©ciles ne connaissent pas. Alors que CE N'EST PAS MON MÉTIER. Je n'en peux plus de tout ces gens qui ont tranquillement laissĂ© crever l'École, qui est toute ma vie. Aucun d'eux n'accepterait d'ĂȘtre professeur des Ă©coles, ou prof, au collĂšge ou au lycĂ©e, dans les conditions actuelles. La "presse de gauche" ne connait pas la rĂ©alitĂ©, mais, et c'est un drame pour notre dĂ©mocratie, elle le vit trĂšs bien. Elle nous parle quotidiennement de choses qui n'existent pas, comme le "couple franco-allemand" ou "l'Europe". Et ça vient chouiner aprĂšs que tout le monde dĂ©teste la presse ! Mais faites votre boulot. À quand un grand papier dans "Le Monde", une enquĂȘte sur "Cash Investigation", Ă  propos du comportement de Pierre Moscovici, le multi-retraitĂ©, lorsqu'il "dirigeait" la Cour des Comptes ? À quand un grand rĂ©cit de la façon dont Pascal Lamy, homme de gauche aux folles rĂ©munĂ©rations publiques, a dĂ©truit l'industrie en Europe ? Pourquoi est-ce que la presse de gauche protĂšge des bourgeois payĂ©s avec nos impĂŽts pour dĂ©truire notre industrie, pour bousiller nos services publics, et donc pour ĂŽter tout avenir Ă  notre Nation ?
Il y a 18 mois commençait mon dĂ©bat public avec @pierremoscovici sur le dĂ©ficit rĂ©el des retraites. 18 mois pour alerter et convaincre et pour que Bercy valide, aujourd’hui et dĂ©finivement, ma thĂšse de l’époque. En reconnaissant aujourd’hui ce dĂ©ficit comptable, nous rĂ©duisons le dĂ©ficit dĂ©mocratique que je dĂ©nonçais alors.
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En un demi-siÚcle, la France a divisé par trois le taux de pauvreté des retraités et multiplié par deux celui des jeunes. La pauvreté a changé d'ùge, mais nous faisons semblant de ne pas le voir.
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L’arithmĂ©tique de la rĂ©partition est dure mais intuitive. Admettons une quarantaine d’annĂ©es de cotisations — ce qui suppose d’avoir commencĂ© Ă  travailler Ă  18 ans — et un taux de cotisation moyen de 25 % (correspondant Ă  peu prĂšs Ă  celui de la cohorte de 1960). On arrive Ă  25 % × 40 = 10 annĂ©es de salaire versĂ©es en cotisations. L’espĂ©rance de vie des femmes Ă  60 ans est de 28 ans. Un dĂ©part Ă  58 ans implique donc une espĂ©rance de vie de 30,6 annĂ©es Ă  la retraite. Avec une pension moyenne reprĂ©sentant environ 55 % du salaire moyen des actifs actuels, on arrive Ă  17 annĂ©es de salaire prĂ©levĂ©es sur la gĂ©nĂ©ration suivante. Attention : ici, on ne parle pas du fameux taux de rĂ©cupĂ©ration de 2×. Mon calcul est dĂ©jĂ  net des gains de productivitĂ©, puisqu’on raisonne en annĂ©es de salaire de personnes appartenant Ă  des gĂ©nĂ©rations sĂ©parĂ©es d’une trentaine d’annĂ©es. Seule la croissance dĂ©mographique peut financer cet Ă©cart sans augmentation des taux de cotisation d'une gĂ©nĂ©ration Ă  l'autre. Comment le systĂšme peut-il accorder Ă  un retraitĂ© le quasi double de l’effort qu’il a lui-mĂȘme consenti, mesurĂ© en annĂ©es de salaire, sans devenir un Ă©norme fardeau ? C’est simple : il faut que la population croisse de 70% d’une gĂ©nĂ©ration Ă  l’autre. Ainsi, Sylvie et son mari peuvent demander dix annĂ©es de salaires Ă  chacun de leurs 3,4 enfants, soit 34 annĂ©es au total, et donc 17 annĂ©es par parent retraitĂ©. Il faut 3,4 enfants par femme : la dĂ©mographie du Gabon. Un tout petit peu moins si on ajuste de l'espĂ©rance de vie un peu plus faible de son mari.
« Aujourd'hui le systÚme est déficitaire, quelle est la solution ? » Sylvie, partie à 58 ans et son mari: - « Travailler plus longtemps, on aura pas le choix. » - « Est-ce que vous pourriez gagner moins, pour sauver le systÚme des retraites ? - NON, on a cotisé. »
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Lorsqu’il y a un krach boursier, vous perdez environ un quart de votre investissement en actions. C’est le mĂȘme ordre de grandeur qu’à chaque fois que vous cotisez aux rĂ©gimes complĂ©mentaires Agirc-Arrco. Pour chaque euro ouvrant un droit, vous payez 27 centimes en pure perte. Cela s’appelle le taux d’appel. C’est comme si chaque euro, sans exception, Ă©tait investi juste avant un krach boursier. Ensuite, vous bĂ©nĂ©ficiez du taux de rendement interne quasi nul des complĂ©mentaires. C’est comme si vous entriez sur le marchĂ© Ă  la veille d’un krach, sortiez aprĂšs le krach, puis placiez l’argent restant sur un livret A jusqu’à votre retraite.
hùte de la prochaine crise économique pour qu'ils ferment leur gueule sur la retraite par capitalisation pendant les 10 prochaines années
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C’est la rĂ©partition qui veut ça. C’est littĂ©ralement un systĂšme de transferts financiers entre les gĂ©nĂ©rations. On peut tourner autour du pot aussi longtemps qu’on veut, on ne pourra rien changer au fait qu’il y a un trou financier Ă  partager. Et non, dire qu’il doit ĂȘtre partagĂ© plutĂŽt que portĂ© exclusivement par l’un des deux groupes, ce n’est pas monter les jeunes contre les vieux. Cette accusation n’est qu’un ancrage politique arbitraire visant Ă  faire porter une charge Ă©motionnelle Ă  ceux qui dĂ©fendent un tel partage. Il faut dĂ©noncer cette prĂ©sentation du dĂ©bat. Le plus gros de l’effort est dĂ©jĂ  portĂ© par les actifs et cela n’ira qu’en s’accentuant, dĂ©sindexation ou pas.
Segmenter la france en 2 catégories : -riches/pauvres -productifs/improductifs -natifs/immigres -jeunes/vieux Est particuliÚrement deletaire. Il y a des riches méritant et des riches qui ne le sont pas. Des vieux et jeunes favorisés ou devaforises.
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On a considĂ©rablement augmentĂ© l’imposition des actifs d’une gĂ©nĂ©ration Ă  l’autre. Pourquoi ce choix ne dresserait-il pas, lui aussi, les gĂ©nĂ©rations les unes contre les autres ? Lorsque la croissance ralentit, les comptes sociaux se dĂ©sĂ©quilibrent. Dire que l’effort doit ĂȘtre partagĂ©, plutĂŽt que systĂ©matiquement reportĂ© sur les gĂ©nĂ©rations suivantes, ce n’est pas dresser les jeunes contre les aĂźnĂ©s. C’est simplement faire preuve de responsabilitĂ© et avoir une conversation d'adultes.
Je refuse de dresser les jeunes contre nos aßnés. Je refuse de dresser nos aßnés contre les jeunes. Ce débat ne viendrait que fracturer davantage notre pays. C'est notre systÚme tout entier qui est à bout de souffle et que nous devons impérativement réformer.
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Un pacte entre qui et qui ? Engager, dans un systĂšme d’endettement intergĂ©nĂ©rationnel, des gĂ©nĂ©rations qui ne sont pas encore en Ăąge de consentir — et qui, pour la plupart, ne sont mĂȘme pas nĂ©es — constitue une immense responsabilitĂ© morale. Elle impose que le « pacte » ainsi conclu soit Ă©quitable. Ce pacte ne peut ĂȘtre lĂ©gitime que s’il offre des rendements au moins comparables d’une gĂ©nĂ©ration Ă  l’autre et des prestations compatibles avec une trajectoire financiĂšre durable. Si ces conditions ne sont pas rĂ©unies, et que le prĂ©tendu pacte organise en rĂ©alitĂ© un transfert au profit de ceux qui en ont fixĂ© les termes, alors ceux qui n’ont rien signĂ© sont parfaitement lĂ©gitimes Ă  en demander le rééquilibrage.
🔮 DĂ©sindexation des retraites âžĄïž "On est en train de trahir un pacte", selon ValĂ©rie PĂ©cresse
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Une erreur intellectuelle importante est de considĂ©rer le choix entre rĂ©partition et capitalisation comme une dĂ©cision raisonnĂ©e sur les mĂ©rites de deux systĂšmes. C’est un choix de circonstances plus qu’un choix doctrinaire. La retraite par rĂ©partition s’impose lorsqu’une gĂ©nĂ©ration de vieux est dans la misĂšre, comme Ă  la sortie de la Seconde Guerre mondiale ou durant la Grande DĂ©pression aux États-Unis. Dans ce cas, la capitalisation ne peut rien. Il faut que les plus jeunes portent secours aux plus anciens. En portant secours aux anciens, les jeunes acquiĂšrent une crĂ©ance : ils espĂšrent que leurs enfants feront de mĂȘme, et ainsi de suite
 Une situation historique dramatique met en marche un systĂšme de roulement d’une dette historique continuellement refinancĂ©e par ce qu’on appelle la rĂ©partition. Ensuite, Ă  un moment, une gĂ©nĂ©ration a dĂ©cidĂ© qu’elle aurait une longue pĂ©riode de retraite dans un confort comparable Ă  celui d’un actif. Ce changement de nature de la retraite aurait Ă©tĂ© un choix tout Ă  fait lĂ©gitime si le surcroĂźt de financement nĂ©cessaire avait Ă©tĂ© apportĂ© par sa propre Ă©pargne capitalisĂ©e. Au lieu de cela, elle en a reportĂ© le coĂ»t sur les impĂŽts des gĂ©nĂ©rations suivantes. Le vrai problĂšme est donc l’inadĂ©quation entre le mode de financement et les circonstances de l’histoire. Il Ă©tait Ă  la fois totalement lĂ©gitime de mettre en place un systĂšme d’endettement intergĂ©nĂ©rationnel (la rĂ©partition) pour secourir les vieux en 1945, et totalement illĂ©gitime de financer de cette maniĂšre les vingt-cinq annĂ©es de retraite des baby-boomers. Ces derniers auraient simplement pu mettre de l’argent de cĂŽtĂ© (c’est-Ă -dire capitaliser) pour s’y prĂ©parer plutĂŽt que d’en reporter le coĂ»t sur les suivants.
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Accélérer l'entrée des jeunes sur le marché du travail est une bonne idée (comment?), mais les maths ne colleront jamais. Une année d'emploi de plus en début de carriÚre n'est pas du tout comparable à une année de plus en fin de carriÚre. Une année de plus au début fait rentrer 28 % d'un salaire dans les caisses en cotisations retraite. L'équivalent à la fin, c'est plutÎt 93 %. Pourquoi ? C'est une année de cotisation (28%) en plus et une année de pension en moins (environ 65%). C'est donc 3,3 fois plus. Donc, si on veut permettre aux Français de ne par partir trois ans plus tard à la retraite, il faut les faire entrer dix ans plus tÎt dans la vie active. Good luck. C'est aussi pour cela que les propositions qui tournent uniquement autour de la durée de cotisation, sans considération de l'ùge de départ, échoueront aussi.
Notre réforme des retraites part d'un constat simple : le taux d'activité en France est trop bas. Nous devons augmenter le taux d'activité des jeunes. Notre réforme incitera les jeunes à entrer plus tÎt sur le marché du travail. Nous permettrons aussi aux seniors qui le souhaitent de continuer à travailler.
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Ça, dans le classement des contre-vĂ©ritĂ©s des boomers, c'est tout en haut pour moi : "les jeunes achetent des iphones". En 1960, les frais incompressibles (logement, charges diverses) Ă©taient de 13%. Aujourd'hui c'est 30 %. Pourtant, certains boomers rĂ©pĂštent non stop que les jeunes gaspillent. Quant aux prĂ©lĂšvements sur le superbrut (part salariale et patronale), l'Etat prenait 24% alors que c'est 50% aujourd'hui. Vous imaginez ce que ça reprĂ©sente sur une annĂ©e ? Ce n'est pas le seul prix d'un aspirateur... Alors cette fake news sur la jeunesse cigale venant de personnes qui s'imaginent fourmis, il est grand temps qu'on la mette au feu. Ils ne se rendent pas compte que les gĂ©nĂ©rations Ă  venir n'ont plus de capacitĂ© Ă  l'autonomie, on a faconnĂ© un monde oĂč les gamins ne connaĂźtront pas de libertĂ© dans leurs dĂ©penses.
Replying to @GabLattanzio
J’ai bossĂ© (rĂ©cemment) avec plein de jeunes, dans une grande ville Ă  immobilier cher. Ils ne chougnaient pas toute la journĂ©e. Et ils assumaient leurs frais dans le dernier iPhone, aspirateur dyson, et leurs (trĂšs chers) animaux domestiques. Le c t mieux avant a ses limites 

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D’abord, ce n’est pas clair. Il faut considĂ©rer Ă  la fois le volume horaire par annĂ©es ET le nombre d’annĂ©es. Mais surtout, c’est hors sujet. Ils ont Ă©tĂ© payĂ©s pour ça. Ce qui compte c’est le nombre d’heures contribuĂ©es au pot commun, et plus spĂ©cifiquement au systĂšme de retraite. Et lĂ  l’écart est Ă©norme en dĂ©faveur des actifs actuels. Sur 41 annuitĂ©s de cotisations de 1975 Ă  2015, le volume horaire de travail a Ă©tĂ© de 1 749 heures, soit 9% de plus que le volume actuel de 1 609 heures. Le taux de cotisation moyen sur leur carriĂšre de la gĂ©nĂ©ration de 1955 a Ă©tĂ© de 22%. On est donc Ă  22% x 1749 heures x 41.5 annuitĂ©s = 15 968 heures consacrĂ©es Ă  cotiser au systĂšme de retraite. Pour les gĂ©nĂ©rations actuelles 28% x 1609 x 43 ans = 19 372 heures. Et c'est sans prendre en compte la "diversification des sources de financement" du systĂšme. Pour un taux de remplacement plus faible.
«Nos aßnés ont travaillé beaucoup plus que notre génération» : Naïma M'Faddel revient sur la possible baisse des retraites dans le budget de 2027. Toute l'info est à retrouver sur cnews.fr
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Les baby-boomers ont bénéficié d'un ùge moyen de départ à la retraite de 60 ans et d'une durée hebdomadaire de travail passant de 45,5 heures en 1966 à 35,9 heures en 2006, contrairement à l'affirmation. insee.fr/fr/statistique
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Je pense qu'on n'a pas assez le vertige encore. Il est probable qu'en 2030, si la France continue Ă  emprunter Ă  des taux supĂ©rieurs Ă  3%, les seuls intĂ©rĂȘts de la dette soient supĂ©rieurs Ă  ce que rapporte l'intĂ©gralitĂ© de l'impĂŽt sur le revenu. Disons-le autrement : d'ici quelques annĂ©es, la totalitĂ© de cet impĂŽt ne servira plus qu'Ă  avoir maintenu les dettes accumulĂ©es par les gĂ©nĂ©rations successives. Et dans la derniĂšre pĂ©riode, une part de ce poids est issue d'une raison simple : on a maintenu vaille que vaille les prestations, retraites en tĂȘte, pendant les annĂ©es 2020. C'est tout. C'est la moitiĂ© des 1000 milliards de dette des dix derniĂšres annĂ©es. L'impĂŽt sur le revenu de 2030, de 2031, de 2032..., n'achĂštera plus rien d'autre. Pas une Ă©cole, pas un soldat mĂȘme si la France est agressĂ©e, pas un juge. On aura achetĂ© des souvenirs. Perso', j'y penserai au moment de la dĂ©claration de l'Ă©tĂ© 2030. Pensons-y dĂ©jĂ  quand les fantĂŽmes du passĂ©, comme Thierry Breton, choisissent de sacrifier les gamins plutĂŽt que l'Ă©pargne et le temps des soixantenaires. Il y a 20 ans Breton commandait un diagnostic sĂ©vĂšre sur la dette, aujourd'hui il se croit prĂ©sidentiable en parlant Ă  la majoritĂ© Ă©lectorale. Ou alors on mĂšne une politique qui rend Ă  l'avenir ses marges de manoeuvre ? Vous me dites.
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A Berlin, on parle de la bombe à retardement. A Bruxelles, aussi. A Francfort, aussi. Mais à Paris, chut, il y a campagne présidentielle. Le réveil sera dur
la dette : le baril de poudre français @faznet
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D’ailleurs, une dĂ©sindexation des pensions aurait rĂ©duit le taux de pauvretĂ© vu qu’elle aurait davantage contenu les revenus du milieu de la distribution que ceux des plus modestes. Pourquoi LFI s’est-elle opposĂ© Ă  cette mesure de rĂ©duction du taux de pauvretĂ©? 😏đŸ€Ș
L'INSEE est clair dans sa note: "En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de l’inflation. Cette hausse concerne toute l’échelle des niveaux de vie." Ce qu'on appelle le "taux de pauvretĂ©" est une mesure relative au revenu mĂ©dian. Le revenu mĂ©dian (rose) a progressĂ© un peu plus rapidement que celui des français en bas de la distribution (jaune), ce qui cause une hausse du dit "taux de pauvretĂ©." Pour autant, le niveau de vie des 10% les plus pauvres est environ 25% supĂ©rieur Ă  ce qu'il Ă©tait il y a trente ans. Leur revenu avant redistribution Ă©tait bel et bien en baisse significative entre 2008 et 2017, date Ă  laquelle la tendance s'est retournĂ©e, avant de se stabiliser durant la pandĂ©mie.
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L'INSEE est clair dans sa note: "En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de l’inflation. Cette hausse concerne toute l’échelle des niveaux de vie." Ce qu'on appelle le "taux de pauvretĂ©" est une mesure relative au revenu mĂ©dian. Le revenu mĂ©dian (rose) a progressĂ© un peu plus rapidement que celui des français en bas de la distribution (jaune), ce qui cause une hausse du dit "taux de pauvretĂ©." Pour autant, le niveau de vie des 10% les plus pauvres est environ 25% supĂ©rieur Ă  ce qu'il Ă©tait il y a trente ans. Leur revenu avant redistribution Ă©tait bel et bien en baisse significative entre 2008 et 2017, date Ă  laquelle la tendance s'est retournĂ©e, avant de se stabiliser durant la pandĂ©mie.
⚠⚠⚠ L’Insee dresse le bilan du Macronisme : Jamais, depuis 30 ans, la pauvretĂ© n’a Ă©tĂ© aussi haute : 9,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvretĂ©, soit 15,4 % de la population en France mĂ©tropolitaine. Ce chiffre serait plus important si on incluait les pauvres vivant en Outre-mer. 36,1 des chĂŽmeurs sont pauvres, 34 % des familles monoparentales, 22,4 % des enfants sans compter 8,5 % de travailleurs pauvres. 1,2 millions de personnes ont basculĂ© dans la pauvretĂ© entre 2017 et 2024. Les inĂ©galitĂ©s atteignent des sommets grĂące a un versement record des dividendes et une hausse des revenus du patrimoine. Rien que pour les revenus, l’indice de Gini (mesure de l’inĂ©galitĂ©) est au plus haut depuis 2011. Les chiffres seraient encore plus effarants si on comparait les Ă©carts avec les 1% des plus riches. Vu les crises, tout laisse Ă  penser que les chiffres de 2025 et 2026 seront pires encore. Rien n’a ruisselĂ©, la pauvretĂ© a explosĂ©, les richesses se sont concentrĂ©es comme jamais, Macron a bien Ă©tĂ© le PrĂ©sident des (ultra) riches. Il est dĂ©cidĂ©ment urgent de changer tout ça.
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D’ailleurs, ce ne sont pas des milliards, mais des dizaines et des dizaines de milliards. Mais voler Ă  qui ? Il n’y a pas de caisse contenant cette Ă©pargne. En principe, cet argent est prĂ©levĂ© sur les actifs pour ĂȘtre donnĂ© aux retraitĂ©s. C’est le deal, mais ce deal doit ĂȘtre juste, et il est anormal que les Ă©carts de rendement entre gĂ©nĂ©rations soient dĂ©sormais du simple au double entre les retraitĂ©s les plus ĂągĂ©s et les actifs les plus jeunes. Tout cela, c’est en principe. Mais, en pratique, ce ne sont mĂȘme plus les actifs qui paient. Ce sont dĂ©sormais les enfants et ceux Ă  naĂźtre. Payer l'indexation des retraites par la dette, c’est ouvrir un compte de capitalisation nĂ©gatif pour chaque enfant qui naĂźt.
Ledit programme économique:
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Les derniĂšres fois qu’on a construit des politiques publiques pour rĂ©pondre Ă  des sentiments, quels ont Ă©tĂ© les rĂ©sultats ? Et, dans le cas prĂ©sent, on parle d’un sentiment de sentiment orchestrĂ© par les mĂ©dias publics. Les inĂ©galitĂ©s de revenus aprĂšs redistribution mesurĂ© par le coefficient de Gini sont en baisse tendancielle depuis 45 ans, d’aprĂšs la base de donnĂ©es de Piketty et Zucman eux-mĂȘmes. D’aprĂšs cette mĂȘme base, la part du revenu national des 1 % les plus riches est la mĂȘme qu’en 1990. La part des 0,01 % est aussi plate que l’électrocardiogramme d’une huĂźtre.
💬Taxe Zucman: "Il y avait un sentiment d'inĂ©galitĂ© dans la rĂ©partition de la richesse. Et ça, il faut bien le traiter", dĂ©clare SĂ©bastien Lecornu, Premier ministre #BFM2
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Le PS propose donc avec insistance de saisir 250% des profits de Netflix (1 milliard sur 400 millions estimés) et 400% des profits de YouTube (j'ai pas les chiffres France, ils gagnent 2,5 centimes par giga mondialement). Ils paieront la taxe avec un PayPal en 4x ?
🔮 đŸ—Łïž Taxe sur les flux de donnĂ©es numĂ©riques, une proposition du PS "Matin midi et soir, on leur file gratuitement des donnĂ©es [...] il va bien falloir Ă  un moment qu'on puisse monĂ©tiser dans l'intĂ©rĂȘt public ce don", estime le dĂ©putĂ© PS @JeromeGuedj. #ToutEstPolitique #Canal16
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Autant je suis pas anti-immigration, autant ce discours commence à me gonfler. L'immigration n'est pas un moyen magique de compenser la baisse démographique. Non, on ne peut pas remplacer un Français élevé par ses parents dans la culture du pays par un immigré.
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