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Il est grand temps que les journalistes, les politiciens, les dirigeants de nos institutions dâenseignement, les enseignants, les juristes et toute personne utilisant rĂ©guliĂšrement lâexpression #LGBTQ+ prennent conscience des points suivants :
1⣠LĂ©gitimitĂ© de lâacronyme LGBTQ+
Lâacronyme LGBTQ+, ou tout organisme qui y fait rĂ©fĂ©rence, nâa aucune lĂ©gitimitĂ© politique pour reprĂ©senter les personnes homosexuelles. Lâemployer pour gĂ©nĂ©raliser sur ces derniĂšres ou pour imposer une vision idĂ©ologique ou politique, quâelle soit de gauche ou de droite, constitue une forme dâhomophobie fondĂ©e sur des prĂ©jugĂ©s. Ces prĂ©jugĂ©s nuisent aux personnes homosexuelles et reflĂštent une mĂ©connaissance profonde de lâhistoire de leur lutte pour leurs droits.
2⣠DĂ©finition de lâhomosexualitĂ©
Il est homophobe de dĂ©finir lâhomosexualitĂ© comme une attirance entre personnes de mĂȘme genre, comme lâont fait rĂ©cemment le gouvernement du QuĂ©bec et la ville de MontrĂ©al. Rappelons que la lutte pour les droits des personnes homosexuelles visait Ă lĂ©gitimer les relations sexuelles et les unions entre personnes de mĂȘme sexe, et non de mĂȘme genre.
3⣠Amalgames idéologiques
Il est homophobe de présumer que les personnes gays et lesbiennes adhÚrent systématiquement aux éléments idéologiques ou dogmatiques associés au militantisme queer ou à la théorie queer.
Parmi ces éléments figurent :
⹠La suppression des espaces réservés exclusivement aux femmes (toilettes publiques, vestiaires, refuges pour femmes battues, prisons, etc.);
âą Lâendoctrinement des enfants, Ă lâĂ©cole ou via les mĂ©dias dâĂtat, aux dogmes de lâidĂ©ologie de lâidentitĂ© de genre, malgrĂ© lâabsence de consensus scientifique sur ces concepts;
âą La nĂ©gation de lâexistence du sexe biologique et de sa binaritĂ© immuable, qui sont des faits scientifiques;
âą Le rejet de lâimportance du sexe biologique dans la construction de lâidentitĂ© individuelle;
âą La confusion entre sexe et genre;
âą Lâexpansion de la transidentitĂ© au-delĂ des cas de dysphorie de genre;
âą La volontĂ© dâinterdire les soins psychologiques ou psychiatriques pour traiter les troubles de lâidentitĂ© de genre, ces soins Ă©tant assimilĂ©s Ă des thĂ©rapies de conversion pour les personnes homosexuelles. Cette interdiction conduit de nombreux mineurs Ă des dĂ©marches de transition (sociale, hormonale et chirurgicale) aux consĂ©quences irrĂ©versibles sur leur vie.
4⣠Hétérosexualisation des jeunes gays et lesbiennes
Il est homophobe de nier le phĂ©nomĂšne, scientifiquement documentĂ©, dâhĂ©tĂ©rosexualisation des jeunes gays et lesbiennes par le biais de transitions sociales, hormonales ou chirurgicales vers le sexe opposĂ©. Cela rĂ©sulte dâune volontĂ© de limiter ou dâinterdire lâaccĂšs Ă des soins psychologiques ou psychiatriques, qui permettraient au jeune de travailler dâabord sur lâacceptation de son orientation sexuelle, plutĂŽt que de lâencourager dans une dĂ©marche trans-affirmative.
Il est essentiel de travailler collectivement Ă Ă©viter les gĂ©nĂ©ralisations et les amalgames qui stigmatisent les gens. Il est tout aussi important de promouvoir la rĂ©flexion et la bienveillance, plutĂŽt que de chercher Ă cumuler des points de vertu pour rĂ©pondre Ă l'extrĂȘme conformisme qui caractĂ©rise notre sociĂ©tĂ© actuelle.
« Cette dĂ©claration de la BCTF ne parle pas au nom de nombreux enseignants quâelle prĂ©tend reprĂ©senter.
Personne ne voit ses droits retirĂ©s. Les personnes lesbiennes, gays et bisexuelles existent Ă travers tout le spectre politique. Les enseignants et parents attirĂ©s par le mĂȘme sexe dĂ©tiennent une vaste gamme de points de vue, et beaucoup rejettent la promotion de lâidĂ©ologie de lâidentitĂ© de genre dans les Ă©coles.
Nous entendons des enseignants lesbiennes, gays et bisexuels en Colombie-Britannique qui sâopposent Ă lâidĂ©ologie de lâidentitĂ© de genre et aux matĂ©riels ouvertement sexuels mis Ă la disposition des jeunes enfants. Ils regrettent de devoir participer Ă des exigences linguistiques qui pourraient affirmer les enfants dans leurs dĂ©lires. Leur prĂ©occupation la plus grave est que cette idĂ©ologie contribue Ă un scandale mĂ©dical dans lequel des jeunes en dĂ©tresse sont orientĂ©s vers des bloqueurs de pubertĂ©, des hormones de sexe croisĂ© et des chirurgies.
Ces enseignants se sentent massivement non soutenus par leur syndicat. Beaucoup ont peur de sâexprimer du tout, craignant dâĂȘtre harcelĂ©s, isolĂ©s ou punis professionnellement pour avoir Ă©noncĂ© des faits biologiques ou remis en question la mĂ©dicalisation des mineurs.
Le cadrage du syndicat traite le dĂ©saccord avec lâidĂ©ologie de genre contestĂ©e comme une menace existentielle. Il efface les Ă©ducateurs attirĂ©s par le mĂȘme sexe qui veulent des protections basĂ©es sur le sexe, des ressources ancrĂ©es dans la rĂ©alitĂ© biologique et une Ă©ducation adaptĂ©e Ă lâĂąge. ProtĂ©ger les enfants des interventions expĂ©rimentales et des matĂ©riels sexualisĂ©s nâest pas de la discrimination. Câest de la sauvegarde.
La direction de la BCTF est libre de tenir ses vues. Elle nâa pas le droit de prĂ©tendre que ces vues reprĂ©sentent chaque enseignant â ou chaque personne lesbienne, gay ou bisexuelle en Colombie-Britannique. De nombreux enseignants LGB restent silencieux prĂ©cisĂ©ment parce quâils savent que leur syndicat ne les soutiendra pas quand ils dissentent. »
This BCTF statement does not speak for many of the teachers it claims to represent.
No oneâs rights are being taken away. Lesbian, gay, and bisexual people exist across the political spectrum. Same-sex attracted teachers and parents hold a wide range of views, and many reject the promotion of gender-identity ideology in schools.
We hear from lesbian, gay, and bisexual teachers in British Columbia who oppose gender-identity ideology and the overtly sexual materials made available to young children. They resent participating in language demands that may affirm children in delusions. Their gravest concern is that this ideology is contributing to a medical scandal in which distressed youth are being steered toward puberty blockers, cross-sex hormones, and surgeries.
These teachers overwhelmingly feel unsupported by their union. Many are afraid to speak out at all, concerned they will be bullied, isolated, or professionally punished for stating biological facts or questioning the medicalization of minors.
The unionâs framing treats disagreement with contested gender ideology as an existential threat. It erases the same-sex attracted educators who want sex-based protections, resources based in biological reality and age-appropriate education. Protecting children from experimental interventions and sexualized materials is not discrimination. It is safeguarding.
The BCTF leadership is free to hold its views. It does not get to claim those views represent every teacherâor every lesbian, gay, or bisexual person in British Columbia. Many LGB teachers remain silent precisely because they know their union will not support them when they dissent.
Merci @CharlesMilliard, de nous confirmer que vous n'avez aucun intĂ©rĂȘt Ă rebĂątir le rapport de force que le QuĂ©bec avait jadis face aux rĂ©flexes centralisateurs d'Ottawa.
Câest dans lâintĂ©rĂȘt du QuĂ©bec et des QuĂ©bĂ©cois que leur premier ministre soit prĂ©sent au sommet avec lâUnion europĂ©enne cette semaine.
Ătre absent, câest ĂȘtre perdant. La politique de la chaise vide ne sert pas les intĂ©rĂȘts du QuĂ©bec.
Comme premier ministre, je me serais attendu Ă prendre la parole lors dâun Ă©vĂ©nement de cette importance. Mais jamais je nâaurais envisagĂ© de le bouder, encore moins alors quâil se tient chez nous.
Il est encore temps pour le premier ministre de faire amende honorable et de choisir de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts du QuĂ©bec.
#PLQ #PolQc
Gil đłïžâđ retweeted
The ROC can barely produce prime ministers who are bilingual in a bilingual country. Quebecâs premier speaks 5 languages.
Gil đłïžâđ retweeted
Hate to say it, but the PQ obviously has a point here. It is dumb and disrespectful not to include them.
Ottawa souhaite entreprendre des Ă©changes et des nĂ©gociations, avec lâUnion europĂ©enne, qui touchent directement le QuĂ©bec sans nous consulter et en refusant d'accorder un droit de parole au premier ministre du QuĂ©bec.
Le fĂ©dĂ©ral cherche Ă nous imposer, une fois de plus, des dĂ©cisions Ă©conomiques qui touchent Ă nos champs de compĂ©tence sans que nous ayons notre mot Ă dire. Alors que ce sommet se tiendra chez nous, Ă MontrĂ©al, nos intĂ©rĂȘts Ă©conomiques seront nĂ©gociĂ©s sans que nous ayons voix au chapitre.
Pour reprendre Pierre Falardeau dans «Le Temps des bouffons», les QuĂ©bĂ©cois sont traitĂ©s en porteurs dâeau sur leur propre territoire, condamnĂ©s Ă se laisser dicter les dĂ©cisions fondamentales de leur sociĂ©tĂ© par des Ă©lites financiĂšres qui nâont aucune lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique.
Le QuĂ©bec doit ĂȘtre Ă la table des dĂ©cisions pour dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts. C'est non nĂ©gociable.
Gil đłïžâđ retweeted
Quebecâs new separatist government accused Ottawa today of barring the province from this weekâs EU-Canada summit in Montreal and warned it would have the last word on any deals struck there that concern its powers. vist.ly/5q9ny
Gil đłïžâđ retweeted
Pour rappel, le 13 fĂ©v. 1986, le PM Robert Bourassa avait prononcĂ© un discours Ă lâouverture du 1e Sommet de la Francophonie, en France. Le 4 sept. 1987, il a prononcĂ© le discours de clĂŽture au 2e Sommet de la Francophonie, organisĂ© par le FĂ©dĂ©ral, Ă QuĂ©bec. Le PM Ă©tait Mulroney.
đš NOUVEAU
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral refuse au premier ministre du QuĂ©bec, Paul St-Pierre Plamondon, de prendre la parole au Sommet CanadaâUnion europĂ©enne, qui se tient jeudi et vendredi Ă MontrĂ©al.
tvanouvelles.ca/2026/10/27/sâŠ
Gil đłïžâđ retweeted
En 2016, Jean-Claude Juncker, ex-président de la Commission européenne, rencontrait conjointement Justin Trudeau et Philippe Couillard à Bruxelles.
Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui le PLC s'oppose à ce que le premier ministre du Québec participe aux négociations avec l'UE ?
Gil đłïžâđ retweeted
Bravo à @SebBovetSRC de le remettre à sa place ! De quel droit il utilise cette tribune pour répondre à une altercation sur les médias sociaux⊠ce gars là devrait avoir son micro et toutes ses tribunes retirées. Il nuit aux débats.
Gil đłïžâđ retweeted
Le QuĂ©bec sâest fait dire par le fĂ©dĂ©ral « sois belle et tais-toi ». Notre premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, a raison de rappeler que le QuĂ©bec doit ĂȘtre Ă la table des dĂ©cisions pour dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts. Câest non nĂ©gociable! #polqc
Gil đłïžâđ retweeted
HOLY SHIT
The Deputy Premier not only called out Dimitris for lying (with receipts) but
She directly called out the fact that heâs promoting Carney and the Liberal on the media channel thatâs bought and paid for by the state. Basically calling him a paid shill
I didnât vote PQ but Iâm starting to really like PSPP & his team
La dĂ©sinformation va Ă lâencontre dâun dĂ©bat dĂ©mocratique sain. Il faut donc la dĂ©noncer.
Aujourdâhui, Dimitri Soudas dĂ©sinforme.
AprĂšs vĂ©rification auprĂšs du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du gouvernement et du sous-ministre concernĂ©, il nây a eu aucune rencontre de travail impliquant le gouvernement du QuĂ©bec au sujet de ce « Sommet Canada-Union europĂ©enne ». Les seules rencontres auprĂšs du fĂ©dĂ©ral ont Ă©tĂ© entreprises par le sous-ministre aux Relations internationales, Alain Sanscartier, afin de convaincre Ottawa de laisser le QuĂ©bec participer au sommet et y prendre la parole. Ces demandes ont Ă©tĂ© formellement refusĂ©es par Ottawa hier aprĂšs-midi.
Le rĂŽle dâun « analyste » dans une Ă©mission dâinformation dâun diffuseur public nâest pas de se faire le porte-parole de Mark Carney sans discernement, encore moins dâinduire la population en erreur.
Il faut dâautant plus sâinterroger sur ce rĂŽle lorsquâil amĂšne ledit analyste Ă interpeller les Ă©lus comme le ferait un militant zĂ©lĂ©.
Gil đłïžâđ retweeted
Replying to @cathgentilcore
Un analyste ou un militant fédéraliste zélé: telle est la question.
Gil đłïžâđ retweeted
Le Canada reçoit lâUnion europĂ©enne Ă MontrĂ©al jeudi et vendredi. On y nĂ©gociera des ententes qui touchent les compĂ©tences du QuĂ©bec et qui le lieront pour des annĂ©es. Le premier ministre du QuĂ©bec a demandĂ© Ă prendre la parole. Ottawa a refusĂ©. On a offert au QuĂ©bec le souper et lâaccueil des dignitaires sur le tarmac de lâaĂ©roport.
Carney nargue aujourdâhui le QuĂ©bec en parlant dâune chaise vide. Mais la chaise quâil offre au QuĂ©bec est Ă la table du souper pas Ă la table des nĂ©gociations.
La gĂ©opolitique relĂšve dâOttawa, dit le fĂ©dĂ©ral. Lâacier de ContrecĆur relĂšve de qui? Nos producteurs agricoles relĂšvent de qui?
Depuis 1965, le QuĂ©bec parle en son nom dans ses champs de compĂ©tence. Câest la doctrine GĂ©rin-Lajoie. Pourquoi? Parce que ce qui se nĂ©gocie Ă ces tables touche directement les gens de chez nous. Lâacier de ContrecĆur et nos producteurs agricoles vivent aussi des rĂšgles du commerce avec lâEurope. Lors de lâAccord avec lâUnion europĂ©enne, le QuĂ©bec siĂ©geait aux nĂ©gociations et a participĂ© Ă plus dâune centaine de rĂ©unions. Cette fois-ci, Ottawa compte trois consultations. Soixante ans de pratique viennent dâĂȘtre ramenĂ©s par Carney Ă un souper et un tarmac dâaĂ©roport.
Consulter le QuĂ©bec pour la forme, lui refuser un siĂšge aux nĂ©gociations et interdire Ă son premier ministre de prendre la parole sur son propre territoire, câest un grave recul pour le QuĂ©bec⊠dans le Canada.
Notre premier ministre a rĂ©pondu que le QuĂ©bec nâest pas Ă vendre et quâil mĂ©rite le respect. Dans ses champs de compĂ©tence, câest lui qui aura le dernier mot.
« Lorsque vous nâĂȘtes pas Ă la table, vous ĂȘtes au menu. » La phrase est de Mark Carney. Elle vaut aussi pour le QuĂ©bec.
Un peuple qui nâa pas la parole chez lui nâest pas maĂźtre chez lui.
#polqc
#assnat
#qc2026
Gil đłïžâđ retweeted
Un autre exemple de non-respect de la part d'Ottawa : se voir retirer son droit de parole d'un sommet oĂč des dĂ©cisions importantes seront prises et auront un impact sur nous. Pas une exclusion, mais...
@PaulPlamondon est clair : le respect envers le Québec n'est pas négociable.
Voici notre une du midi en ce 27 octobre 2026! Pour vous abonner Ă nos infolettres, câest ici: journaldemontreal.com/infoleâŠ
Si je comprends bien, @DimitrisSoudas est payĂ© avec nos impĂŽts pour ĂȘtre "analyste" Ă @RadioCanadaInfo tout en argumentant sur les rĂ©seaux sociaux avec la vice-premiĂšre ministre, en utilisant ChatGPT car incapable d'argumenter.
Je comprends l'exaspération de Sébastien Bovet.
Faute d'arguments, l'analyste de @IciRadioCanada, @DimitrisSoudas, débat avec la vice-premiÚre ministre du Québec, @cathgentilcore, en utilisant l'IA.
J'invite @DimitrisSoudas à nous fournir ses "prompts" la prochaine fois qu'il répondra à des élus.
Gil đłïžâđ retweeted
đą « Le QuĂ©bec, ce cousin qui nous fait de l'Ćil », le parti pris de notre Ă©ditorialiste internationale Abnousse Shalmani @shalmani_abby
« Le Québec c'est l'universalisme et la laïcité à la française doublé du pragmatisme anglo saxon, si vous préférez, les principes de Voltaire avec la comptabilité d'un banquier ecossai »
#24hPujadas #LCI #QuĂ©bec #France #vocabulaire #indĂ©pendance—ïž
Gil đłïžâđ retweeted
Faute d'arguments, l'analyste de @IciRadioCanada, @DimitrisSoudas, débat avec la vice-premiÚre ministre du Québec, @cathgentilcore, en utilisant l'IA.
J'invite @DimitrisSoudas à nous fournir ses "prompts" la prochaine fois qu'il répondra à des élus.
Replying to @cathgentilcore
Madame Gentilcore, vous rétropédalez. Reprenons vos propres mots.
PremiÚre publication : « Négocier sans nous et tenter de faire taire notre premier ministre chez lui ».
DeuxiÚme publication : vous évoquez des démarches « afin de convaincre Ottawa de laisser le Québec participer au sommet et y prendre la parole ».
Vous passez des nĂ©gociations Ă lâorganisation du sommet et aux modalitĂ©s de participation. NĂ©gocier un accord et nĂ©gocier une prise de parole sont deux choses diffĂ©rentes. Votre deuxiĂšme publication ne dĂ©montre pas votre premiĂšre accusation.
Vous reconnaissez dâailleurs des rencontres avec Ottawa, tout en contestant leur objet. Soyons donc prĂ©cis sur ce qui fait dĂ©bat.
Quant Ă vos attaques contre mon rĂŽle dâ« analyste », les guillemets ne remplacent pas les arguments. Mon travail comprend aussi de contester les affirmations des Ă©lus, y compris les vĂŽtres.
Changer de terrain puis crier Ă la dĂ©sinformation, ce nâest pas une rĂ©futation. Câest une diversion.
Gil đłïžâđ retweeted
TrĂšs honnĂȘtement, et toute partisanerie mise Ă part, cela fait du bien d'avoir un vrai premier ministre, qui dĂ©fend vraiment le QuĂ©bec.
Dans le film « Le Temps des bouffons », Pierre Falardeau mettait en lumiĂšre, avec dĂ©rision, le fait que les QuĂ©bĂ©cois sont traitĂ©s en porteurs dâeau sur leur propre territoire, condamnĂ©s Ă se laisser dicter les dĂ©cisions fondamentales de leur sociĂ©tĂ© par des Ă©lites financiĂšres qui nâont aucune lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique.
La lutte des QuĂ©bĂ©cois pour ĂȘtre « maĂźtres chez eux », câest-Ă -dire pour prendre eux-mĂȘmes les dĂ©cisions qui orientent leur dĂ©veloppement Ă©conomique et social, a pris son essor lorsque Jean Lesage a fait comprendre aux banquiers de la rue Saint-Jacques que ce serait dĂ©sormais le gouvernement du QuĂ©bec, et personne dâautre, qui dĂ©ciderait au nom des QuĂ©bĂ©cois. Son message Ă©tait clair : le QuĂ©bec nâĂ©tait plus Ă vendre, et son peuple devait ĂȘtre respectĂ©.
Cette posture a notamment permis la crĂ©ation dâHydro-QuĂ©bec et de la Caisse de dĂ©pĂŽt et placement du QuĂ©bec, qui demeurent parmi les leviers les plus importants de lâĂ©conomie quĂ©bĂ©coise. La dĂ©marche de rĂ©appropriation de nos institutions dĂ©mocratiques sâest poursuivie sous les gouvernements de RenĂ© LĂ©vesque, de Jacques Parizeau et de Bernard Landry.
Or aujourdâhui, le gouvernement fĂ©dĂ©ral a dĂ©cidĂ© dâentreprendre des nĂ©gociations avec lâUnion europĂ©enne, qui touchent directement le QuĂ©bec, sans consulter le QuĂ©bec ni lui permettre dâavoir une place Ă la table des nĂ©gociations, contrairement Ă ce qui sâĂ©tait fait lors des nĂ©gociations ayant menĂ© Ă la crĂ©ation de la zone de libre-Ă©change avec lâUnion europĂ©enne. Souvenons-nous Ă©galement que câest aussi le QuĂ©bec qui avait jouĂ© un rĂŽle de prĂ©curseur dans lâappui Ă lâALĂNA.
Ainsi, non seulement le gouvernement fĂ©dĂ©ral refuse de consulter le QuĂ©bec et de le faire participer aux nĂ©gociations, il cherche Ă lui imposer des dĂ©cisions Ă©conomiques qui touchent Ă ses champs de compĂ©tence, en rupture complĂšte avec la doctrine GĂ©rin-Lajoie. Il va mĂȘme plus loin sur le plan symbolique en refusant au premier ministre du QuĂ©bec de prendre la parole dans le cadre dâun Ă©vĂ©nement sur son propre territoire oĂč les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques du QuĂ©bec seront nĂ©gociĂ©s.
Pire encore, le gouvernement fĂ©dĂ©ral voudrait nous faire croire que le fait, pour le premier ministre du QuĂ©bec, dâobtenir la permission de servir des crevettes cocktail lors dâune rĂ©ception constitue une forme dâinfluence acceptable et suffisante dans la reprĂ©sentation des intĂ©rĂȘts du QuĂ©bec.
Câest non seulement un manque de respect grave, mais câest surtout un important recul pour la capacitĂ© du QuĂ©bec Ă agir de maniĂšre autonome et Ă dĂ©fendre lui-mĂȘme ses intĂ©rĂȘts.
La vision du Canada dĂ©fendue par Mark Carney est celle dâun Ătat fĂ©dĂ©ral centralisateur, voire unitaire, qui impose ni plus ni moins aux provinces un rĂŽle dâobservatrices dans des discussions qui touchent pourtant leurs intĂ©rĂȘts fondamentaux et leurs champs de compĂ©tence.
Cette vision entre directement en contradiction avec les principes défendus par notre gouvernement, notamment précisément le respect de notre autonomie et de nos champs de compétence.
En dĂ©but de mandat, il est essentiel dâĂ©tablir clairement notre position pour la suite des choses : le QuĂ©bec doit ĂȘtre la table des dĂ©cisions pour dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts. C'est non nĂ©gociable. M. Carney l'a bien dit lui-mĂȘme : « Si on nâest pas Ă la table, on est au menu. »



































