Mon interview dans @LePoint autour de la note @Fondapol : et si on réfléchissait au développement personnel dans le débat sur la dénatalité ?
Merci mille fois @alicepairo 💫
💬 Pour la spécialiste de la natalité Hélène Calas, la chute des naissances trouve avant tout son origine dans la récession du « couple parental ».
Par @alicepairo
➡️ l.lepoint.fr/Zbw
Dans Grands Enfants j'ai reçu Benjamin Castaldi. Grâce à lui, j’ai appris que la personnalité publique, aussi célèbre soit-elle, s’efface dans les souvenirs d'un petit-fils. Pour lui Simone Signoret était avant tout une grand-mère qui le choyait et lui faisait découvrir la lecture.
Ce dernier point, j’aimerais le dire à tous les grands-parents : ces moments qui vous semblent ordinaires peuvent devenir des souvenirs que vos petits-enfants garderont toute leur vie. Vous n’imaginez peut-être pas à quel point ils comptent.
La violence des commentaires sur la situation de cette maman solo montre la société cynique et sinistre dans laquelle on vit (coucou les dépressifs, quand on vous dit que la garde d’enfants ça coûte cher vous répondez « contraception »?). Et la réponse de Bruno Retailleau se veut bienveillante et douce, mais montre bien à quel point les politiques sont à côté de la plaque sur la situation des familles monoparentales
▶️ #GrandeConfrontation – Bruno Retailleau candidat LR à la présidentielle face aux Français
« À chaque moment de la vie, je veux que le travail soit la voie royale, celle qui paie le plus, la plus avantageuse et comme ça on va payer plus de prospérité pour tout le monde »
Bruno Retailleau en réponse à Camélia, 20 ans, maman solo au RSA
#LCI #GrandeConfrontation #France #Travail #jeunesse #RSA #parentalité⤵️
Dans le malheur démographique qui frappe les pays occidentaux, nous avons la chance de vieillir après avoir eu le temps de nous enrichir. Notre fécondité a en effet baissé lentement, sur deux siècles de prospérité croissante, à une époque où Internet n'existait pas et où la pression sociale pour se marier et avoir des enfants restait forte.
Les pays en développement n'auront pas cette chance. Selon les données de la Banque mondiale, la Thaïlande a franchi ce seuil critique dès 1990 avec un PIB par habitant 7x inférieur à celui de la France de 1975, quand l'Inde l'a atteint en 2020 avec un revenu 11x inférieur. Si bien qu'aujourd'hui, la Thaïlande fait aussi peu d'enfants que l'Italie, alors que son revenu est plus de 5x inférieur…
Alors comment expliquer une chute aussi précoce dans ces pays-là ? 🤔
La piste des écrans revient de plus en plus. Hier la télé, aujourd'hui le smartphone et les réseaux sociaux ont mis sous les yeux de la jeunesse de ces pays un autre modèle de vie, avec de longues études, un épanouissement personnel, un mariage d'amour (si et quand on le trouve), et un ou deux enfants, au lieu de six.
Le Brésil en a fait l'expérience grandeur nature lorsqu'entre 1970 et 1991, la chaîne Globo et ses telenovelas gagnent le pays région par région, pendant que la fécondité brésilienne passe de 5,8 à 2,9 enfants par femme. Les économistes La Ferrara, Chong et Duryea ont suivi ce déploiement dans une étude pour l'American Economic Journal (2012) et constatent que là où Globo arrive, les femmes font moins d'enfants, et les parents donnent plus souvent à leurs bébés les prénoms des héros de la telenovela de l'année. Or, le problème est que 72 % de ses héroïnes n'avaient aucun enfant…
Car ce que ces écrans diffusent, ce n'est pas seulement l'idée qu'un enfant coûte cher, c'est l'idée qu'une famille nombreuse est ringarde alors que l'héroïne qu'on admire est libre, désirable, mère d'aucun enfant. Face à elle, une quatrième grossesse ne paraît plus seulement coûteuse, elle semble totalement d'un autre temps.
Les économistes appellent « leapfrogging » ce saut d'étapes qui a par exemple mené l'Afrique directement au téléphone portable, sans passer par le fixe. Un tel raccourci bouscule déjà les équilibres d'une société, et la dénatalité vient le transformer en un choc d'une toute autre nature en faisant hériter ces pays de la démographie des pays riches sans avoir eu le temps d'en bâtir la richesse.
L'Occident a vieilli riche.
Une grande partie du monde va vieillir avant même de le devenir 😕
PS : en photo, Teresa, telenovela mexicaine de 2010 (je vous laisse aller découvrir le pitch 😊)
Aux Pays-Bas, la GPA « altruiste » est autorisée (en gros les mères « porteuses » ne sont pas rémunérées car elles font ca par gentillesse). Pas altruiste pour le bébé qui va se retrouver privé de mère, mais on s’en fout, si nous on est contents ! Ah et sinon c’est pas eux qui l’attendent, mais une maman dans son ventre.
Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten et son compagnon attendent un heureux événement
➡️ l.tf1info.fr/KE0
Hélène Calas retweeted
« Je trouve que la posture sociétale de l'éloge du non-engagement est un peu une posture de traumatisé affectif. »
Pour retrouver mon dernier entretien avec @HCalas rendez-vous sur ma chaîne YouTube youtu.be/Dj90o9vQlc8?si=9H1D…
Étonnant de voir à quel point notre société hypersexualisée se désexualise : angoisse ? Flemme ? Quand le sexe est partout, le désir s’amenuise-t-il ?
📊 L’Ifop pour @PassageDuDesir_ publie le premier volet de son Observatoire du Désir féminin intitulé « Mariage à la japonaise… Quand la « sex recession » gagne la chambre conjugale » dont voici les principaux enseignements :
👉 Dans les pays riches du G7, près d'une femme en couple sur trois (31%) admet ne pas avoir de rapports sexuels avec son conjoint. Le Japon est de loin le pays où l'activité sexuelle au sein des couple est la plus faible : 66% des Japonaises en couple n'ont pas de rapports sexuels avec leur conjoint, soit un niveau largement supérieur à celui mesuré en Italie (18%), en Allemagne (24%) ou aux USA (28%).
Hélène Calas retweeted
« La tocophobie : j’ai peur de sentir quelque chose en moi. Toutes les femmes qui ont été enceintes savent à quel point il est perturbant de sentir un petit être qui bouge en vous, c’est à la fois grisant et terrifiant. »
Pour retrouver mon dernier entretien avec @HCalas rendez-vous sur ma chaîne YouTube youtu.be/Dj90o9vQlc8?si=9H1D…
Je cherche ce qui est le plus grotesque dans cette séquence - l’étalage des poupées en plastique (qui ont des prénoms) pour dire que les enfants ça pollue, la manif où ils sont 5 avec des poussettes, ou ce mélange d’idéologie vaseuse et dépassée avec de la frustration
Hélène Calas retweeted
« La congélation des ovocytes : la possibilité de la préservation de la fertilité est une avancée médicale réelle. Il y a tout de même un défaut d’information que je trouve mais d’une injustice, ça n’est pas une garantie de bébé que d’avoir des ovocytes congelés. »
Pour retrouver mon dernier entretien avec @HCalas , rendez-vous sur ma chaîne YouTube youtu.be/Dj90o9vQlc8?si=9H1D…
Hier sur @Europe1 dans « et si on en parlait », on a justement parlé de natalité, des familles nombreuses, du désir et des illusions technologiques à partir de ma note @Fondapol . Merci @dupontmarieest1 et @Rdesarbres 💫
europe1.fr/emissions/et-si-o…
Hélène Calas retweeted
« On a criminalisé culturellement les séries qui riaient des différences hommes-femmes dans arriver à une utopie sexuelle, mais à une obsession de la différence sexuelle et à moins de couples, moins de rapports, moins de mariages, moins d’enfants. »
Pour retrouver mon dernier entretien avec @HCalas rendez-vous sur ma chaîne YouTube youtu.be/Dj90o9vQlc8?si=9H1D…
Et si l’alternance était une politique familiale ? Les études supérieures sont trop longues par rapport à nos projets de vie et de famille !
- À 18 ans, tu décroches ton bac et entame 5 années d'amphi, de théorie et de partiels, avec la promesse qu'un beau diplôme t’ouvrira les portes du monde du travail.
- À 23 ans, master en poche, tu découvres que tout le monde a un bac+5 et qu'il lui faudra, pour se démarquer, une année de plus dans un second master 2, plus spécialisé (plus cher) et plus prestigieux🏅
- à 24 ans, ce nouveau diplôme ne suffit toujours pas, il faut aussi de l'expérience. Alors tu enchaînes les stages, payés à peine de quoi couvrir ton loyer (quand tu en trouves).
- À 26 ans, tu signes enfin ton premier CDI, sans un euro d'épargne, et comprends au bout de six mois que tu as appris l'essentiel de ton métier sur le poste, bien plus que pendant tes six années de cours.
- À 28 ans, ça pourrait être mieux mais tu te se sens installée, pendant qu'autour de toi des amies commencent à parler de faire congeler leurs ovocytes, « au cas où ».
- À 29 ans, presque 30, tu es en couple et tu tiens ton premier bébé dans les bras.
En France, on a aujourd'hui son premier enfant à 29,1 ans en moyenne, contre 24 ans en 1974.
Or pendant les études, seuls 6 % des 18-34 ans envisagent un premier enfant dans les 3 ans, contre 37 % de ceux qui ont un CDI (@InedFr)
Je ne remets évidemment pas en cause les études qui nourrissent l'esprit (quand elles le font). Le problème c'est cette surenchère souvent inutile où chacun ajoute une année de diplôme pour se distinguer de ceux qui ont le même et qui s’apprennent souvent en quelques mois de pratique.
On s'étonne ensuite que des trentenaires ne se sentent « pas prêts » à avoir des enfants. Mais on les a gardés 7 ans dans la position d'élèves, sans revenu ni autonomie ! Il est difficile de se sentir adulte quand on vous demande encore de faire autant vos preuves.
Alors, et si les employeurs regardaient davantage ce qu'un jeune sait faire que le nombre d'années qu'il a passées à l'école ?
Vues sous cet angle, l'alternance, l'apprentissage ou la formation sur le poste ressemblent aussi à des politiques familiales !
Hélène Calas retweeted
Une escapade en famille = un épisode de @TransmissionYT
Excellent échange entre @HCalas et @PierreValentin sur la surabondance de choix ; un des principaux maux de notre siècle à mon sens (dans les rencontres et ailleurs).
Et lucidité salutaire sur le phénomène du masculinisme.
J'aurais aimé pouvoir ajouter cette question : le féminisme est-il parfois devenu l'instrument d'un puritanisme appliqué uniquement aux hommes ?
Ce genre de post fait saigner mon cœur de maman
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Hélène Calas retweeted
« Je ne crois pas que l’acte sexuel soit un acte social comme un autre, je pense que c’est un acte très engageant.»
Pour retrouver mon dernier entretien avec @HCalas , rendez-vous sur ma chaîne YouTube youtu.be/Dj90o9vQlc8?si=9H1D…
Mon entretien dans @MarianneleMag avec @K_Boucaud (merci bcp 😊) : la crise du couple est aussi un des facteurs d’explication de la dénatalité.
marianne.net/agora/entretien…
« Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Et si on racontait l’histoire (et les difficultés) des couples qui ont marché (dans les 2 sens du terme)? Ça aiderait ?
Anne et Bertrand, 70 ans de mariage : « Nous nous aimons comme au premier jour »
Ils se sont mariés le 2 avril 1956 dans la collégiale de Guérande. Elle avait 18 ans, lui 22. Ils viennent aujourd’hui de fêter leurs noces de platine. Au Figaro, ils partagent les secrets de la longévité de leur couple.

















