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Replying to @blknoiz06
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Qui pour se souvenir de Denise Glaser (1920-1983)? Le couple Desanti lui met le pied à l’étrier. Elle travaille avec Jean Guignebert puis Pierre Sabbagh. Jean d’Arcy, patron des programmes de la RTF, permet la naissance de Discorama, émission culturelle et musicale (qu’elle anima de 1961 à 1975) où passeront les plus grands. 300 heures d’enregistrement. Le démantèlement de l’ORTF est l’occasion pour le pouvoir giscardien de mettre sur la touche une présentatrice jugée de gauche. Tombée peu à peu dans l’oubli, elle meurt dans un grand dénuement à seulement 62 ans
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♦️ Ma tribune du jour : « Au non de la liberté »
Au nom de la liberté, je souhaite aujourd’hui remercier les défenseurs inlassables de la liberté d’expression. J’associe à cette tribune @CNEWS, @GroupeLagardère, @Europe1, ainsi que tous ceux qui, en France, se revendiquent de cette liberté fondamentale, quelles que soient leurs convictions, patriotes, nationalistes, complotistes, nostalgiques du régime de Vichy.
Je veux leur dire combien leurs prises de position me touchent.
Car nous savons tous ce qu’il en coûte de vouloir informer.
Je pense à Anna Politkovskaïa, assassinée après avoir dénoncé les crimes commis en Tchétchénie.
Je pense à Anastasia Babourova, abattue en pleine rue pour avoir exercé son métier.
Je pense à Natalia Estemirova, enlevée puis assassinée après avoir documenté les violations des droits de l’homme.
Je pense à Alexeï Navalny, empoisonné, emprisonné à son retour dans son pays, puis mort en détention.
Je pense à Boris Nemtsov, assassiné à quelques centaines de mètres du Kremlin.
Je pense à Vladimir Kara-Mourza, victime de deux suspicions d’empoisonnement avant d’être condamné à vingt-cinq ans de prison pour avoir exprimé ses opinions.
Je pense également aux dizaines de journalistes indépendants contraints à l’exil, aux rédactions fermées, aux médias réduits au silence et aux reporters qualifiés « d’agents de l’étranger » pour avoir simplement fait leur travail.
Là-bas, la liberté d’expression a parfois le goût du polonium, du Novitchok, d’une cellule de prison ou d’un billet d’avion sans retour.
Alors, lorsque j’entends de grands groupes de presse occidentaux invoquer avec gravité l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen pour défendre la liberté d’expression, je ne peux qu’applaudir.
J’imagine qu’ils auraient également publié de vibrants communiqués pour Anna Politkovskaïa.
J’imagine qu’ils auraient rappelé avec la même force que Boris Nemtsov avait le droit de s’exprimer.
J’imagine qu’ils auraient dénoncé avec la même détermination l’emprisonnement de Vladimir Kara-Mourza.
J’imagine qu’ils auraient consacré les mêmes mots à Alexeï Navalny lorsqu’il était enfermé dans une colonie pénitentiaire.
J’imagine qu’ils auraient rappelé que le pluralisme ne s’arrête pas aux frontières de la Russie.
Car la liberté d’expression ne se mesure pas à l’identité de celui qui parle.
Elle se mesure à notre capacité de défendre le droit de parler, y compris lorsque ceux qui sont réduits au silence n’appartiennent pas à notre camp.
Une liberté qui s’indigne lorsqu’un journaliste est empêché de prendre la parole sur un plateau de télévision, mais qui devient étrangement silencieuse lorsqu’un journaliste est réduit au silence par une balle, un poison, une prison ou un exil.
Alors, au nom de cette liberté, j’invite @CNEWS, @GroupeLagardère, @Europe1 et le groupe Bolloré à diffuser le même message sur l’ensemble des réseaux sociaux accessibles en Russie, dans la presse écrite russe et sur les plateaux de télévision russes, afin de dénoncer le sort réservé à Anna Politkovskaïa, Anastasia Babourova, Natalia Estemirova, Alexeï Navalny, Boris Nemtsov et Vladimir Kara-Mourza.
Post-scriptum
Vous aurez sans doute remarqué que cette tribune ne s’intitule pas « Au nom de la liberté », mais « Au non de la liberté ».
Cette faute n’en est pas une.
Elle est volontaire.
Elle est un clin d’œil au Nom de la rose d’Umberto Eco, où le silence devient une arme, où le savoir est enfermé et où la vérité doit mourir avec ceux qui la détiennent.
Dans toutes les dictatures, les livres ne brûlent pas toujours en premier.
Ce sont d’abord les voix que l’on fait taire.
Puis les journalistes.
Puis les opposants.
Puis les témoins.
Puis la mémoire.
Il est toujours facile de parler au nom de la liberté lorsque l’on vit dans un État de droit.
À force de dire non à toutes les libertés, certains régimes finissent même par prétendre parler… au nom de la liberté.
#TAEM un jour, #TAEM toujours
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Cette femme est vraiment formidable.
Efficacité, pédagogie, mais aussi empathie. Et elle ne manque jamais de saluer le combat des @PompiersFR, de la Sécurité civile et des forces de l’ordre.
La @PrefAquitaine33 est un modèle de la conduite à tenir en pareille tragédie.
“Partir en pleine nuit, partir en urgence, c’est traumatisant. Si 53 maisons ont été détruites et que c’est un drame pour les propriétaires, 2 000 ont été sauvées“, explique Sophie Brocas, préfète de Nouvelle-Aquitaine. #canal16
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La Grèce antique (ou peut-être plus simplement L'Odyssée de Christopher Nolan) fascine à ce point tout le monde que des gens aussi différents que Dominique Farrugia, Malik Bentalha, Jean-Yves Le Gallou, Frédéric Encel, Alain Gresh ou encore Álvaro Odriozola ont aimé cette carte.
🏺Je suis surpris que personne ne profite de la sortie très commentée de L'Odyssée de Christopher Nolan pour sortir de belles cartes sur l'itinéraire probable de Ulysse à travers la Méditerranée, de Troie à Ithaque.🗺️J'aime beaucoup celle bien résumée de Peter Struck. #Odyssey ⚓
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INFO @lorisguemart / @JeanAbbiateci - Étienne Klein perd son doctorat
Le plagiat de sa thèse, révélé par Arrêt sur images en 2024, vient d'être confirmé à l'issue de 20 mois d’enquête : près de deux tiers des pages seraient concernées. Plus d'infos ⬇️
arretsurimages.net/articles/…
Natalie Portman and Justine Triet are among more than 350 film industry figures who have signed an open letter condemning the cultural boycott of Israeli director Nadav Lapid.
A fierce critic of Benjamin Netanyahu’s government, Lapid has lived in self-imposed exile in France since 2021. His latest film, “Yes!” was called a “blistering attack on Israeli nationalism” by Variety.
The letter highlights the broader culture of intimidation spreading through film institutions. “Instead of opening a discussion on possible forms of resistance, we are witnessing the proliferation of tactics of intimidation that shut down precisely this space for vision, thought, and struggle.”
variety.com/2026/film/global…
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Après deux mandats dans le "Neuilly du 9-3", l'ex-maire du Raincy a laissé les finances en piètre état. Factures et crédits impayées, chantier pharaonique dont la facture explose...
lecanardenchaine.fr/politiqu…
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#PSG Les émeutes de samedi sont un phénomène de #géopolitique, un conflit de territoires entre "chez nous" et "chez eux". Elles s'apparentent également aux razzias, décrites par Ibn Khaldoun.
«Par géopolitique, il faut entendre toute rivalité de pouvoirs sur ou pour du territoire», assure le grand géographe Yves Lacoste.
Nous avons pu l'observer samedi soir, 30 mai, à l'occasion des violences urbaines faisant suite à la victoire du PSG. Ces émeutes relèvent en effet d'un conflit de territoires urbains, selon une logique "chez eux" versus "chez nous".
Les images et les récits témoignent que les troubles à l'ordre public ont été provoqué majoritairement par des jeunes hommes, venus des quartiers périphériques, souvent issus de l'immigration.
À Paris, les incidents ont eu lieu essentiellement dans les beaux quartiers : Champs-Elysées, Trocadéro, Porte de Saint-Cloud, Arc de Triomphe... également sur le périphérique, aux Halles ou à la République. Peu ou pas d'incidents sont signalés en banlieue parisienne.
On retrouve la même géographie en province : à Grenoble, Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand , Bordeaux, Orléans, Pau... au total, une soixantaine de villes, les incidents se sont déroulés au centre-ville. À noter, le calme de Marseille : là encore l'explication peut être "géopolitique" : on est sur une terre de l'OM, pas du PSG détesté...
Samedi soir, nous avons donc vu des groupes de jeunes de la périphérie quitter leur "chez nous" pour aller "chez eux" - dans les quartiers bourgeois du centre, où ils se sentent complètement étrangers. C'est une forme de conquête temporaire d'un territoire ennemi, une prise de gage symbolique (et parfois matérielle), dont on aurait tort de négliger la dimension politique - même si elle n'est pas formulée comme telle par les intéressés.
Si l'on suit le grand historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1408), cela peut s'apparenter à une razzia de nomades : « Les Bédouins arabes ne dominent que les plaines, car ils sont, par leur nature sauvage, des gens de pillage et de corruption. Ils pillent tout ce qu’ils peuvent prendre sans combat ni risque, puis fuient vers leur refuge dans le désert. Dès qu’ils rencontrent une difficulté ou un obstacle, ils l’abandonnent et cherchent une proie plus facile. »
De même, Ibn Khaldoun est éclairant avec sa notion d'«asabiyya» l'un des concepts centraux de sa sociologie. C'est une solidarité de groupe, un sentiment d’appartenance collective, un esprit de corps. À l’origine, elle repose sur les liens de sang, mais elle peut naître de la cohabitation, de la religion, d’idéaux communs, d’intérêts partagés. Ibn Khaldoun constate qu'elle est plus forte chez les nomades que chez les sédentaires.
Evidemment, l'analyse du grand penseur arabe du XIVe siècle n'est pas directement applicable à notre situation - mais comme Le Prince de Machiavel, elle peut, très utilement, être transposée dans des termes contemporains.
Ce conflit de territoires, projeté dans les centre-villes, est relativement récent dans notre pays. On l'avait déjà observé, sous une autre forme, lors de la crise des Gilets Jaunes. Contrairement aux manifestations sociales traditionnelles, qui se déroulent dans l'Est parisien (République-Nation-Bastille), les Gilets Jaunes sont d'emblée venus dans les quartiers plus riches de l'Ouest parisien. On constata alors que les "jeunes des cités" s'étaient globalement tenus à l'écart des Gilets Jaunes. Ce n'était pas la même sociologie, pas la même "asabiyua" aurait dit Ibn Khaldoun.
Jusqu'à ces dernières années, la «rivalité de pouvoirs pour un territoire» s'exercait principalement dans le contrôle des cités de banlieue, par des groupes de jeunes et/ou de délinquants liés au trafic de drogue. La police y accède difficilement, de même que les pompiers ou les services de secours. On a appelé cela «les territoires perdus de la République» ou «les zones de non-droit». Même si elle le regrettait, la majorité de la population française, notamment les catégories supérieures, restait globalement indifférente. Pour une raison simple : cela ne se passait pas "chez nous", mais "chez eux". En clair, qu'ils se débrouillent... tant que l'on est tranquille "chez nous".
Cette période semble prendre fin : depuis les sanctuaires de la périphérie, des «raids» spontanés d'appropriation temporaire du territoire sont désormais menés contre les zones centrales. Un récent épisode à La Baule, station balnéaire chic à portée de train des quartiers populaires de Nantes, l'a montré, suscitant une vive émotion.
La géopolitique est une méthode qui permet de décrire des conflits, sans préjuger de la justesse des causes des uns et des autres. Mais, comme le disait Charles Péguy : «Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.»
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"A ce moment-là, elle n’est encore personne pour le grand public et sait qu’elle doit absolument se trouver un petit quelque chose qui puisse agir comme une marque distinctive : un chapeau, un poireau ou que sais-je encore !"


























