À l’occasion de sa visite à l’Ordre de la Libération, le Président de la République, Emmanuel Macron, a découvert l’exposition temporaire « Combattre sur tous les fronts, les aviateurs de la France Libre », qui a ouvert ses portes hier.
Cette visite a également permis de rendre compte des différentes actions conduites par l'Ordre pour faire rayonner son héritage à l’échelle nationale, notamment à travers des projets menés avec les collectivités, des partenariats avec l’Éducation nationale, des actions de médiation à destination des enseignants et les travaux scientifiques.
© Manon Pradier / Présidence de la République
Deux jours après le cinquième anniversaire de la disparition d’Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, la venue du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, à l’Ordre résonne d’une importance particulière.
Ce rendez-vous est l’occasion de rappeler la mission essentielle de l’Ordre de la Libération : transmettre l’héritage des Compagnons, et faire rayonner les valeurs d’engagement, de courage, de don de soi et de détermination qui les caractérisent.
C’est aussi faire écho au dernier message d’Hubert Germain, à cette mission qu’il nous a confiée : garder les braises, dont la jeunesse de France a besoin aujourd’hui, rougeoyantes.
Un héritage qui nous rassemble : par la diversité de leurs origines et de leurs parcours, les Compagnons incarnent une France unie dans l’épreuve par un même idéal.
© Manon Pradier / Présidence de la République
Le 25 septembre, le 1er RPIMa (1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine) a célébré la Saint-Michel, en présence du colonel Achille Muller, dernier SAS de la seconde guerre mondiale encore en vie et parrain du régiment, ainsi que du général d'armée Thierry Burkhard, ancien CEMA et délégué national de l’Ordre de la Libération.
Outre la traditionnelle prise d’armes de la Saint-Michel, plusieurs séquences ont rythmé la journée :
L’inauguration du passage des Compagnons de la Libération, en présence des classes de défense affiliées au régiment, afin d’honorer les SAS de la Seconde Guerre mondiale, Compagnons de la Libération qui, par leur audace et leur refus de la défaite, contribuèrent très largement à la libération de la France.
La remise de la médaille de la Résistance française à titre posthume par le général Burkhard à la petite-nièce de Marcel Friedmann, SAS de la seconde guerre mondiale, décédé en Hollande en 1944. Le 1er RPIMa aura passé sept années à rechercher la dépouille de Marcel Friedmann ainsi que sa famille. Celle-ci, désormais établie en Australie, a fait le déplacement, très honorée de cette mise à l’honneur de leur aïeul.
Enfin, la présentation des mémoires du colonel Achille Muller, co-écrits avec le chef de bataillon Hervé Manificat, et préfacés par le général Burkhard, pour comprendre le sens réel de la devise du régiment « Qui ose gagne » et pour que les jeunes affûtent leurs forces morales.
Une journée placée sous le signe de la mémoire, de la transmission et de l’héritage des pionniers SAS, dont l’engagement continue d’inspirer les générations actuelles.
Henri Fertet, parrain de la première promotion du service national, est né en 1926 dans le Doubs. Il rejoint à 15 ans un groupe de résistance à Larnod, qui devient en 1943 le groupe-franc FTP « Guy Mocquet ».
Sous le pseudonyme d'Émile, il dirige plusieurs opérations armées contre l'occupant allemand autour de Besançon. Arrêté par la Gestapo le 2 juillet 1943, il est torturé puis condamné à mort par un tribunal militaire.
Le 26 septembre 1943, il est fusillé à la Citadelle de Besançon à l'âge de 16 ans.
Avant de mourir, il écrit une dernière lettre. Les mots d’Henri Fertet ne nous parlent pas seulement du passé. Ils nous interrogent sur ce que nous voulons transmettre aujourd’hui : le sens de l’engagement, le goût de la liberté, et cette capacité à placer, lorsque les circonstances l’exigent, quelque chose de plus grand que soi au-dessus de son propre destin.
8 juillet 1940.
Continuer le combat.
Naissance des Forces aériennes françaises libres.
La France vient de signer l’armistice.
Pourtant, certains refusent que le combat s’arrête.
Peu d’hommes. Peu de moyens. Aucune certitude.
Une décision est prise : continuer.
Le général de Gaulle crée le 1er juillet les Forces aériennes françaises libres (FAFL) qu’il confie au contre-amiral Muselier. Leur création est officialisée le 8 juillet 1940.
Partir. Quitter la France. Rejoindre l’Angleterre.
Choisir l’incertitude plutôt que le renoncement.
Pilotes. Mécaniciens. Personnels navigants.
Ils étaient peu nombreux.
Mais leur histoire traversera les ciels d’Europe,
d’Afrique et bien au-delà. Six unités recevront plus tard le titre de Compagnon de la Libération.
[Le saviez-vous ?] Parmi les Compagnons de la Libération et les médaillés de la Résistance française figuraient aussi des #Américains. 🇺🇸
Quatre Américains ont été faits Compagnons de la Libération : John Hasey, décoré par le général de Gaulle en 1942, James Worden, Jacques Tartière et le général Dwight D. Eisenhower, commandant suprême de toutes les forces alliées en Europe.
Parmi les 41 Américains titulaires de la médaille de la Résistance française, figure Lucienne Dixon, née à New York. Engagée dès 1941, elle assure des missions de déchiffrement de messages venus de Londres. Arrêtée à plusieurs reprises, elle est emprisonnée à Fresnes puis déportée à Ravensbrück, avant d’être rapatriée en 1945.
En ce #4juillet, alors que les États-Unis célèbrent 250 ans d’indépendance, ces parcours rappellent que le combat pour la liberté fut aussi une histoire partagée, faite d’engagements et de solidarité au-delà des frontières.
Et si les derniers Compagnons de la Libération avait toujours des choses à nous apprendre ?
En 2009, à 25 ans, @NicoPrincen rencontre quelques-uns des derniers acteurs de la France libre qui acceptent de se confier à lui. Dans ces entretiens inédits, réalisés au musée de l’Ordre de la Libération, ces hommes livrent leurs souvenirs, leurs combats et leurs espoirs.
Reprenant leurs mots, Leçons de courage, nous plonge, à travers ces conversations épiques, drôles et bouleversantes, dans l’épopée de la France libre et nous interroge sur les ressorts de l’engagement alors que tout semble perdu.
Hier soir se tenait la projection privée du film La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom, organisée par TF1.
Un moment fort autour de cette grande fresque consacrée au Général de Gaulle, portée par la réalisation d’Antonin Baudry, qui éclaire également avec précision le parcours des Compagnons de la Libération au premier rang desquels, le général Leclerc, et leur engagement décisif pour la liberté de la France.
À cette occasion, le général d'armée (2S) Thierry Burkhard a salué une œuvre ambitieuse qui porte sur grand écran une page majeure de notre histoire. Il a rappelé combien la transmission d’un récit historique fidèle est essentielle à l’heure où la désinformation et les tentatives de réécriture de l’Histoire se multiplient.
Merci à @TF1 et à sa secrétaire générale, Julie Burguburu, pour leur accueil et cette soirée placée sous le signe de la mémoire et de la souveraineté culturelle.
Hier, la France a honoré un homme qui a compris une chose : savoir, c’est aussi agir 🇫🇷
Le 23 juin, lors de la cérémonie de panthéonisation, les citations militaires de Marc Bloch ont été lues devant la Nation par le général d'armée (2S) Thierry Burkhard.
Un choix particulièrement symbolique.
Médaillé de la Résistance française, plus de 80 ans après son engagement, les mots qui saluaient son courage militaire ont ainsi été portés sous la coupole du Panthéon par celui qui veille aujourd'hui sur l'héritage de cette distinction.
« Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance ne s’éteindra pas. »
Hier, en présence du président de la République, Emmanuel Macron, du général d’armée (2S) Thierry Burkhard et des plus hautes autorités de l’État, nous avons rendu hommage à celles et ceux qui ont répondu à l’appel du 18 juin du général Charles de Gaulle.
À celles et ceux qui ont su dire “non” pour défendre l’honneur, la liberté et l’avenir de la France.




















