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Consultant stratégie politique & publique. Scénographe. Conférencier globetrotter. ex-enseignant ESSEC/ISMAPP. 💙 la France, l’Europe, la République, la Liberté

Paris
Joined September 2011
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L’esprit de dénoncer, l’esprit de l’ironie, l’esprit du rire. Le goût du beau et de l’esprit français. A retrouver dans les prochaines campagnes… 😎🇫🇷⚔️ #Surprendre #Elever #Convaincre #Emmener
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Dans les cortèges samedi, l'obsession du pouvoir d'achat! Qui peut s'étonner? - Dans les années 1990, la gauche française et les syndicats ont milité pour la société des loisirs et du temps libre, en réalité pour une économie de services qui fabrique des smicards, à la différence des économies industrielles et manufacturières. - Aubry, Strauss Kahn, Jospin, Voynet parlaient de la "fin du travail". Ils se sont plantés. le monde qui nous entoure travaille beaucoup plus que nous! - Pour ceux qui veulent augmenter leurs revenus: 39h, 4 semaines de CP, 2 jours fériés travaillés et âge de départ en retraite indexé sur l'espérance de vie. Tout le reste est secondaire. Images Le Point et le Républicain Lorrain
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OMNIPRÉSENTS DANS LES MÉDIAS : L'ARNAQUE DES SYNDICATS LYCÉENS - Ils sont omniprésents sur les plateaux télévisés, dans les reportages et les témoignages consacrés à l'actualité scolaire. De France Inter à BFM TV, en passant par Le Monde, les représentants des prétendus « syndicats lycéens » sont régulièrement sollicités pour exprimer les revendications et donner le sentiment de porter la voix de toute une génération. Le problème : ces organisations sont en réalité des associations, et leur représentativité est pour le moins discutable. L'Union syndicale lycéenne revendique ainsi 3 500 adhésions, un chiffre déclaratif qui ne fait l'objet d'aucune vérification indépendante publique. « Les Lycéens ! » et Renouveau lycéen ne publient pas davantage de données consolidées permettant de mesurer leur implantation réelle (qui est visiblement très faible). DES ÉLECTIONS AUX RÉSULTATS ÉLOQUENTS Regardons les élections de 2025 des quatre représentants lycéens au Conseil supérieur de l'éducation. Le corps électoral comptait 1 356 grands électeurs, issus des instances académiques de la vie lycéenne. Seulement 462 ont participé au scrutin, soit 34 % de participation. Les deux listes arrivées en tête, soutenues par l'association « Les Lycéens ! », ont recueilli respectivement 167 et 108 voix. La première liste n'a donc obtenu que 167 suffrages, soit 36,78 % des 454 suffrages exprimés. Rapportés aux 2 261 100 lycéens recensés en France à la rentrée 2025, ces 167 votes représentent 0,0074 % de la population lycéenne. Plus embarrassant encore : le tribunal administratif de Paris a annulé le 30 juillet 2026 les opérations électorales, estimant qu'une irrégularité dans la campagne avait été susceptible d'en fausser les résultats. L'OMNIPRÉSENCE MÉDIATIQUE EN GUISE DE LÉGITIMITÉ Voilà le véritable paradoxe : alors que ces associations ne disposent d'aucune représentativité nationale établie à la hauteur de leur exposition médiatique, leurs dirigeants sont régulièrement présentés comme les porte-parole de la jeunesse lycéenne. Les journalistes de l'audiovisuel public, notamment sur France Inter, France Culture et Franceinfo, leur accordent une place considérable dans les débats, interviews et reportages. Le problème n'est évidemment pas qu'ils puissent s'exprimer, mais que leur statut de représentants de toute une génération ne soit jamais questionné. Combien d'adhérents ? Quelle implantation réelle ? Quelle légitimité démocratique ? Autant de questions que les journalistes devraient systématiquement poser avant de leur tendre un micro. Une poignée de militants ne constitue pas, à elle seule, la voix de 2,26 millions de lycéens.
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Le problème des entreprises face à l’IA n’est pas technologique. C’est leur bureaucratie. À quoi bon disposer d’une IA capable de travailler en quelques secondes si chaque décision exige trois semaines de validation ? Notre tribune avec @dr_l_alexandre
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Seuls 1 % des lycéens sont syndiqués, mais les syndicats lycéens ont pignon sur rue au ministère de l’Éducation nationale et sur tous les plateaux télé. Alors même que la plupart sont des succursales de la gauche la plus radicale, on voudrait nous faire croire qu’ils parleraient au nom de la jeunesse dans son entièreté. La réalité est pourtant bien plus complexe. Tandis que l’intersyndicale jeunesse réclame 250 000 places supplémentaires à l’université et l’abolition de toute sélection, 63 % des 18-24 ans sont favorables à la sélection à l’entrée à l’université (un chiffre plus élevé encore que chez les Français dans leur ensemble !) Quand cessera-t-on d’invisibiliser cette jeunesse majoritaire au profit de militants qui, bien souvent, ne représentent qu’eux-mêmes ? 📎 amzn.eu/d/0dKHbhzz
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Un baltringue socialiste de plus. Ces gens sont une plaie intégrale pour le pays. Pour la liberté. Pour les gens modestes, qui a la fin, paieront. Pour la paix civile. Que cette disposition débilissime soit vite dégagée dans le processus législatif définitif.
10 milliards d'euros de recettes estimées : mon amendement créant une taxe sur les flux de données numériques vient d'être adopté par l'@AssembleeNat . Elle sera payée par les fournisseurs de contenu, d'abord par les plateformes étrangères qui émettent l’immense majorité des flux en France vers les abonnés, qui n'auront rien à régler. @socialistesAN #PLF2027
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L'amendement I-1358 ne contient aucune disposition interdisant la répercussion de la taxe sur les abonnés par les fournisseurs de contenu. Rien ne garantit que les utilisateurs finaux n'en supporteront pas le coût. assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendem… telesatellite.com/actu/70090-bud…
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Chronologie du piratage de la DGFIP : - Le communiqué de la DGFIP : "c'est une attaque sophistiquée sans précédent" - La presse "célérusses" - Twitter : "LOL" - Le juge d'instruction : mise en examen de "Casquette", 16 ans et de "ChatNoir", 18 ans. lemonde.fr/pixels/article/20…
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Comme ceci est bien écrit … merci @jFrene_ #Talent
1/2 J’ai vu Les Misérables. Il y a un absent : les pauvres. Curieuse tendance à parler d’eux à chaque phrase sans jamais les voir vraiment. On n’a sans doute jamais mis autant d’ardeur à saccager un chef-d’œuvre. Le réalisateur, Cavayé, trahit l’auteur, Hugo. Messieurs de l’Académie, s’il vous plaît, un César pour Brutus. On invente des scènes, on en supprime à sa guise. Il faut dire qu’Hugo mérite la rature. Le réalisateur a envers lui la fidélité des Thénardier. Ah ! ces fameux Thénardier ! Lavernhe joue le mari, Cottin l’épouse. Il n’eût pas été inconvenant d’inverser les rôles. L’homme a la dentition blanche, la femme une peau parfaite ; ces Thénardier, plutôt zadistes que miséreux, viennent peut-être de Saint-Germain. Le personnage masculin le mieux réussi est sans doute Monsieur Fauchelevent. Pourquoi ? C’est qu’il n’apparait pas dans le film. Le personnage féminin le plus abouti est sans doute Fantine. Pourquoi ? C’est qu’on a daigné lire ses pages. L’évêque Bienvenu, hapax moral dans la vie de Valjean, disparaît en trois minutes ; une le temps de le regarder boire sa soupe, les deux autres pour lui donner les chandeliers. On ne mentionne pas sa mort. C’est bête. Référence manquée à l’un des plus beaux chapitres de toute l’œuvre hugolienne (Monsieur Madeleine en deuil). On voit Madame Magloire, on ne voit pas Mademoiselle Baptistine. Cosette fille est réussie, Cosette femme est ratée. La vieillesse est un naufrage. On invente Cosette dame, nouvelle narratrice on ne sait d’où venue. Marius va sur les barricades comme à la fête foraine. Il n’écrit plus à Cosette. Le banc en pierre du jardin de la maison de Cosette sur lequel il dépose ses lettres enflammées n’existe plus. D’ailleurs, le jardin de cette maison n’existe plus. Marius ne lui dit plus « Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore. Mourir d’amour, c’est en vivre. » Trop lyrique. Marius ne lui dira rien, c’est mieux. L’amour est une amourette sans charme. L’idylle rue Plumet est une passade. Puis Marius n’a pas de temps à consacrer à son père mort, à connaître le deuil, à « se vêtir de la nuit » pour s’habiller en noir, ni celui de se disputer pendant des pages entières avec son grand-père royaliste Gillenormand. Sur les barricades, Enjolras ne discourt plus. Le vocabulaire lui manque. Lui qui avait le marbre d’un Mirabeau est taillé dans la faïence d’un Léaument. Lui qui était si grand dans le livre est si petit dans le film. Grantaire ne meurt plus en criant vive la République ; Courfeyrac est invisible ; Prouvaire est introuvable ; plus personne ne pleure sur la dépouille de Gavroche, hormis son père, qui est mystérieusement là. Gavroche, qui a fait une teinture, se vautre davantage dans le caniveau de Cavayé que dans le ruisseau de Rousseau. Il ne chante pas Voltaire. Gavroche est déraciné. Hugo montre le gamin de Paris, Cavayé montre un môme quelconque. Et puis, fratricide inexpliqué, on ôte à Gavroche ses deux frères, « ses enfants », comme le dit Hugo. Ils ne méritent pas d’apparaitre à l’image. Éponine, fille Thénardier, n’a plus sa sœur, Azelma. Parité, nous dira-t-on, sans doute. Il n’est pas question de regarder scrupuleusement l’écran avec le livre sur les genoux, cherchant le moindre écart. Il s’agirait seulement de respecter l’œuvre en question, en l’occurrence peut-être la plus grande de la littérature française.
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À lire, bonne analyse sur les défis de l’IA. Quand on voit l’état de fracturation du pays et d’effondrement des services publics et des finances publiques dans une période de paix et de croissance, on a du mal à imaginer que ça va bien se passer avec le défi considérable de l’arrivée de l’IA sur la société française. Attachez vos ceintures et faites confiance à des leaders pragmatiques et surtout pas à des idéologues. Il faudra beaucoup de pragmatisme et d’agilité dans les années qui viennent à la tête du pays….
Voici ce qu’il va se passer. D’ici 5 ans, 2 ans d’après les plus optimistes, les IA sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui. D’ici 15 ans, peut-être 10 d’après les plus optimistes, les robots sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui. Mais cela ne veut pas dire que tous les humains seront remplacés dans leurs emplois instantanément. Pour trois raisons : 1. La société sera longue à s’adapter. Tous les process d’entreprises, les masses salariales, les procédures RH, les organisations d’usines, les méthodes de travail, etc. devront se réinventer. Cela prendra du temps, des consultants, créera beaucoup d’hétérogénéités entre entreprises. Une grande part de l'organisation sociale actuelle repose sur des conventions, pas des nécessités économiques. Pléthore de gens doivent leur emploi à l'inertie des institutions, au fait que les chefs veulent de grosses équipes, que c'est souvent plus facile d'embaucher que de licencier. Beaucoup d'entreprises ne s'adapteront jamais, et continueront tant que leur rente de situation leur permettra, avant de disparaître et se faire remplacer. Ce processus pourra durer longtemps. 2. La société ne voudra pas s’adapter. Non seulement les lois limiteront beaucoup d’usages (en médecine, dans les professions réglementées, dans l’éducation, le recrutement, la justice, les infrastructures critiques, que l’AI Act européen classe déjà « à haut risque »), mais aussi de grands mouvements luddites réclameront plus de lois. On a l’exemple de ces dernières semaines des mathématiciens : vingt-cinq médaillés Fields ont dénoncé dans Le Monde, le 11 septembre, un « grave désalignement » de l’IA en mathématiques, et plus d’un millier de chercheurs réunis dans l’Association for Human Mathematics se sont engagés à ne pas travailler pour les entreprises d’IA ni à publier de texte généré par une machine, une partie d’entre eux renonçant à tout usage de l’IA dans leur recherche. On sait bien que ça n’empêchera pas les Américains et les Chinois de les rendre obsolètes en quelques années, mais ces résistances locales ralentiront la transition. Il y aura des centaines de pétitions anti-centres de calcul, et des milliers de zadistes qui mettront le feu à des grands projets d’infrastructure IA. Bientôt notre quotidien sera fait de tribunes et d'actions anti-IA. 3. Les contraintes physiques ne se relâcheront pas tout de suite. Il va falloir beaucoup, beaucoup d’électricité, de centres de calcul, mais aussi d’usines à servomoteurs, actuateurs, d’acier de précision. Et construire, ça prend du temps, ça demande des permis, des négociations. Construire des centrales nucléaires en masse, ça prendra 20 ans, avoir un écosystème qui produit à l'échelle, sans doute autant. Mais il faut se rendre compte d'une chose : me plus probable est que le monde soit déjà engagé sur un chemin irréversible. Nous sommes déjà tous morts (en tant qu’organisations sociales) mais beaucoup ne le savent pas encore. Tout comme une fois que la révolution industrielle avait commencé à Manchester à la fin du XVIIIe siècle, les sociétés traditionnelles partout sur terre étaient déjà mortes sans le savoir. La Chine des Qing, la plus grande puissance mondiale de l’époque, n’est morte qu’en 1912. Mais elle a fini par mourir. Le Japon n’est pas mort, mais il s’est transformé avec Meiji de telle façon qu’il soit totalement méconnaissable. Ainsi, dans les 20 ans à venir, de grandes nations tomberont, et la plupart seront au mieux totalement méconnaissables. La période de transition durera une vingtaine d’années. Et à l’issue de cette période, le monde aura connu l’équivalent au moins d’un bon siècle de développement. Le passage de 1820 à 1920. Pour un dirigeant français au XIXe siècle, il n’y avait en réalité qu’un seul véritable enjeu : faire en sorte que la France passe du stade de grande puissance agraire à celui de grande puissance industrielle. De la même façon, il n’y a qu’un seul enjeu pour nous désormais : que nous réussissions notre passage au stade de grande puissance IA. Car sinon, ce ne sera pas seulement la paupérisation et la vassalisation, mais aussi l’explosion sociale et la montée de la violence. 15 ans sans croissance et la France s’embrase déjà et ses élites s’enfuient. Imaginons 30 ans de plus. Pour devenir une grande puissance IA, il n’y a que trois choses à faire, par ordre de difficulté : 1. Acquérir le maximum de maillons et de goulets d’étranglement de la révolution IA. De l’énergie en abondance (construire du nucléaire en masse et tenir le cycle du combustible), des centres de calcul bien sûr et tout ce qui les alimente (transformateurs, aciers électriques, électronique de puissance, refroidissement), mais encore se remettre à faire des terres rares et des aimants, du silicium, du gallium, du lithium, des puces et de la mémoire, des équipements et gaz de fab, des réducteurs, moteurs et actionneurs, de la machine-outil de précision, des capteurs et de la photonique, des câbles et réseaux, etc. La révolution IA est une révolution qui s'apuie sur de l'infrastrcuture physique. Sans ça, non seulement nous serons les vassaux de ceux qui posséderont ces maillons, mais toute la richesse fuira vers ceux qui les possèdent. 2. Adapter notre système socio-économique à l’IA. Donc modifier toutes les lois, toutes les contraintes. Faire basculer l’administration, les entreprises, le plus rapidement possible dans le monde de l’IA. Créer des incitations, des facilités, des formations. Adapter les institutions, l’école, la médecine, etc. Les révolutions technologiques sont dépendantes des institutions qui les diffusent, et les nôtres sont faites pour le monde d’avant. 3. Créer une organisation sociale qui accompagne la transition sans exploser. Lors de la révolution industrielle, les campagnes se sont vidées, les villes se sont remplies d’ouvriers, la pauvreté de masse est devenue la grande question de l’époque, des révoltes, le quotidien était rythmé par les révolutions, les instabilités, les avènements de régimes autoritaires. La bascule rapide du système économique a provoqué des changements sociaux qui ont créé beaucoup de souffrance et ont emporté les gouvernements. Pour notre transition, nous allons avoir besoin de beaucoup d’électriciens, de constructeurs de data centers, d’ingénieurs nucléaires, de techniciens de puces. Mais une grande partie des métiers du tertiaire seront devenus inutiles. Des cohortes entières de diplômés du supérieurauront encore moins de débouchés professionnels qu'aujourd'hui. C'est ma recette habituelle des révolutions. Le cas extrême, c'est la révolte des Taiping, chez les Qing. En 15 ans, trente millions de morts. Presque deux fois la première guerre mondiale, parce que l'ordre social ancien ne pouvait survivre à la révolution industrielle. Nous avons donc trois choses à faire seulement, mais trois défis majeurs, qui se heurtent à deux problèmes : 1. Le déni. Notre cerveau n’est pas fait pour penser les ruptures. Il est fait pour penser que demain ressemblera à hier, en un peu différent. Or, l'histoire fonctionne par sauts. Et nous sommes sur le point de faire un des plus grands sauts de l'histoire de notre espèce. 2. Le conservatisme des élites. Les élites par définition sont les bénéficiares du statu quo. Leur incitaiton ets donc de ralentir la transition pour maintenir leur pouvoir le plus longtemps possible. Reste donc à sortir du déni et changer nos élites.
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Macron, aujourd'hui à Marseille : « Les réseaux sociaux abîment nos démocraties. » Une semaine après les violences du 17 octobre, le diagnostic du président n'est pas que quelque chose ne tourne plus rond dans le pays. C'est que le thermomètre est cassé. Il y a deux types de gens dans la vie. Ceux qui prennent le feedback du réel. Le produit ne se vend pas ? On change le produit. Le code plante ? On corrige le code. Les clients partent ? On se demande pourquoi. Et ceux qui pensent que le réel va finir par se plier au plan. Que si ça ne marche pas, c'est qu'on n'a pas assez expliqué, pas assez financé, pas assez « fait de pédagogie ». Et que ceux qui signalent l'échec sont le problème. C'est la signature de tous les collectivismes. On veut fabriquer un homme nouveau. On a un projet de société dessiné sur un tableau blanc, et on est persuadé qu'il finira par s'imposer. Le réel résiste ? C'est la faute des saboteurs. Hier les « populistes » et les fake news. Aujourd'hui les réseaux sociaux. Hayek appelait ça la présomption fatale : croire qu'une poignée de gens brillants peut organiser une société mieux que des millions d'individus qui ajustent leurs choix au réel, en temps réel. Les réseaux sociaux, c'est précisément ça. Le signal brut du pays réel. Ce que les gens voient, vivent et ressentent, sans passer par une rédaction ou un conseiller de l'Élysée. Évidemment que c'est polarisant. Le réel devient polarisant quand on l'a ignoré pendant trente ans. Le multiculturalisme à outrance, l'ouverture sans limite et sans exigence d'assimilation : ça ne marche pas. Ça se voit dans la rue, ça se voit dans les urnes, partout en Europe. L'étatisme économique à outrance : ça ne marche pas non plus. Un des pays les plus taxés au monde, des services publics qui se dégradent, et des centaines de milliers de gens dans la rue contre la vie chère. Le plan a échoué. Le réel envoie le signal. Et que fait le pouvoir face au signal ? Il ne corrige pas le plan. Il s'en prend au signal. En 2023, pendant les émeutes, il évoquait déjà de « réguler » voire de « couper » les réseaux. Aujourd'hui, il reconnaît lui-même que les violences du 17 octobre n'avaient « pas du tout » été anticipées. Évidemment. Quand on passe son temps à casser le thermomètre, on ne voit pas la fièvre monter. Taleb l'explique très bien : quand on étouffe les petites corrections, on ne supprime pas le problème, on le stocke. Il ressort plus tard, d'un coup, et beaucoup plus violemment. Interdire les petits feux de forêt, c'est préparer le grand incendie. Plus tu t'obstines contre le réel, plus la facture est lourde. L'URSS s'est obstinée soixante-dix ans. Le réel gagne toujours. La seule question, c'est le prix qu'on paie avant de l'admettre. Un entrepreneur qui ignore le feedback de ses clients fait faillite en dix-huit mois. Un État qui ignore le feedback de ses citoyens peut tenir des décennies. Mais c'est toute la société qui paie la note. Les réseaux sociaux n'abîment pas la démocratie. Ils abîment le monopole de ceux qui pensaient pouvoir décider à la place du réel. Ouvrez les yeux.
Macron sur les réseaux sociaux : "Les réseaux sociaux abîment notre démocratie. C’est parce qu’ils polarisent. Parce qu’ils sont pour certains des instruments de mobilisation." Quel discours liberticide.
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Stéphane Boujnah fait ici un travail de pédagogie nécessaire en rappelant ce que les autres pays européens ont fait pour retrouver des finances publiques saines, certains il y a plus de 30 ans, d'autres plus récemment. Rien de nouveau... sauf en France ! La réaction des journalistes sur le plateau est assez fascinante, démontrant une fois encore à quel point 1. Nos débats sont autocentrés 2. Notre culture économique est nulle 3. Nous sommes immatures du point de vue politique.
Ce soir sur #Quotidien, le président d’Euronext rappelle une réalité que @bayrou dénonce depuis des années : la France vit à crédit. Après le #PLF, les débats sur le #PLFSS posent à nouveau la question du financement de nos dépenses publiques. Aux #extrêmes qui réclament davantage de dépenses ou rejettent les économies proposées, une question simple : comment financez-vous vos choix ? Chaque euro supplémentaire consacré aux intérêts de la #dette est un euro qui ne va ni à nos hôpitaux, ni à nos écoles, ni à l’avenir de nos enfants. La responsabilité politique commence par dire comment on finance ses promesses. Elle ne s’arrête pas au vote d’un amendement.
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Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌 "La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps. La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression. Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien. Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée. Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions. Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible. Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe. L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots. Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots. Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants. Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté." Christophe Clavé
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On a envie de reprendre la célèbre tirade de Cyrano : Sociologique : « Ils pillent ? C'est qu'ils sont victimes de racisme  ! » Psychologique : « Ils brûlent ? C'est qu'ils sont angoissés par l'avenir ! » Économique : « Ils volent ? C'est la faute au néolibéralisme ! » Écologique : « Ils cassent ? C'est qu'ils sont climato-anxieux ! » Politique : « Ils attaquent des policiers ? C'est à cause de la violence d’État ! » Dans ce petit théâtre des excuses, la violence symbolique est toujours exagérée,  la violence physique toujours relativisée. Et cette rhétorique porte : 47 % des moins de 35 ans et 64 % des sympathisants LFI estiment qu'il faut parfois recourir à un certain degré de violence pour faire avancer ses idées. À force de faire des individus les jouets de leur condition sociale, on leur retire leur première dignité : celle d'être responsables de leurs actes. La culture de l'excuse est usée jusqu'à la corde. Les Français ordinaires, ceux qui travaillent, élèvent leurs enfants payent leurs impôts et leurs amendes, n'en peuvent plus. La première urgence est de punir les violents. La seconde est de combattre les discours qui légitiment leur violence
"Pour en finir avec la culture de l’excuse" ➡️ Écoutez la signature d'@EugenieBastie sur #Europe1 #Europe1Matin
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C’est en fait le paradoxe de Tocqueville qui nous éclate à la figure. Dans l’un des pays qui redistribue le plus au monde, le pays qui égalise le plus les conditions objectives d’existence, qui donnent le plus de chance à tous, qui donne culture, éducation et enseignement supérieur gratuitement à tous, qui respecte le plus les droits de l’homme, dans ce pays de cocagne donc, une part significative de la population est persuadée qu’elle vit dans un enfer d’injustices et de violences systémiques. Comme l’avait très bien montré Tocqueville, plus il y a d’égalité, plus les inégalités qui restent deviennent insupportables. Notamment parce que la société méritocratique, par rapport à l’ancien régime fondé sur la naissance, a cela de terrible qu’elle rend les gens responsables de leurs conditions.
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Factuel. Rien à redire. Sauf à vouloir regarder lâchement mourrir la France et la paix civile, il faut combatte les « ils », quels qu’ils soient. La base.
Ils ont laissé les facs devenir des ZAD permanentes. Ils ont laissé l’extrême gauche utiliser les facs et les lycées enseigner l’occupation, le blocage, la casse et l’affrontement avec la police. Ils ont laissé les cités s’enfoncer dans les trafics, la violence et le rejet de l’autorité. Ils ont encouragé la victimisation et la culture de l’excuse. Ils ont laissé le rap glorifier la violence, l’argent facile et le mépris de la police. Ils ont flatté les pires comportements au lieu de les combattre. Ils ont laissé la culture racaille devenir la seule forme de virilité tolérée. Ils ont relativisé les sanctions et multiplié les excuses. Ils ont fait venir en masse des personnes originaires des pays les plus violents et les plus instables du monde et les ont logé en périphérie des plus grands ilots de richesses du pays. Ils ont en plus haut lieu imposé l’idée que la France était ontologiquement coupable.
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Dans un pays normal, la France insoumise serait interdite, son chef et ses sbires traduits devant les tribunaux. Si un parti de droite faisait ne serait-ce qu’un dixième de ce que se permet LFI, tout le monde hurlerait, à juste titre, au fascisme !
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Sur @LCI, chez Yves Calvi : si nous ne savons pas apporter une réponse collective rapide et puissante à cette journée noire, nous risquons de tomber dans la crise de régime, mais cette fois sans les ressources humaines, politiques, économiques et financières pour nous relever.
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Cette enseignante doit être exclue de l'éducation nationale. Ces propos mettent à mal les valeurs républicaines et constituent un danger d'endoctrinement évident pour notre jeunesse. @education_gouv @EdouardGeffray
Je suis certain que cette enseignante aurait soutenu Samuel Paty.
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Je profite de cette révolte de pacotille des lycéens pour vous re publier cette masterclass de Alain Finkielkraut pour les révoltes du CPE ! "Des parcours ou les enfants ne sont confrontés a rien et comparés a personne et ou de l'égale dignité des individus on conclue a l'égal génie de chacun" MASTERCLASS ABSOLUE ... 20 ANS PLUS TARD RIEN N'A CHANGE ....
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Hugo Duminil-Copin, médaillé Fields, explique dans Le Monde que l'IA a bouleversé son domaine de recherche, et il s'inquiète pour l'avenir des jeunes chercheurs. On peut avoir de l'empathie. Voir le travail d'une vie remis en question par une machine, c'est violent. Je le comprends. Mais il faut aussi le dire franchement : on ne décroche pas une médaille Fields en étant stupide. Ces gens font partie des cerveaux les plus brillants de la planète. Et c'est justement pour ça qu'ils ne peuvent pas rester assis à regarder la vague passer. L'IA ne tue pas l'intelligence. Elle tue la rente de l'intelligence. Celle qui consistait à creuser un seul trou, toujours plus profond, pendant 30 ans, dans une discipline que 200 personnes au monde comprennent. Le monde qui arrive va récompenser autre chose : la capacité à relier les trous entre eux. Maths, physique, biologie, code, design, business. Comme le répète Elon Musk, la vraie valeur sera dans le fait de connecter les disciplines pour résoudre des problèmes concrets pour l'humanité. Et ça, ça a un nom : entreprendre. Entreprendre, ce n'est pas un statut sur LinkedIn. C'est accepter de travailler sur un problème dont personne ne connaît la solution, ni même si elle existe. C'est exactement ce que fait un chercheur. Sauf qu'à la fin, il n'y a pas juste une publication. Il y a un produit. Un médicament. Une machine. Une énergie moins chère. Quelque chose qui change concrètement la vie de vrais gens. La majorité des gens intelligents vont devoir basculer vers la création de valeur nette. Pas parce que la recherche ne compte plus. Parce que le goulot d'étranglement a changé : on va bientôt avoir plus de réponses que de gens capables d'en faire quelque chose. Le "métier" au sens figé du terme, avec une fiche de poste et un périmètre bien rangé, va probablement disparaître. Ce qui restera, ce sont des gens curieux, transverses, qui prennent des risques et qui construisent. Aux chercheurs, ingénieurs, thésards, profs qui se sentent dépossédés en ce moment : vous avez déjà tout ce qu'il faut. La rigueur. L'obsession. La tolérance à l'échec. La capacité à rester des années sur un problème qui résiste. C'est littéralement le profil d'un fondateur. L'IA n'est pas votre remplaçante. C'est le plus grand levier jamais offert à un cerveau bien fait. Le monde a besoin de vous. Mais côté bâtisseurs. Allez construire.
🇫🇷🤖🧑‍🔬 FLASH | « Ils ont annihilé mon domaine de recherche » : le mathématicien français Hugo Duminil-Copin, médaillé Fields, révèle avoir PLEURÉ après qu’OpenAI a publié des centaines de travaux prétendant résoudre des problèmes mathématiques encore ouverts, dont 16 sur lesquels il travaillait. Il s’inquiète particulièrement de l’avenir des jeunes chercheurs et évoque un « démantèlement » de sa discipline. (Le Monde)
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Sylvain Tesson s'interroge sur ce président qui semble tout ignorer du pays qu'il dirige.👇
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