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At their Strategy Day, @renaultgroup showed @wandercraftai 's Calvin humanoid in production conditions- and announced a first deployment of 350 humanoids in their factories.
This is literally the moment when 🇪🇺 and 🇫🇷 are taking up the #humanoid #robots challenge.
Jean-Louis Constanza retweeted
Comprendre les tensions récentes entre la France et l’Allemagne
1. L'Allemagne débloque le plus gros budget militaire d'Europe (grâce à son énorme capacité d’endettement liée à deux décennies d’excédents construits en partie sur une monnaie et un marché favorable à leur économie et défavorables à l’économie française et italienne). 108 Md€ en 2026, contre 57 Md€ pour la France : presque le double. Et Berlin prévoit déjà près de 140 Md€ en 2027.
2. L’allemagne ne vas pas bien. Sa capacité d’endettement massive est une de ses dernières cartouches. Elle ne peut pas se permettre de la griller. Elle est dans une situation très fragile car son business modèle historique de transformer du gaz russe en machines outils à destination de la Chine est fini. Jusqu'en 2022, la Russie fournissait 55 % du gaz importé par l'Allemagne. Côté Chine, les exportations allemandes sont passées de 106 Md€ en 2022 à 81 Md€ en 2025, un quart de moins en trois ans. Le déficit bilatéral, lui, a été multiplié par plus de quatre : environ 20 Md€ en 2020, près de 90 Md€ en 2025. Un bon trou de 70 milliards à combler et qui va continuer à se creuser.
3. L’Allemagne a donc un besoin vital de transformer son budget militaire en refonte totale et profonde de son économie, en se rattachant à la nouvelle révolution Industrielle. Le capital-risque suit : 3,5 Md$ investis dans les start-up de défense allemandes en 2026, contre 375 M$ en France, soit neuf fois plus. Et cet argent est largement américain : le tour de 1,8 Md$ de Helsing a été porté par Dragoneer, Lightspeed, General Catalyst, Iconiq, Goldman Sachs et JPMorgan. Ces fonds parient sur une demande garantie par l'État allemand, qui a signé avec Helsing et Stark un accord-cadre pouvant atteindre 4,3 Md€.
4. L’Allemagne utilise le canal militaire pour 4 raisons :
a. Ce sont les besoins de l'époque, avec la montée des périls géopolitiques.
b. Les politiques et l’opinion publique allemands, largement défavorables à l’endettement, sont prêts à faire une exception pour des besoins de défense. ( En 2027, Berlin empruntera 85 Md€ pour la défense hors frein à l'endettement, contre 33 Md€ autorisés pour tout le reste du budget : deux fois et demie plus.)
c. La nouvelle révolution industrielle fondée sur l’ia et la robotique est essentiellement duale, c est à dire que des progrès dans le domaine militaire peuvent s’appliquer facilement dans le domaine civil.
d. Les dépenses militaires sont exemptées des contraintes des traités européens sur les interventions de l'État. Mini détail à l’importance capitale.
5. Alors que l’industrie civile allemande se délite en temps reel - depuis 2019, l'industrie automobile allemande a perdu 142 400 emplois, soit un poste sur six - tous les industriels allemands sont donc désormais comme des noyés en haute mer en train de se battre pour s'accrocher à une bouée de sauvetage : les budgets militaires allemands. Ils jouent leur survie, donc ils n'ont absolument aucune intention de laisser un Français toucher un seul euro de ce pactole. Sur 222 Md€ de commandes militaires allemandes passées entre 2020 et 2026, 3 % seulement sont allées aux autres Européens. (Mais 12% d’achats hors Europe, essentiellement américains. Il faut soigner l’alliance de revers.)
6. L’industrie de défense française est historiquement supérieure à l'allemande. En 2015, les groupes de défense français réalisaient 21 Md$ de ventes d'armes, contre 5,6 Md$ pour les allemands : près de quatre fois plus. En 2024, c'est 26,1 Md$ contre 14,9 Md$ : l'écart est tombé à moins du double, l'industrie allemande ayant presque triplé en dix ans. Plus le secteur de la défense allemand continuera grossir, plus il se clashera directement avec le secteur français.
Les deux grands programmes communs lancés en 2017 en sont les premières victimes. Le 8 juin dernier, Paris et Berlin ont acté que le SCAF ne pouvait pas être mené à bien, alors que Dassault avait l'avion et Airbus coté allemand tout le reste, drones compris. Le char commun a suivi le même chemin : avant-hier, le chef d'état-major des armées a annoncé devant l'Assemblée que l'Allemagne abandonnait le MGCS, quatre mois après la chute du SCAF. La France doit désormais lancer seule dès 2027 les études pour remplacer le Leclerc.
Le mouvement de séparation d’avec la France dépasse la défense : Ecosia, le moteur de recherche berlinois utilisé notamment par les ministères allemands abandonne Mistral cinq mois après l'avoir choisi pour remplacer OpenAI. Son PDG juge les modèles français en retard d'un an, et va jusqu'à reprocher à Mistral la part du nucléaire dans le mix électrique français.
7. Autrefois, les deux industries de défense allemandes et françaises avaient moins de sujets de contention. Elles ont construit ensemble le Transall, l'Alpha Jet, le missile Roland et l'hélicoptère Tigre, puis participé ensemble au NH90 et à l'A400M, chacun apportant ses points forts : le terrestre côté allemand ; l'aviation de combat, les missiles, les sous-marins nucléaires et la dissuasion côté français. Les drones et l'IA qui n'ont pas de propriétaire historique ont créé quant à eux une concurrence frontale. Dans le spatial, où la France dominait depuis Ariane et Kourou, l'Allemagne fait désormais cavalier seul avec pour but assumé de marginaliser la place de la France dans le spatial européen : l’Allemagne prévoit 35 Md€ d'ici 2030 pour le spatial militaire, finance ses propres lanceurs (Isar Aerospace a réussi sa première mise en orbite en septembre 2026) et lance sa propre constellation militaire d'environ 10 Md€, en doublon pourtant de la constellation européenne IRIS². Sur les systèmes autonomes, l’allemand Helsing est valorisée 18 Md$, contre 1,4 Md$ pour Harmattan AI, son équivalent français : treize fois plus. L'écart tient d'abord à la taille de la commande publique : outre l'accord-cadre déjà cité, Berlin finance les drones Helsing livrés à l'Ukraine, quand la DGA a commandé seulement 1 000 drones à Harmattan. Il tient ensuite à l'accès aux grands fonds américains, qui soutiennent particulièrement l’Allemagne (mélange de donnant donnant, de confiance financière et de stratégie géopolitique), alors que le tour de Harmattan a été mené par Dassault, acteur indispensable mais aux poches beaucoup moins profondes que celles du techno-capitalisme américain.
8. Cet argent militaire nourrit directement l'économie civile, car ces technologies sont duales comme nous l’avons vu. Le programme spatial allemand finance des constellations de satellites, des stations au sol et des capacités de lancement garanties : des infrastructures que l'économie civile utilisera.
9. La crise financière française arrive au pire moment, celui où la France aurait besoin de tripler son budget militaire pour se mettre au niveau de l’Allemagne.Tripler le budget militaire demanderait environ 114 Md€ de plus, soit à peu près 25% du montant des retraites versées. 25% c’est aussi le montant que touchent en plus les retraités Français par rapport aux retraités Belges. En d’autres termes si la France décidait que ses retraités devaient avoir le même niveau de vie qu’en Belgique plutôt que le niveau de vie le plus élevé de la planète, elle pourrait être au niveau des Allemands dans ses dépenses militaires qui décident du futur de la nation pour ce siècle. Économiquement et moralement faisable, politiquement impossible.
10. L'Allemagne est à la fois très agacée par l'endettement français, qui fragilise la zone euro et risque in fine de faire payer les épargnants allemands pour les retraités français, et en même temps bénéficiaire de cet affaiblissement. Merz l'a dit publiquement : il suit la situation française avec inquiétude, parce que la monnaie commune doit rester stable ; et bien sûr il a rappelé qu’il refuse toute dette commune européenne.
Mais une France qui s'endette pour des dépenses courantes est une France qui s'affaiblit, qui ne peut pas investir autant que l'Allemagne, qui doit céder du lest et bientôt devra vendre une partie des bijoux de famille, que l'Allemagne pourra racheter.
Le précédent est célèbre : en 2015, sous plan de sauvetage, la Grèce a dû céder l'exploitation de 14 aéroports régionaux à l'allemand Fraport.
Le mouvement a déjà commencé avec KNDS, le fabricant du Leclerc et du Leopard : l'État français, qui détenait 50 % du groupe, doit descendre à 40 % pendant que l'État allemand y entre à hauteur de 40 % pour environ 8 Md€. L’Allemagne a déjà gagné la parité sur l’autel des difficultés financières françaises. Demain, ce pourrait être les participations de l'État dans Thales, Safran ou Airbus.
Nous sommes donc face à une situation très préoccupante.
La prospérité économique de l'Allemagne se joue en bonne partie sur sa capacité à fragiliser l'industrie de défense française.
Les intérêts français et allemands se trouvent donc, comme bien souvent par le passé, de plus en plus désalignés.
Lorsque cela arrive, l’Europe vit en général des épisodes chaotiques.
Thank you @techniahqrobot for this nice piece on @WandercraftHQ's new site in Paris, for R&D + production + sales + everything else, capable of 2,000 units / y in a first stage.
Still think Europe has no serious humanoid robots?
@Wandercraft is building Calvin-40 in Paris alongside its medical exoskeletons.
Wandercraft has opened a new robotics site in Paris where it is developing medical exoskeletons and industrial humanoids.
Its lineup includes:
• Atalante X a self-balancing rehabilitation exoskeleton with 12 motors and articulated ankles
• Eve a personal exoskeleton with 12 motors, multidirectional walking and around 4 hours of battery life
• Calvin-40 an industrial humanoid using 3D sensing vision autonomous navigation and whole-body control for material handling
Calvin-40 is already working on Renault’s production line in Douai, and Wandercraft says a fleet of 350 robots is committed by 2027.
Years of work on balance and walking for exoskeletons are now feeding directly into humanoid robotics in France.
Welcome in Wanderland !!!
New robot factory opening in Paris by @WandercraftHQ @jlconstanza
@LaFrenchTech @LaFrenchFab
#robotics #exoskeletons #humanoids #PhysicalIA
Oui !
En ces temps de morosité totale, il y avait ce soir un grand moment d’enthousiasme qui faisait du bien à l’inauguration de la nouvelle usine Wandercraft.
4000m2 en plein cœur de Paris - ça n’avait pas dû arriver depuis 50 ans. Une usinecapable de sortir un robot humanoïde toutes les deux heures, avec pour objectif de monter à un million par an sous dix ans.
Sans doute une des plus grandes entreprises françaises du XXIe siècle en train d’être construite sous nos yeux.
Wandercraft c’est une histoire d’excellence typique de chez nous. Quelques copains polytechniciens, dont l’un qui a un frère ne peut pas marcher, et qui décide de consacrer ses facultés intellectuelles hors norme à le relever.
En quelques années à peine, le premier exosquelette français capable de faire marcher des paraplégiques est né.
La semaine dernière, Wandercraft a racheté son concurrent américain, ce qui fait désormais de lui le leader mondial. Leur robot autonome Ève est autorisé sur le marché américain et remboursé, ils viennent d’être autorisés maintenant en Europe.
Il faut voir l’émotion sur le visage des personnes qui n’ont pas pu marcher depuis 20 ans et qui tout à coup se tiennent à nouveau debout. Même quand on a vu la scène 100 fois, on continue d’être bouleversé par ce que peut le génie de quelques uns.
Et avec le savoir-faire permettant de relever des humains de 90kg, Wandercraft a développé cette année un robot d’usine humanoïde. Le seul sur terre à pouvoir porter des charges lourdes qui cassent le dos des ouvriers. Déjà déployé dans les usines Renault, bientôt chez une dizaine d’autres grands industriels.
Ce soir dans la salle, ne régnait que la conviction que tout est encore possible pour notre vieux pays.
J’y suis allé avec mon fils aîné, pour qu’il sache que sa patrie en a encore sous la pédale.
(Et que sa maman a un vrai métier, un des plus beaux du monde - car il nous accuse souvent de ne pas avoir de vrai métier, car ils ne sont pas simples à décrire.)
Jean-Louis Constanza retweeted
En ces temps de morosité totale, il y avait ce soir un grand moment d’enthousiasme qui faisait du bien à l’inauguration de la nouvelle usine Wandercraft.
4000m2 en plein cœur de Paris - ça n’avait pas dû arriver depuis 50 ans. Une usinecapable de sortir un robot humanoïde toutes les deux heures, avec pour objectif de monter à un million par an sous dix ans.
Sans doute une des plus grandes entreprises françaises du XXIe siècle en train d’être construite sous nos yeux.
Wandercraft c’est une histoire d’excellence typique de chez nous. Quelques copains polytechniciens, dont l’un qui a un frère ne peut pas marcher, et qui décide de consacrer ses facultés intellectuelles hors norme à le relever.
En quelques années à peine, le premier exosquelette français capable de faire marcher des paraplégiques est né.
La semaine dernière, Wandercraft a racheté son concurrent américain, ce qui fait désormais de lui le leader mondial. Leur robot autonome Ève est autorisé sur le marché américain et remboursé, ils viennent d’être autorisés maintenant en Europe.
Il faut voir l’émotion sur le visage des personnes qui n’ont pas pu marcher depuis 20 ans et qui tout à coup se tiennent à nouveau debout. Même quand on a vu la scène 100 fois, on continue d’être bouleversé par ce que peut le génie de quelques uns.
Et avec le savoir-faire permettant de relever des humains de 90kg, Wandercraft a développé cette année un robot d’usine humanoïde. Le seul sur terre à pouvoir porter des charges lourdes qui cassent le dos des ouvriers. Déjà déployé dans les usines Renault, bientôt chez une dizaine d’autres grands industriels.
Ce soir dans la salle, ne régnait que la conviction que tout est encore possible pour notre vieux pays.
J’y suis allé avec mon fils aîné, pour qu’il sache que sa patrie en a encore sous la pédale.
(Et que sa maman a un vrai métier, un des plus beaux du monde - car il nous accuse souvent de ne pas avoir de vrai métier, car ils ne sont pas simples à décrire.)
Perfect video by our ‘Égérie’ Marcela Marañon on @WandercraftHQ’s new HQ in Paris grand opening yesterday. Exos and humanoids, and hundreds of friends and partners in brand new 4500sqm with factory and R&D : ultimate hypergrowth machine !
instagram.com/reel/DeIEOeSIn…
L’enceinte Mallow sort aujourd’hui !
Après deux ans de développement, 6000 sessions de jeux avec plus de 300 enfants et beaucoup, beaucoup d’itérations, toute l’équipe est extrêmement fière de vous présenter la Mallow, notre enceinte sans écran de jeux audio dédiés au progrès des enfants.
Développée au croisement des univers jeunesse et des sciences cognitives, la Mallow embarque les enfants dans des expériences audio dont ils sont les héros - aventures, quiz, mini-jeux-, pensées pour développer leur mémoire, leur logique, leur concentration ou encore leur imagination grâce au pouvoir de leur voix.
Chez Mallow, notre mission, c’est le progrès des enfants. En dix ans, la France a perdu 43 points en compréhension de l'écrit, soit l'équivalent de deux années d'apprentissage pour des élèves de 15 ans. Aujourd'hui, un élève sur trois n'atteint pas le niveau de base en lecture. En mathématiques, c'est plus d'un sur trois.
Ce n'est pas qu'une question de compétences académiques. C'est aussi, et peut-être d'abord, une question de "soft skills". Certaines sont connues : la régulation émotionnelle, la confiance en soi. D'autres, pourtant décisives, le sont beaucoup moins : les fonctions exécutives, par exemple (contrôle inhibiteur, mémoire de travail, flexibilité cognitive).
Ce que dit la science, c'est que ces qualités façonnent nos vies : un enfant qui sait réguler ses émotions, faire preuve d'intelligence relationnelle ou rebondir après un échec augmente sensiblement ses chances de réussir sa vie, et sa scolarité. Elles ne sont pas figées à la naissance : pour peu qu'on sache s'y prendre, chaque enfant peut les développer.
C'est le langage qui fait le lien entre elles. C'est le terrain où se travaillent le raisonnement, les émotions, l'imagination et la construction de soi. Des chercheurs de Harvard et du MIT ont montré que ce sont les allers-retours de la conversation, au-delà de la quantité de mots entendus, qui sont associés au développement des zones du langage chez l'enfant.
C'est cette conviction qui a donné naissance à la Mallow : des jeux qui donnent envie aux enfants de parler, réfléchir, imaginer, argumenter et recommencer, pour multiplier chaque jour les interactions qui les font progresser.
Nous avons hâte que vous la découvriez ! (avec une offre spéciale de lancement pour ceux qui commandent avant le 14 octobre)
mallow.fr
This is a milestone moment : the AI like yourself. Once trained, supposing you leave this Earth of joys and pains... will your close ones pay $20 per month to still have 'you' around ? Who will resist ? Those who say never ever... think twice.
Friend @halftermeyer shooting his interview with 🇫🇷 TV at @WandercraftHQ - We have become the mothership of everything robotic here in France 🤗
📺 @M6 19/45 — "Viral videos show humanoid robots acting violently or stealing. For now, however, these machines cannot think independently." Fact checking segment by Jade Desmaret & @MarionDelpech. Thanks to @WandercraftHQ for letting us film Calvin 40's first steps in Paris! 🤖
Jean-Louis Constanza retweeted
A ceux qui doutent de la France en robotique, 12 clients de premier plan utilisent déjà Calvin-40, notre humanoïde industriel, en conditions réelles : automobile, retail, santé, logistique de défense @WandercraftHQ, lire la suite ici wandercraft.eu/articles/wand… @jlconstanza
Jean-Louis Constanza retweeted
Depuis récemment on décompose le TFR, nombre d’enfants par femme, en TMR (part de femmes devenant mères) × CPM (enfants par mère). C’est une nouveauté méthodologique importante pour identifier d’où vient la baisse des naissances.
Ainsi il y a des pays qui ont vu leur fécondité chuter principalement parce que peu de femmes deviennent mères. Mais quand les femmes ont des enfants, elles en ont environ deux. C’est le cas du Japon (1,14 = 0,546 × 2,08), de l’Espagne (1,10 = 0,566 × 1,94), de l’Italie (1,18 = 0,583 × 2,02) ou de Singapour (0,97 = 0,465 × 2,09).
En général cela est dû à deux grandes familles de raisons :
1.Des sociétés peu adaptées à concilier travail et maternité. Dans ce cas un certain nombre de femmes préfèrent avoir une carrière plutôt que d’être mères, ou refusent un contrat conjugal qui les enferme dans le rôle domestique. Il s’agit de pays comme le Japon et Singapour.
2.Des sociétés où une partie importante des jeunes, notamment les hommes, sont en grande difficulté économique : chômage, emploi précaire, logement inaccessible, vie prolongée chez les parents. Dans ce cas ils ne peuvent pas fonder un foyer, ou trop tardivement. Il s’agit de pays comme l’Espagne et l’Italie.
Ces pays ont des fécondités faibles, mais pas les plus faibles.
Deux grands pays présentent une version extrême de ce profil : peu de mères, mais des familles constituées nettement plus grandes qu’ailleurs. Les États-Unis (1,57 = 0,625 × 2,51) ont le CPM le plus élevé de l’Occident : une Américaine sur trois ne devient pas mère, mais celles qui le deviennent font deux enfants et demi, écart qui recouvre la polarisation entre une Amérique religieuse et conservative à trois enfants et des métropoles au profil quasi sud-européen. La Russie (1,40 = 0,589 × 2,38) a un TMR presque japonais pour une raison différente : quinze ans de politique nataliste ciblée sur les deuxième et troisième enfants ont soutenu l’agrandissement des familles existantes, pendant que la guerre et la perte de tout horizon poussaient les jeunes à reporter indéfiniment l’entrée en parentalité, contre laquelle aucun transfert ne peut rien.
Il y a à l’inverse des pays où presque toutes les femmes deviennent mères, mais s’arrêtent à un ou deux enfants, par héritage du modèle post-communiste de l’enfant unique précoce ou à cause du coût de l’agrandissement de la famille. Ce sont des pays comme la Bulgarie (1,60 = 0,808 × 1,98) et le Portugal (1,30 = 0,717 × 1,81). Ces pays ont en général une fécondité plus élevée.
Enfin il y a les pays qui souffrent à la fois d’un faible nombre de mères et d’un faible nombre d’enfants par mère. Ils cumulent les raisons précédentes. Mais l’enfant y coûte aussi très cher, matériellement et parce que l’investissement parental attendu y est démesuré (éducation, concours, activités extra scolaires, etc) Ce sont les pays au bord de l’extinction démographique : la Corée du Sud (0,80 = 0,499 × 1,60), Taïwan (0,70 = 0,388 × 1,79), la Chine (1,13 = 0,612 × 1,85), Macao (0,47 = 0,288 × 1,62).
La France de 2024 est touchée sur les deux critères à la fois, mais de façon encore peu dramatique : 1,61 = 0,716 × 2,24, au-dessus de la moyenne européenne sur les deux facteurs, au max d’aucun. L’Allemagne (1,32 = 0,628 × 2,10) a le même profil que la France, mixte, en un peu plus mauvais sur chaque critère. Mais chaque critère se multiplient, le différentiel est de 0,3 enfant par femme, ce qui équivaut à des millions de naissances en moins par génération.
Quelles sont les marges de progression pour la France ? Probablement environ 0,1 en TMR, guère plus (vers la Bulgarie à 0,808, Israël à 0,837). Plus de marge sur le CPM, où l’on pourrait chercher 0,2-0,3 (vers les États-Unis à 2,51, la Moldavie à 2,64).
Pour passer à 2 enfants par femme et donc au seuil de renouvellement, il faut donc viser à ce que 80% des Françaises deviennent mères et qu elles aient en moyenne 2,5 enfants.
Il faut donc deux salves de mesures pour sauver la démographie française :
Augmenter le nombre de mères, ce qui signifie faire advenir les couples et le premier enfant plus tôt :
•Un choc logement pour les moins de 30 ans. (Construction massive et accès privilégié).
•Sécuriser économiquement les 22-30 ans : c’est le prédicteur le plus robuste de la mise en couple dans toute la littérature (Japon, Espagne, pays nordiques). Cela passe par l’entrée plus précoce dans la vie active et la fin du sas de précarité entre diplôme et CDI.
•Droit opposable à la crèche dès le premier enfant, avec son universalité et sa gratuité.
Augmenter le nombre d’enfants par mère :
•Un transfert financier massif et ciblé par rang. De plus en plus élevé selon le rang, avec le paquet sur le troisième enfant. Ça doit se compter en dizaines de milliers d’euros au minimum.
•Un statut de la famille nombreuse qui ouvre de nombreux droits : exonération d’impôt sur le revenu à vie dès le troisième enfant et baisse des cotisations retraite substantielle par enfant, par exemple.
•Une société redéfinie pour les familles de 3 enfants : pour atteindre 2,5 enfants par femme, il faut que tout soit pensé pour des familles de 3 enfants et non pas deux comme aujourd’hui. Besoin en masse de logements avec 4 chambres en particulier.
Et une condition transversale, sans laquelle tout le reste est perdu : la stabilité. Les effets mesurés les plus forts apparaissent quand la politique est affichée comme nataliste et crue durable. Un dispositif garanti sur trente ans, hors des alternances.
La France est remarquablement bien positionnée pour échapper à l’effondrement démographique.
À condition de mettre le paquet tout de suite, avant que les conditions se dégradent trop.
This graph is unbelievable. « Do you think your own country is on the right track ?». Asia is bullish, Europe is in the den, and guess who comes spectacularly last ?
Kudos to my fellow 🇫🇷 entrepreneurs it really takes fortitude to thrive here
At @WandercraftHQ we are often proud of our partner @renaultgroup. It was so easy to say 3 years ago ‘no chance against Chinese cars’. Now the same people claim ‘Wandercraft and Renault : no chance vs. Chinese robots’. Ahaha
Bien joué à Renault, le pari du pôle industriel made in 🇫🇷 Electricity est en passe d'être gagné. C'est notable face à l'énorme concurrence chinoise.
La production de l'usine de Douai a été multipliée par 3 en 2 ans (de 50 000 à 150 000 voitures entre 2023 et 2025), en grande partie grâce au succès de la R5.
500 personnes ont été recrutées en 4 ans, pour atteindre près de 3000 emplois au total.
L'usine de batterie voisine AESC Envision monte en cadence et devrait produire suffisamment de cellules pour équiper 75 000 véhicules assemblés à Douai en 2026. Le site a créé 1 000 emplois.
La stratégie qu'avait tracé Luca de Meo semble porter ses fruits. Les modèles à gros volume sont made in France (R5) ou made in Europe (Twingo en Slovénie)
Jean-Louis Constanza retweeted
Il faut imaginer une France avec un déficit budgétaire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une génération, un déficit commercial abyssal, des entreprises non compétitives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dépenses sociales qui explosent au moment même où les dépenses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intérêts avalent toute marge de manœuvre. Et une assemblée trop divisée pour faire quoi que ce soit.
Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaît l'humiliation d'un prêt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations.
Ce n'est pas un scénario de prospective 2027, c'est l'année 1957.
Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dès 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis Napoléon III, un siècle plus tôt.
Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé ? De la recette du redressement ?
FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT
En 1957 l'industrie française est dépassée.
Elle produit quelques pépites dues au génie isolé de quelques ingénieurs d'élite, la DS de Citroën, l'avion Caravelle, mais rien à l'échelle nécessaire. Son industrie est sous-dimensionnée par rapport à celles des Américains, son organisation interne est archaïque, caractérisée par des relations très tendues entre syndicats et patrons. Le coût du travail et la fiscalité sont très élevés, alors que sa productivité est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisées, efficaces, suffisamment automatisées.
Alors même que la nouvelle révolution industrielle autour de l'aéronautique, du nucléaire, de l'espace bat son plein.
Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son économie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congés payés, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricoles…
Mais tout cela coûte de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compétitivité de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions à l'export, les facilités de paiement. Les grandes entreprises bien connectées en profitent, les petites périclitent.
Tout cela est financé par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles à réformer sans s'aliéner leurs bénéficiaires.
Et c’est au milieu de cette débandade économique que les frais liés à la guerre en Algérie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face à ses dettes.
Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation.
Cette situation est… très très familière pour le moins.
Tout le monde sait comment cela finit : le régime ne survit pas à la crise, la IVe République meurt, et De Gaulle est appelé au pouvoir.
Mais comment le redressement a-t-il réellement lieu ensuite ? Comment est-on passé d'un pays totalement à terre à la France dominante et florissante du Général De Gaulle ?
LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE
Face à l’ampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de l’Assemblée Nationale les pleins pouvoirs législatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'économie française.
Il charge Jacques Rueff d'établir un plan de résurrection de l'économie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de réflexion X-crise, des anciens X qui réfléchissent à la meilleure façon de rendre à la France une économie digne d'elle.
Rueff a des idées précises sur ce qui doit être entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiée. Le 8 décembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenêtre où tout reste possible, Rueff remet à De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut être celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. »
Le plan doit être adopté en conseil des ministres le 27 décembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de démissionner s'il n'est pas atténué. De Gaulle ne lâche rien. Le 27, quelques heures à peine avant le moment où doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de démission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffèrent leur départ au 8 janvier, jour où le régime parlementaire sera rétabli.
Ce jour-là, le 27 décembre 1958, le plan Rueff est adopté dans son intégralité par le conseil des ministres.
De Gaulle défend son plan directement à la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale du redressement économique et financier, quelle étape sur la route qui mène la France vers les sommets ! »
En quoi consiste le remède de cheval administré par Rueff et De Gaulle ? 4 étapes.
1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hémorragie.
De toutes façons elles n’existent que parce que les vrais problèmes n’ont jamais été réglés.
Alors plus de subventions aux entreprises, à la sécurité sociale, à la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'électricité et le charbon prennent immédiatement 15%). Tout est désindexé. Le blé, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas épargnées, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en état de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes à la maison.) Les dépenses de l'État baissent immédiatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siècle. BOUM.
2. Augmenter les recettes de l'État en taxant prioritairement ce qui a le moins d’impact sur la performance économique du pays.
Augmentation de la TVA. Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. Augmentation de l'impôt sur les sociétés.
3. Rétablir la compétitivité des entreprises.
Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la réalité est que pour être taxé, il faut déjà faire du profit, et pour faire du profit, il faut déjà être compétitif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numéro 1 de la compétitivité de l’époque. Le problème des entreprises françaises en 1957 consiste en des coûts de production disproportionnés par rapport à ceux de leurs voisins. Alors Rueff dévalue le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacés. Les entreprises françaises redeviennent compétitives, les importations deviennent prohibitives.
Alors bien sûr, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquée. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de déployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des ménages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mécontents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME… Les conseillers de De Gaulle l'avaient prévenu, et De Gaulle avait répondu « Eh bien les Français crieront… et après ? »
Et bien après…
La balance des paiements devient excédentaire dès 1959, et la France rembourse sa dette extérieure dans l'année. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les réserves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir à 2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dès 1960, la croissance accélère et les salaires repartent fortement à la hausse.
Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un récit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modèle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus péché en France de la façon la plus visible à l'époque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zéros à l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos épreuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble désormais beaucoup plus au dollar.
4. Reconstruire en se positionnant à l’avant-garde technologique.
Cette période de redressement financier n'est pas une finalité en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse étape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a désormais une monnaie stable, un État avec des marges de manœuvre financières et des entreprises libérées du boulet de coûts de production excessifs. Il est temps de passer à la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'était plus depuis un siècle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies.
Aujourd'hui encore, on peine à mesurer ce qui a été accompli en moins de 10 ans.
A. Consolidation et modernisation de l’existant.
Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en première puissance agricole européenne. L'état favorise la concentration industrielle pour créer des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidérurgie.
B. Réorganisation du territoire.
La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, métropoles d'équilibre, villes nouvelles. Aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marémotrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crée des pôles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les télécommunications, Toulouse pour l'aérospatial, Lyon pour chimie-biologie-médecine.
C. Focalisation sur les industries du futur
On prend à bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'époque, et on déroule. Création du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, Astérix, en 1965, avec une fusée Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisième puissance spatiale derrière les US et l'URSS.
Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967.
Déploiement du nucléaire civil. Et une décision qui en dit long : la IVe République avait signé en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour développer une dissuasion nucléaire à trois, avec usine d'enrichissement cofinancée. De Gaulle enterre le projet dès son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souveraineté ne se partage pas.)
Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. Après le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra être envahie.
En 1963, l'armée française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriqué aux États-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A à la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'américain General Electric prend le contrôle du français Bull en 1964. (Rachat de pépites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un délégué à l'informatique qui dépend directement du premier ministre, et crée la CII par la fusion des activités informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France développe sa bombe H.
D. La recherche et les sciences au cœur du projet France
Peut-être le plus important à noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. Réorganisation du CNRS en 1961, création du CNES pour la conquête spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche médicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfère bien vers l'industrie en 1967.
Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir à 31000 quand il le quitte. Les dépenses de R&D passent de 2,46% du budget de l'État en 1958 à 6,2% dès 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le même effort public que la France de De Gaulle.
Résultat : en moyenne la France gaullienne croît de 5,48% par an pendant 11 ans quand les États-Unis sont à 4,26 %. L'année du départ, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvé depuis. Alors même que la dette française est divisée par deux. Lors de son règne, De Gaulle double quasiment la taille de l'économie française.
En 1973, le Hudson Institute publie une étude prospective sur l'économie mondiale. Il prévoit que la France devrait être de loin la première économie européenne et les Français, les Européens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nécessaires pour tenir la trajectoire.
Récapitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli à une puissance mondiale.
1. Attendre que la crise permette d’obtenir des pouvoirs spéciaux pour contourner les blocages parlementaires.
2. Rétablir les finances pour se donner les marges de manœuvre nécessaires, en se débarrassant de toutes les rustines accumulées et en taxant ce qui ne nuit pas à la performance économique.
3. Rendre les entreprises françaises compétitives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coûts.
4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant l’existant, réorganisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant à fond sur la recherche scientifique.
RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026
La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. Déficit de 5,1 % du PIB, dette à 117,5 %, dernier excédent budgétaire en… 1974, retraites qui représentent 14% du PIB là où la moyenne OCDE est 8%, des dépenses sociales non financées qui s'accumulent, des besoins de réarmement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombée à 9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, Corée), un déficit commercial à 100 milliards, 157 Md€ de prélèvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chèques, allègements) ; rapports qui s'empilent, assemblée sans majorité, loi spéciale faute de budget voté.
Tout cela est… beaucoup trop familier.
La seule différence fondamentale avec 1957 est que la France a désormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas à la porte. Mais petit à petit, l'État a déjà de plus en plus de mal à se financer. Jusqu'au moment où les sommes à emprunter chaque année sur les marchés pour maintenir la machine à flot seront tellement importantes que l’on ne nous prêtera plus à des taux acceptables.
La zone de danger selon le FMI se situe lorsqu’un pays a besoin d’emprunter plus de 15% de son PIB sur les marchés tous les ans. Nous sommes bientôt à 18%. La Grèce a sauté quand elle a dépassé les 20%.
Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade où elle devra probablement mendier l’aide de la BCE qui lui imposera alors sa politique économique sanglante quelque part entre 2029 et 2032.
Tic tac.
Alors, à quoi ressemblerait un redressement gaullien ?
Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ?
Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose qu’un pays « à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité » ?
La crise arrive. Nous devons être prêts.
Demain j’esquisserai un plan qui tire les leçons du redressement de 1958, adapté à nos contraintes et à notre situation actuelle.
Restez connectés.
Jean-Louis Constanza retweeted
⚫️ L’Armée de l’Air et de l’Espace rend hommage à Vincent Belorgey, alias Kavinsky, disparu à 50 ans.
Figure de la French Touch, auteur de Nightcall, il a porté haut la culture française dans le monde.
‘Très mauvaise image’ me répond @
Il y a tellement d’objections à ce point de vue que c’est facile de détailler. Ce type de point de vue a bc de succès auprès des ‘décideurs’, pourquoi ? Parce qu’il entérine l’impuissance, au lieu de susciter des efforts.
12/ Une bonne idée, en revanche, serait de demander ‘comment faire un modèle frontière avec moins d’investissements ?’. Je pense que MistralAI et d’autres, (Wandercraft pour les robots et pour parler boutique) se posent cette question, heureusement.

























