Cofounder/Partner @VaeSolis #ComCorp #ComCrise #EquityStory #RP #MediaTraining Former media person, active talking head & author Latest: Le Pangolin et l’ISF

Paris
Joined March 2010
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Cet extrait est lunaire. L’égalitarisme poussé jusqu’à l’absurde. « Quand il y a une place pour 100 candidats comment on fait? - on crée 99 places » Ça me fait penser au dialogue entre Sartre et Castro. Sartre: « Et si l’on vous demandait la lune ?» Castro : « Si l’on me demandait la lune, c’est qu’on en aurait besoin »
Il a réussi à intégrer la fac avec un niveau CE1.
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Imaginez un reportage où ils intervieweraient Melenchon (ça se dit Yair Golan en hébreu) et Panot (ça se dit Shikma Bressler en hébreu) pour discuter de la démocratie française. C'est exactement ce que fait @FranceTV à qui j'adresse mes félicitations pour sa couverture parfaitement objective et neutre des élections israéliennes. Et évidemment, j'adresse l'expression de mon plus profond mépris à mes compatriotes @YairGolan1 et @ShikmaBressler de continuer à salir la démocratie israélienne dans les médias étrangers, alors qu'en vérité, c'est juste qu'ils ont le seum de plafonner à 10 mandats (sur 120) dans les sondages les plus favorables en raison de leur programme fasciste: la première ligne de leur programme est de fermer la chaine d'opposition et les réseaux sociaux. Au nom de la démocratie, évidemment. No joke. Bande de guignols.
En Israël, des voix s'élèvent pour sauver la démocratie et préserver l’État de droit. 👉 Retrouvez le documentaire "Israël, une démocratie en péril", suivi d'un débat, ce soir à 21h05 sur France 5 et sur notre plateforme.
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🔴🇧🇪⚡️| BELGIQUE> « Quand ils auront terminé de régler leurs comptes aux Juifs, ils s'occuperont également de vous et de moi, parce que ce qu'ils détestent par-dessus tout, c'est l'Occident, c'est nos valeurs et c'est la démocratie » C'est une séquence devenue virale qui met à nu l'indigence du débat public contemporain. Face à un étudiant engoncé dans les poncifs et les récits incantatoires sur le Proche-Orient, répétant en boucle l'accusation vide de « génocide » sans le moindre ancrage factuel, Georges-Louis Bouchez (GLB) nous offre une leçon magistrale de rigueur intellectuelle.  À travers une intervention master class, le président du Mouvement Réformateur a remis les pendules à l'heure, dénonçant l'instrumentalisation cynique d'un conflit dramatique par des chapelles politiques en mal d'électeurs.  GLB a recadré le débat en rappelant qu'Israël est une démocratie confrontée à des structures terroristes dont la vocation première explicitement formulée est l'anéantissement de l'Occident et de ses valeurs démocratiques, bien au-delà de la seule question israélienne.  Cette confrontation illustre le combat permanent entre la simplification idéologique (le prêt-à-penser numérique et les boucles TikTok) et la complexité des faits historiques. 📌Georges-Louis Bouchez est député de la Chambre des représentants de Belgique #GLBouchez #IsraelHamas #DebatPublic #Belgique #MediaManipulation
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Le problème central du tweet est très simple et il n’y a pas à tergiverser des heures dessus. Le taux d’intérêt est un prix d’équilibre, pas une donnée du problème. La dette allemande est plus attractive à un taux d’intérêt donné, donc la France doit offrir un taux supérieur pour que les investisseurs soient en moyenne indifférents à détenir des obligations allemandes ou françaises. La différence entre les deux taux n’est pas un avantage ou un désavantage d’un pays ou de l’autre: c’est le prix de marché du désavantage de la France. Le tweet d’origine est absurde car il confond une variable libre (le prix) du problème avec une donnée de celui-ci (le risque du prêteur). Il est équivalent à affirmer que l’écart de salaire entre un diplômé d’HEC et de la « Paris School of Business » est un problème pour HEC, car en l’absence de différence de qualité entre les deux écoles, les employeurs préfèrent recruter les diplômés moins coûteux.
Vous avez été nombreux à réagir à ce tweet. Et la pauvreté du raisonnement de certains me déçoit beaucoup (je ne parle pas des trolls). Visiblement quelques rappels s'imposent.
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On a raison de penser que les discours racistes favorisent les passages à l'acte. Et que les médias où le racisme est banalisé ont une part de responsabilité dans l'attentat raciste de Trappes. Mais alors, soyons cohérents. Si les discours d'extrême droite peuvent conduire à des meurtres racistes, pourquoi les prêches islamistes ne pourraient-ils pas conduire à des attentats terroristes ? Comment peut-on dénoncer la décomplexion d'une parole haineuse tout en présentant comme "islamophobe" une mesure d'expulsion contre un imam antisémite et homophobe ? (L'imam Iquioussen, ardemment défendu en son temps par @GuiraudInd, @mbompard, @Clem_Autain et @ManonAubryFr) Comment peut-on, comme @alirabeh, le maire de Trappes, tenir pour "criminels" les discours "qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte" 👍🏿 ... tout en s'affichant aux côtés d'Elias d'Imzalène (qui a déclaré : "Est-ce qu'on est prêt à mener l'intifada dans Paris ? Dans nos banlieues ? Dans nos quartiers ?") ? 🙃 Si la haine des étrangers peut armer le bras d'un assassin, pourquoi la haine des mécréants, des Juifs ou des apostats ne pourrait-elle pas armer celui d'un djihadiste ? La haine ne devient pas innocente quand elle change de cible. Comment peut-on incriminer (à juste titre) les discours racistes quand un crime est commis, tout en parlant d'"islamophobie" chaque fois que la République se défend contre l'islamisme ? Si les discours de haine ont des conséquences, alors il faut TOUS les condamner. 👇🏿
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🎶 “I Think I Just Freed Palestine” 🎶 A heartfelt musical tribute to performative activism, where the slogans are loud, the Jew-hate is palpable, knowledge is optional, and the results are nonexistent. Please support my original work by sharing directly from my post.
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One reason young people want socialism so much is that they're jealous that older people have it and they don't.
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If you support Palestine and keep screaming “genocide” after watching this video, there’s no fixing your level of hate and idiocy.
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Le sujet majeur de notre imposition du travail, c'est bien le taux de cotisations patronales sur les salaires moyens et élevés. Il est tout simplement exorbitant en comparaison de tous les autres pays. En ayant choisi d'alléger massivement ces cotisations sur les bas salaires, on a en plus distordu les choix d'investissement productif, en favorisant les activités et secteurs à bas salaires relativement aux autres. C'est la smicardisation de notre économie, qui est délétère pour le pays. Il ne serait donc pas aberrant de remettre en cause progressivement et partiellement ces allégements, à la seule condition de réduire d'au moins autant le coût du travail sur les salaires plus élevés. Celui-ci pourrait aussi diminuer fortement si les cotisations AgircArrco (environ 25% du salaire brut au-dessus du plafond de sécurité sociale) étaient plafonnées bien plus bas qu'aujourd'hui (ce à quoi le patronat s'est opposé dans le passé...). Et bien sûr, il faudrait réduire les dépenses sociales globales pour diminuer en net ces cotisations patronales et rendre moins coûteuse la création d'emplois qualifiés.
Le débat sur les allègements de cotisations oublie trop souvent que le vrai problème est le taux de cotisations de droit commun côté employeur, qui est proche de 45%. Concrètement cela signifie, dans le droit commun, que pour 1 euro de hausse de salaire brut, l'employeur doit payer 1,45 euro. Mais ce 1,45 euro, c'est le salarié qui va devoir le produire, alors qu'il ne touchera lui même que 75 centimes de salaire net de cotisations et d'impôts. Soit un taux de taxation marginale du travail de l'ordre de 100%! Il ne faut pas chercher plus loin les raisons de la stagnation des salaires et de la productivité. Quand on ne reçoit que la moitié de ce qu'on produit, c'est décourageant (même si une fraction va améliorer la retraite, avec un rendement faible). Les allègements viennent réduire ce taux de 45 % pour une grande majorité de salariés (ceux rémunérés jusqu'à 3 SMIC). C'est un mécanisme correctif qui abaisse le taux moyen de cotisations patronales de 11 points, avec une réduction plus forte au SMIC. Le gel des allègements va immanquablement peser sur l'emploi et les salaires. Pour un salarié proche du SMIC, 1 euro de hausse de salaire coûte 2 euros à l'employeur avec le gel. Autrement dit, la hausse du SMIC va être payée deux fois par les employeurs, qui devront nécessairement limiter les revalorisations sur les salaires plus élevés ou réduire l'emploi.
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Ce qui n’est plus possible c’est le mensonge et l’inversion accusatoire. Les entreprises versent plus de 424 Mds€ de prélèvements. Elles sont sur le podium de taxation UE et OCDE. La dépense publique est à 57% du PIB, un record… (pour quels résultats..). Et il en faudrait plus?
🔴 Manifestations du 24 octobre : "Il y a beaucoup d'argent qui est allé des caisses de l'État vers des poches privées et ça, ce n'est plus possible", dénonce Catherine Tricot, directrice de la revue Regards. #canal16 #franceinfo
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L'arme de Merah était vide. Il a retenu l'enfant, a réapprovisionné son arme, et l'a déchargée dans sa tête à bout touchant. Tout du long, la petite savait. Sa terreur a du être infinie. Macron la compte pour rien.
L’assassinat de Myriam à bout portant dans son école en 2012 n‘a pas été „un tournant politique dans notre République“ pour Emmanuel Macron. Au moment où il faut rassembler, le Président divise.
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Je ne jetterai pas la pierre à cet étudiant qui est leader d'un syndicat étudiant qui se dit "révolutionnaire" : son discours n'est que l'expression du consensus qui a mené au naufrage de notre système éducatif. Pour résumer la thèse du jeune homme : il ne faut plus de sélection, chacun a le droit de faire les études qu'il veut autant de temps qu'il veut même s'il n'a pas de bons résultats. Il va même plus loin : s'il y a 100 candidats pour un seul job, il faut créer 99 nouveaux jobs identiques pour satisfaire tout le monde. Cette vision est évidemment extrême, et représentative de la partie la plus radicale du mouvement actuel, mais elle est plus répandue qu'on le croit dans la jeunesse. Surtout, elle cohérente avec la politique d'instruction publique conduite depuis plusieurs décennies (merci Chevènement pour ce cadeau empoisonné) : il faudrait que 80% d'une génération aient le niveau du bac, donc donc donnons la bac, à n'importe quel prix, à 80% de chaque génération. Mission accomplie, le bac est en effet donné à 80% des élèves en 2026, mais c'est un bac au rabais, qui n'a tellement plus aucune valeur qu'il n'est même pas pris en compte dans Parcoursup. Voilà le résultat d'une politique non sélective : on laisse les gamins aller à l'échec en leur faisant croire que le diplôme conserve une valeur. Je n'en veux pas à ce "leader" étudiant, qui n'a pas encore vécu et qui s'accroche à des idées simplistes. J'en veux à ceux qui le manipulent, essentiellement à gauche, et j'en veux aux journalistes qui ne lui posent pas la seule question qui compte : si on laisse les élèves faire les études qui leur plaisent, serez-vous prêt à être opéré par un chirurgien qui n'aura pas été sélectionné mais qui sera allé jusqu'au bout du cursus "parce qu'il en avait envie" ?
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Quand j'ai déménagé au Japon il y a une vingtaine d'années, la première chose qui m'a marqué, c'est que tout était japonais. Les téléphones portables étaient Sony, Sharp ou Panasonic. Les téléviseurs étaient Toshiba. Les voitures étaient Honda et Toyota. Les trains étaient Hitachi et Kawasaki. Les escaliers mécaniques, les climatisations et les ascenseurs étaient Mitsubishi. Toute l'infrastructure matérielle du pays semblait construite sur place. Un ami marocain m'a dit qu'il avait eu la même sensation en venant en France pour la première fois il y a fort longtemps. Des voitures françaises, des trains français, des ascenseurs français. Les téléviseurs étaient Thomson, les ordinateurs de l'administration étaient Bull. Il y avait même des téléphones portables Alcatel et Sagem. (J'en avais un, c'était pas ouf, et pas le sommet de la classe comparé au Nokia 3310, mais ça existait. Sagem vendait plus de mobiles en France que Nokia en 2004.) En venant du Maroc, tout cela semblait très impressionnant et nouveau. Nvidia produisait ses puces en France La toute première, en 1995, puis la RIVA 128 de 1997 qui a sauvé la boîte de la faillite : les deux sont sorties des usines de SGS-Thomson, l'ancêtre de STMicroelectronics. Nvidia était alors une start-up d'une centaine de personnes qui cherchait quelqu'un pour graver ses puces, et c'est chez nous qu'elle l'a trouvé. L'année suivante elle a pris TSMC en second fournisseur, puis l'a gardé seul. Nvidia vaut aujourd'hui deux fois l'ensemble du CAC 40. 20 ans plus tard notre environnement matériel et donc industriel est de moins en moins français. Thomson a cédé ses téléviseurs au chinois TCL en 2004, Alcatel ses mobiles la même année, Sagem a disparu des rayons en 2008. Nous avons aussi lâché la course aux puces : l'alliance Crolles 2, qui devait faire de l'Isère la pointe européenne de la gravure, est morte fin 2007 quand Philips et Motorola s'en sont retirés, et ST-Ericsson, dernière tentative européenne de fabriquer des processeurs de smartphone, a fermé en 2013 avec près de trois milliards d'euros de pertes. Les puces qui entraînent aujourd'hui les modèles d'IA sortent presque toutes de Taïwan. Même histoire en robotique. Nao, le petit humanoïde conçu à Paris par Aldebaran, est devenu le robot officiel de la RoboCup, la coupe du monde des robots. Aldebaran a été vendu au japonais SoftBank en 2012, revendu à un groupe allemand en 2022, placé en redressement judiciaire en 2025. Les robots industriels de Renault, eux, étaient déjà passés sous pavillon italien à la fin des années 1990. Cela ne fait pas mal par patriotisme blessé, pas même par ses conséquences sur la prospérité et l'emploi, peut-être même pas comme rappel constant des choix désastreux faits en conscience par une élite politico-industrielle sans vision. Cela fait mal car alors que nous entrons dans un nouveau monde de tensions géopolitiques, notre capacité à maîtriser notre propre infrastructure industrielle est la seule garante de notre liberté. Ce n'est plus théorique. Les Chinois menacent de couper les accès aux terres rares si nous ne laissons pas leurs produits finir d'achever notre industrie. Les Américains coupent les accès aux modèles IA les plus avancés quand ils craignent qu'ils puissent être trop puissants pour en laisser l'usage à leurs vassaux. Nous sommes entrés dans le XXIe siècle et ses tensions en bazardant progressivement tout ce qui garantissait notre liberté et notre prospérité, sur l'autel de croyances absurdes. L'idée que la production intellectuelle était supérieure à la production matérielle. L'idée que la mondialisation garantie par l'US Navy serait là pour toujours. Ces croyances absurdes n'ont pas encore disparu. L'idée simple et évidente que la France ne restera un pays riche et libre ce siècle que si elle triple son parc nucléaire et transforme son énergie abondante et bon marché en centres de calcul et en industries robotiques paraît encore, pour une grande partie de l'élite, incongrue ou blasphématoire. Le parallèle a souvent été fait, mais il faut le répéter inlassablement : nous sommes la Chine des Qing qui refuse la machine à vapeur, nous sommes l'Empire ottoman des oulémas qui interdit l'imprimerie. Nous sommes une vieille civilisation qui refuse d'acter sa décadence et les actions indispensables pour retrouver son rang. Il est tard, mais pas trop tard.
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Rien n’est plus éclairant sur notre problème fondamental que ces échanges lunaires avec un représentant étudiant (une sorte d’élite dans son groupe peut-on supposer). La revendication pour une absence totale de sélection, jusqu’à l’emploi lui-même montre une pensée digne d’un enfant de 5 ans. Les adultes autour de lui sont consternés. Au-delà de l’idéologie qu’on a pu leur inculquer, le problème est que le niveau cognitif des étudiants s’est effondré. Sans tournant radical vers une sélection assumée, l’Etat sera condamné à financer et mettre en scène des « études » puis de décerner des diplômes en chocolat. Mais il ne pourra pas obliger aux embauches, d’où une colère sans cesse plus grande vis-à-vis du « système ».
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Le 17 octobre à 23h40, pendant qu’une bande de gamins sous ballon vidait le Monop’ en bas de chez toi et transformait ta Clio en installation d’art contemporain, t’étais à ta fenêtre en caleçon Le Slip Français, ton tote bag du Monde diplo encore accroché à la porte, à te demander comment un mec aussi intelligent que toi avait pu finir là. Tu t’appelles Hugo, t’as 34 ans et t’es né à Clermont-Ferrand. À dix-sept ans, t’avais déjà décidé que tu ne finirais pas comme ton père, cadre chez Michelin depuis trente ans, qui lave sa Peugeot le dimanche matin et trouve que le Puy-de-Dôme, « c’est quand même autre chose que la capitale ». Après une prépa à Lyon et une école de commerce dont tu prononces le nom en anglais, t’arrives à Paris en septembre 2017 avec un CDI de « biz dev » dans une startup qui vend des abonnements de plantes vertes aux entreprises. Une boîte qui a levé quatre millions auprès de la Bpi pour « reconnecter les collaborateurs au vivant » et dont le fondateur porte des Veja avec un costume. Maintenant, tu ne dis plus « Clermont-Ferrand », tu dis « en province » en marquant une petite pause, comme si le mot demandait un temps de silence respectueux. Quand ta mère te demande au téléphone comment ça se passe à Paris, tu lui réponds que t’as découvert un petit caviste à Ménilmontant qui ne travaille qu’avec des vignerons en biodynamie. Y'a pas une bouteille à moins de trente-huit euros (le mépris de ceux qui achètent leur vin chez Leclerc est compris dans le prix). D’ailleurs, pour choisir un vin, il te faut le prénom du vigneron, la parcelle et la phase de la Lune pendant les vendanges, mais pour la coke du samedi, « t’inquiète, c’est un pote d’un pote » te suffit comme certificat de traçabilité. Le week-end, tu finis en after à Aubervilliers où un mec en Carhartt t’explique que la techno c’est politique, en ruminant son chewing-gum avec une mâchoire qui semble vouloir se désolidariser du reste de son visage. Le dimanche, c’est 45 minutes de queue sous la bruine pour des œufs brouillés, et footing chronométré le long du canal en évitant les cadavres de 8.6 et en te faisant doubler par un rat qui n’a pas d’abonnement Strava. Tu râles contre les cotisations sur ta fiche de paie, mais tu votes Mélenchon parce que Mouloud Achour a dit sur Clique qu’il fallait faire barrage au fascisme, et que t’as pas fait cinq ans d’études pour voter comme ton père. C’est au cours d’un vernissage dans une galerie de la rue de Turenne que tu rencontres Clémence, une Parisienne de naissance avec un nom à particule et des lunettes Celine qu’elle remonte sur sa tête à chaque fois qu’elle a un avis à donner, c’est-à-dire tout le temps. Elle travaille dans « la communication à impact », connaît par cœur les vidéos de Marie s’infiltre, organise des brunchs où personne ne mange vraiment, et te coûte à peu près l’équivalent d’un second loyer entre ses cours de Pilates reformer, ses week-ends à Deauville et ses commandes Sézane qui s’empilent dans l’entrée. Quand tu évoques l’idée d’un enfant, elle te répond qu’elle n’est « pas encore alignée » parce qu’elle a « des projets ». Ses projets, c’est un compte Instagram de céramique à 400 abonnés et une pièce de théâtre sur le matriarcat décarboné. Le soir, t’écoutes Juan Branco sur Thinkerview pendant tes trajets en Vélib’, puis t’expliques à l’apéro comment les grandes familles verrouillent le pays, avant de demander à Titouen si son père pourrait pas faire passer ton CV chez LVMH. En 2021, t’as signé pour 25 ans au Crédit Agricole pour un 38 m² avenue Parmentier à 10 000 euros le m², parquet point de Hongrie, moulures, troisième sans ascenseur, « quartier vivant ». Vingt-cinq ans de ta vie contre une cuisine de la taille d’une cabine téléphonique, où tu peux ouvrir le four ou le lave-vaisselle, mais pas les deux en même temps. Ta banquière te félicite d’avoir « sécurisé ton patrimoine dans la pierre », et tu poses avec Clémence sur le balcon, un verre de Pét-Nat à la main « Home sweet home 🔑 ». Puis vient le 17 octobre : des poubelles brûlent au milieu de la chaussée, les alarmes couvrent les sirènes et le Monop’ d’en bas se vide par la vitrine. Un gamin ressort avec du Jack Daniel’s plein les bras, un autre s’acharne sur ta Clio avec une barrière de chantier, et son pote lui crie d’attendre parce qu’il n’a pas encore « lancé l’snap ». Clémence filme depuis la fenêtre, floute les visages « pour éviter les récupérations » et poste « Paris restera debout 🕊️ » pendant qu’un mortier arrache un morceau de ta porte cochère. Après des années à expliquer que « de toute façon, les assurances remboursent », tu te retrouves à demander le contrat complet dans le groupe WhatsApp de la copro. Dans les jours qui suivent, ça se calme dans la rue et ça commence dans ta boîte aux lettres. Le syndic t’annonce 4 800 euros pour ta part des réparations, la taxe foncière te rappelle que le taux communal a pris 52 % sous Hidalgo en 2023, et l’agent immo à qui t’avais demandé une estimation « par curiosité » finit par te répondre. Il trouve toujours les moulures magnifiques, mais « les acheteurs regardent la rue avant l’appart » et, si tu veux vendre vite, il faudrait plutôt partir sur 8 200 euros le m². Selon lui, le « quartier vivant » est devenu une « rue compliquée ». T’as acheté au plus haut, en 2021, avec un taux que plus personne n’aura jamais, un bien que plus personne ne veut, et un crédit que tu peux pas solder sans ressortir l’argent du PEL que t’as déjà cramé dans la cuisine. T’es piégé dans un bien invendable, avec deux shlags installés dans le sas qui te demandent de pas claquer la porte parce qu’ils essaient de dormir. Tous les samedis, les embrouilles du bar d’en face se règlent à coups de chaises de terrasse, avec un mec sous mojito qui hurle « arrête, t’es déjà sous bracelet ! » pour ramener un peu de raison dans le débat. Et quand t’en parles à ta copine, elle t’explique que si les gens cassent, c’est parce que la société ne les a pas assez écoutés. Quelques jours plus tard, ton N+1 te propose un « point rapide » sur Google Meet pour t’annoncer que ton poste doit être « repensé », parce qu’un agent Hermes vient de faire en douze minutes ce que t’avais annoncé pour la fin du trimestre. Tu te rappelles toutes les fois où t’avais refusé d’utiliser l’IA après avoir regardé Jancovici, convaincu qu’ouvrir ChatGPT revenait à attaquer la banquise au chalumeau. Maintenant, ton manager t’explique que la boîte a toujours eu vocation à « libérer l’humain des tâches répétitives ». Tu lui demandes qui va gérer « toute la dimension humaine », il te répond qu’il a ajouté « sois sympa » dans le prompt. En rentrant, Clémence t’explique que si t'es viré c’est la faute du capitalisme, en commandant un Uber Eats à 31 euros. Tu t’affales dans le canapé gris anthracite que Clémence avait choisi pour « réchauffer l’espace », et tu sors ton téléphone pour oublier. Tu tombes sur les photos de Mexico de ton cousin Théo. Lui qui s’était radicalisé pendant le confinement et qui te disait toujours qu’il fallait s’expatrier pour arrêter de cotiser pour un État surendetté. Lui a quitté un pays qu’il ne pouvait plus sauver. Toi, t’as acheté 38 m² qui te condamnent à y rester. Pour pas finir comme Hugo, arrête de contracter et vote avec tes pieds : @LeBunkerBtc
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Le coût de l'extrême-gauche pour la France est hallucinant. Coûts directs avec le vandalisme, les pillages et la surmobilisation des forces de l'ordre (matériel et munitions, heures sup, primes...). Coûts indirects avec l'impact sur les revenus des commerçants et des autres activités des zones de manifestation, sur les primes d'assurance et plus généralement sur la consommation et les projets d'investissement. Et maintenant, aggravation du coût de financement de la dette publique. Coûts aussi avec le risque d'une forte émigration - beaucoup de dossiers chez les fiscalistes en ce moment, semble-t-il -, que j'évoquais dans cette chronique début septembre. #24octobre #17octobre lesechos.fr/idees-debats/edi…
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L'élu LFI Allan Brunon prend la pose, tout sourire, avec des manifestants cagoulés type black blocks qui, quelques minutes plus tard, participeront au saccage du Crédit Agricole place Gustave Rivet. C'est cet individu que Laurence Ruffin maintient président de la commission des finances de la ville de Grenoble malgré toutes ses dérives. Et ils veulent ensuite essayer de nous faire croire qu'ils n'ont aucune responsabilité dans la flambée de violence que nous vivons. Soutien aux commerçants du Cours et des boulevards qui retrouvent ce soir leurs vitrines saccagées, ainsi qu'à tous ceux qui font les frais de ce chaos entretenu par des irresponsables qui soufflent sur les braises. #grenoble #commerce
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Pour bien comprendre le mécanisme délétère du combo hausse du smic/baisse des allègements de charges. Beaucoup, dans le débat public, ne voient pas qu’on est en train de desservir tout à la fois l’emploi, le pouvoir d’achat et la nécessaire montée en compétences de notre économie
Le débat sur les allègements de cotisations oublie trop souvent que le vrai problème est le taux de cotisations de droit commun côté employeur, qui est proche de 45%. Concrètement cela signifie, dans le droit commun, que pour 1 euro de hausse de salaire brut, l'employeur doit payer 1,45 euro. Mais ce 1,45 euro, c'est le salarié qui va devoir le produire, alors qu'il ne touchera lui même que 75 centimes de salaire net de cotisations et d'impôts. Soit un taux de taxation marginale du travail de l'ordre de 100%! Il ne faut pas chercher plus loin les raisons de la stagnation des salaires et de la productivité. Quand on ne reçoit que la moitié de ce qu'on produit, c'est décourageant (même si une fraction va améliorer la retraite, avec un rendement faible). Les allègements viennent réduire ce taux de 45 % pour une grande majorité de salariés (ceux rémunérés jusqu'à 3 SMIC). C'est un mécanisme correctif qui abaisse le taux moyen de cotisations patronales de 11 points, avec une réduction plus forte au SMIC. Le gel des allègements va immanquablement peser sur l'emploi et les salaires. Pour un salarié proche du SMIC, 1 euro de hausse de salaire coûte 2 euros à l'employeur avec le gel. Autrement dit, la hausse du SMIC va être payée deux fois par les employeurs, qui devront nécessairement limiter les revalorisations sur les salaires plus élevés ou réduire l'emploi.
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