L’esquerra sol fer anàlisis molt superficials per explicar l’auge de l’extrema dreta perquè les autèntiques causes són profundament incòmodes per a l’esquerra mateixa.
L’extrême gauche, ou la sécession des élites culturelles.
Christophe Guilluy géographe et essayiste français l’a dit mieux que personne : la gauche n’est plus la gauche dès lors qu’elle a rompu avec les classes populaires.
Et l’extrême gauche contemporaine n’est pas le soulèvement des « gens d’en bas ». C’est le sommet de la petite-moyenne bourgeoisie culturelle qui a colonisé le langage de la pauvreté pour en faire un marqueur de distinction.
Le profil type du noyau militant et intellectuel n’est pas l’ouvrier, l’employé de périphérie ou le précaire de banlieue. C’est majoritairement des femmes blanches, diplômées (Bac+3 à grandes écoles ou équivalent en sciences sociales, éducation, culture), urbaines, issues de Métropolia. Elles se veulent « proches du peuple » qu’elles prétendent défendre, mais elles en sont l’exact inverse sociologique et culturel.
Guilluy parle d’une « rupture presque anthropologique » entre ceux qui parlent du peuple et le peuple lui-même. La sociologie des militants et des porte-parole est très CSP+.
• Le mécanisme.
Depuis les années 1980, la gauche dominante a abandonné la question sociale. Elle a remplacé l’alliance des professeurs et des ouvriers par une alliance bobos des métropoles et des électorats issus de l’immigration dans les quartiers.
Résultat : les classes populaires de la France périphérique (petites villes, périurbain, zones rurales) se sont autonomisées culturellement. Elles ne se reconnaissent plus dans le récit produit par les élites intellectuelles, médiatiques et universitaires. Le peuple réel vote ailleurs. L’extrême gauche, elle, reste enfermée dans sa bulle progressiste.
• Colonisation de la pauvreté.
C’est exactement ça. On s’approprie les mots de l’oppression, de la domination et de la « décolonisation » pour y injecter des priorités qui sont celles de la bourgeoisie culturelle : questions identitaires, migratoires, de genre, écologiques radicales. Les classes populaires, elles, ont des diagnostics pragmatiques (emploi, pouvoir d’achat, sécurité, école, régulation migratoire). Guilluy le résume : les bobos sont des « Rougon-Macquart déguisés en hipster ». Ils préservent leur position, leur patrimoine immobilier, la scolarisation de leurs enfants, tout en se drapant dans la vertu. Ils pratiquent l’évitement résidentiel et scolaire tout en exigeant que les autres subissent les conséquences de leurs « croyances de luxe ».
• Le florilège des contraires.
- Ils défendent « le peuple » mais méprisent ceux qui ne partagent pas leurs codes (le « beauf », le « raciste » de périphérie).
- Ils parlent de solidarité et de diversité tout en vivant dans des cercles socialement et culturellement homogènes.
- Ils dénoncent les élites tout en formant la nouvelle élite culturelle qui a capturé l’éducation, la culture, une partie des médias et de la fonction publique.
- Ils prétendent lutter contre le capitalisme tout en étant les produits et les bénéficiaires du système éducatif et des métropoles qui concentrent les ressources.
Guilluy a cartographié le schisme : d’un côté Métropolia (les grandes villes où se concentre la bourgeoisie culturelle progressive et ses alliés électoraux), de l’autre Périphéria (la majorité ordinaire, les gens ordinaires, multiethnique mais culturellement autonome).
L’extrême gauche est le bras armé discursif de la première contre la seconde. Ce n’est pas une révolution.
C’est une sécession des élites qui se fait passer pour la voix des opprimés.
Le peuple n’a pas besoin qu’on le colonise symboliquement. Il a besoin qu’on arrête de le mépriser.
La classe obrera catalanoparlant? No existeix.
La burgesia castellanoparlant de Sarrià? Tampoc.
Els notaris, jutges i alts funcionaris castellanoparlants amb patrimoni? Invisibles.
La realitat molesta quan no encaixa en el relat.
ERC viu, o mal viu, fora de les dues hegemonies.
Massa catalana per al món socialista. Massa poc convergent per ser catalana.
Rufián reb dels dos costats perquè representa la possibilitat de trencar aquesta dicotomia. Però al pare no se’l toca.
Els socialistes governen com un partit d’ordre però encara porten la jaqueta de pana mental de Felipe González.
Els comuns recolzen tot el que surti dels socialistes per no veure que fins i tot la dreta catalana és més progessista que l’española.
El cupaire és el fill rebel del pare convergent. El comú, del pare socialista.
Els discuteixen tot, però continuen pensant el país amb les seves categories.
Al pare li reconeixen bona fe. Als de fora, ni aigua.
Manel Vidal ha escrit dues cartes a VilaWeb. Una a Puigdemont i una a Rufián.
La diferència de to és espectacular. I diu molt més de Catalunya que de Manel Vidal.
Fil sobre la CUPvergència.
Quaranta anys de Convergència patrimonialitzant Catalunya. I tota una generació criada en aquest escenari.
L’èxit no és que la gent els voti. És que fins i tot els que no els voten continuïn mirant el país amb els seus ulls.
Puigdemont va cometre errors gravíssims, però és un home de bona fe, amb grandesa i sentit de país.
Rufián pot tenir raó, però és un cínic i un oportunista.
Al primer li jutgem els errors. Al segon, les intencions.
Un detall: Puigdemont manava. Rufián no.
A fora de twitter fa molt de fred.
🔴🔴🔴 @JACS_JaumeACS justifica la sortida de Junts del govern per tal d'evitar la responsabilitat de gestionar les conselleries amb la crisis económica i social que ha de venir.
👉 Passa-ho i que arribi a tothom! Es volen treure el merder de sobre.
Que dius @oriolmitja ? Estas molt callat no? Deuen ser les vacances








