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12 MISSILES PATRIOT PAR MOIS — 150 MISSILES BALISTIQUES À INTERCEPTER Zelensky a fait une révélation chiffrée qui résume le problème de la défense aérienne ukrainienne. Selon lui, en 2026, l'Ukraine a reçu des États-Unis en moyenne 12 missiles Patriot par mois, alors qu'elle doit intercepter environ 150 missiles balistiques russes chaque mois. 💬 Zelensky : « Imaginez : vous pouvez compter sur 150 missiles par an de la part des États-Unis, alors que vous devez en intercepter 150 missiles balistiques par mois. » Il lie ces volumes limités à la guerre au Moyen-Orient, qui mobilise les stocks américains. Et même quand l'Ukraine trouve des missiles auprès d'autres partenaires, leur transfert nécessite l'approbation de Washington. Un exemple concret : un paquet américain de 12 missiles a été signé par Pete Hegseth. Mais ce mois-ci, l'Ukraine en a utilisé 35. Reste donc la question des 23 missiles trouvés auprès d'autres pays, dont l'autorisation reste en suspens. Zelensky a aussi raconté son échange avec Trump à New York. Il avait demandé un « paquet hivernal » de missiles, en précisant que si l'Ukraine l'obtenait, elle cesserait de frapper les raffineries. Trump a répondu que les États-Unis feraient leur possible, mais qu'ils avaient eux-mêmes besoin de missiles. Il met aussi en perspective plusieurs facteurs : Starlink et Starshield, le renseignement, les signatures nécessaires, et le « diesel deal ». 💬 Zelensky : « Quand plusieurs facteurs se conjuguent, nous comprenons où tout cela nous mène. "Home Alone", le prochain épisode. C'est un défi, un défi difficile. » Il a rappelé que l'Ukraine avait elle-même aidé les États-Unis à leur demande, notamment pour protéger des bases où se trouvent des citoyens américains en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et dans d'autres pays. L'hiver approche. Les intercepteurs manquent. Et l'Ukraine doit négocier chaque missile. 🇺🇦 150 missiles balistiques par mois d'un côté, 12 intercepteurs de l'autre. L'équation est impossible sans un changement rapide.
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POUTINE FACE À STUBB ET STØRE : 90 MINUTES, ET AUCUNE OUVERTURE Le 27 octobre, Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. C'était le premier contact direct de Poutine avec des dirigeants européens depuis mai, et le premier échange de Stubb et de Støre avec lui depuis leur arrivée au pouvoir. L'appel devait durer 20 minutes. Il en a duré 90. Selon des sources du Financial Times, Poutine a consacré une grande partie de la conversation à une « leçon » d'histoire médiévale des anciens Slaves. Le cessez-le-feu immédiat, première exigence de l'Ukraine, n'aurait pratiquement pas été abordé. Stubb et Støre l'ont laissé parler pour mesurer sa volonté réelle de dialoguer avec l'Europe. Mais sur le fond, l'ISW est formel : Poutine a réitéré ses exigences maximalistes. D'abord, les « causes profondes de la guerre ». Derrière cette formule, selon l'ISW, se cachent l'instauration d'un régime fantoche prorusse en Ukraine et le renoncement à l'OTAN des États qui l'ont rejoint après 1997. Autrement dit, un droit de veto russe sur la souveraineté de nombreux pays européens. Ensuite, les « réalités sur le terrain ». Une formule qui signifie la reconnaissance des territoires occupés comme russes. Une source de Reuters proche du Kremlin précise que Moscou ne ferait aucun compromis sur la prise de l'ensemble du Donbas. 💬 L'ISW rappelle que Poutine a formulé à plusieurs reprises des exigences allant bien au-delà de l'oblast de Donetsk, susceptibles de s'étendre à l'ensemble du territoire ukrainien. Les dirigeants européens ont aussi probablement évoqué la sécurité en mer Baltique, les incursions de drones russes dans l'espace aérien de l'OTAN et les sabotages, que l'ISW rattache à la campagne russe dite de « phase zéro ». Une heure et demie d'appel. Un cours d'histoire. Et les mêmes exigences qu'avant. 🇺🇦 Poutine ne cherche pas la paix. Il cherche un veto sur l'Europe.
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80 % DES UKRAINIENS : « CONTINUONS DE FRAPPER LES RAFFINERIES RUSSES » Alors que Washington aurait menacé de suspendre le partage de renseignements si l'Ukraine poursuivait ses frappes contre les raffineries russes, les Ukrainiens ont été interrogés. Leur réponse est claire. Selon un sondage du KIIS réalisé du 16 au 25 octobre 2026, 80 % des Ukrainiens estiment que l'Ukraine doit continuer à frapper les raffineries de pétrole russes, même si les États-Unis cessent ou réduisent leur aide. Seuls 11 % pensent qu'il faut arrêter. 8 % ne se prononcent pas. Ce chiffre dit quelque chose d'essentiel : pour la grande majorité des Ukrainiens, ces frappes ne sont pas une option tactique parmi d'autres. C'est une réponse légitime à une Russie qui frappe chaque nuit leurs villes, leurs centrales, leurs gares et leurs écoles. Dans la même enquête, 63 % se disent prêts à supporter la guerre aussi longtemps que nécessaire, un chiffre stable, malgré l'intensification des attaques. 5 % évoquent une durée d'un an, 21 % quelques mois à six mois, 11 % ne se prononcent pas. Ce sondage a été réalisé pendant le mois d'octobre : celui des frappes sur les trois centrales thermiques de Kyiv, du quai de gare de Dnipro, de l'immeuble de Pryluky. Un mois de terreur, et un peuple qui ne demande pas à céder, mais à riposter. 🇺🇦 80 % pour frapper les raffineries. 61 % contre le retrait du Donbas. 63 % prêts à tenir. Les Ukrainiens ont tranché.
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DES COMPOSANTS AMÉRICAINS DANS LES MISSILES RUSSES QUI FRAPPENT L'UKRAINE Chaque nuit, des missiles balistiques et de croisière russes s'abattent sur les villes ukrainiennes. Et à l'intérieur de ces missiles, on trouve des microprocesseurs américains. C'est ce qu'a déclaré Vladyslav Vlasiouk, représentant du président ukrainien chargé de la politique des sanctions, cité par Interfax-Ukraine. 💬 Vlasiouk : « Il y a énormément de composants américains, avant tout dans les missiles balistiques, mais aussi dans les missiles de croisière. » L'histoire est révélatrice. En 2025, la Russie avait tenté de remplacer ces microprocesseurs par des composants de fabrication russe. Sans succès : en 2026, elle est revenue aux puces américaines. Ces composants jouent un rôle central dans la précision et les performances des missiles. Des composants fabriqués à l'étranger, notamment par des entreprises allemandes, sont également retrouvés dans les missiles russes. Autrement dit : malgré les sanctions, l'industrie d'armement russe reste dépendante de technologies occidentales, qui arrivent par des circuits de contournement. Vlasiouk appelle à harmoniser pleinement les sanctions visant les fabricants d'armements russes et à renforcer l'action des services chargés d'enquêter sur les livraisons de composants microélectroniques à la Russie, pour y mettre fin. Le constat est double. D'un côté, la Russie n'arrive pas à se passer de la technologie occidentale, ce qui montre l'efficacité potentielle des contrôles à l'exportation. De l'autre, tant que les puces continuent d'arriver, ce sont des missiles occidentalement équipés qui tuent des civils ukrainiens. C'est aussi pour cela que les frappes ukrainiennes contre les usines de composants électroniques, à Briansk, à Penza, à Tcheboksary, comptent autant : elles visent la chaîne qui alimente chaque missile. 🇺🇦 Couper l'approvisionnement en composants, c'est réduire le nombre de missiles qui tombent sur Kyiv, Dnipro et Kharkiv.
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TCHERNIHIV, KREMENTCHOUK — DEUX ADOLESCENTES DE 15 ANS TUÉES, TROIS MORTS DANS UN IMMEUBLE Le jeudi 29 octobre, l'armée russe a frappé le centre de Tchernihiv avec une bombe propulsée par un drone de type Bandérol. Un incendie s'est déclaré. Deux adolescentes de 15 ans ont été tuées. Le nombre de blessés est monté à 23, dont quatre enfants, le plus jeune n'ayant que 10 mois. Des immeubles résidentiels, des commerces et des voitures ont été endommagés en plein centre-ville. Le même jour, à Krementchouk, dans l'oblast de Poltava, un drone russe a frappé un immeuble résidentiel de plusieurs étages. Trois morts. Quinze blessés, dont des enfants. Le 29 octobre, c'est aussi le jour où un drone a frappé le quai de la gare de Dnipro : 14 morts, 14 blessés. En une seule journée, la Russie a tué des dizaines de civils dans trois villes différentes, à Dnipro, Tchernihiv et Krementchouk. Deux filles de 15 ans. Un bébé de 10 mois blessé. Des familles dans leur immeuble. Aucune de ces cibles n'était militaire. 🇺🇦 Chaque jour, la même question : combien de temps encore avant que ce terrorisme contre les civils ait des conséquences pour ceux qui l'ordonnent ?
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DNIPRO, 29 OCTOBRE — UN DRONE FRAPPE UN QUAI DE GARE : 14 MORTS, 14 BLESSÉS Le 29 octobre, un drone russe à propulsion réactive a frappé le quai de la gare ferroviaire de Dnipro, où se trouvait le train n° 866 reliant Dnipro à Zaporijjia. Quatorze morts. Quatorze blessés, dont treize hospitalisés. Six personnes sont dans un état grave, dont un garçon de 11 ans. Toutes présentent de multiples blessures par éclats. Un homme de 40 ans a été amputé des deux jambes. Les médecins se battent pour sauver les blessés. 💬 Le maire de Dnipro, Borys Filatov : « C'est une tragédie à Dnipro. Un drone a frappé un train électrique civil. De nombreuses personnes ont été tuées. Il y a énormément de blessés. » Un train de passagers. Un quai. Des gens qui rentraient chez eux, partaient travailler, rendaient visite à des proches. Ukrzaliznytsia a confirmé : la cible était bien la gare et un train civil. Ce n'est pas la première fois que la Russie frappe le réseau ferroviaire ukrainien — le dépôt de Kyiv, la locomotive près de la frontière polonaise, et maintenant un quai bondé à Dnipro. Emmanuel Macron a exprimé ses condoléances et sa solidarité à l'Ukraine, et appelé à viser bien plus qu'un cessez-le-feu local. 💬 Macron : « Il est inadmissible que la Russie continue de rejeter toutes les propositions pertinentes et choisisse au contraire la voie de l'escalade, en frappant la population civile. Nous devons redoubler d'efforts communs pour parvenir à une paix juste et durable. » Quatorze vies arrachées sur un quai de gare. Un enfant de 11 ans entre la vie et la mort. Ce n'est pas une cible militaire. C'est un train de civils. 🇺🇦 La Russie frappe les gares, les trains, les quais. Elle sait exactement qui s'y trouve.
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OCTOBRE 2026 — PLUS DE 4 000 DRONES À RÉACTION ET 150 MISSILES BALISTIQUES CONTRE L'UKRAINE Le colonel Yurii Ihnat, porte-parole des forces aériennes ukrainiennes, a dévoilé le 2 novembre le bilan des attaques russes du mois d'octobre. Les chiffres donnent la mesure de l'escalade. En un seul mois : plus de 4 000 drones à propulsion réactive. 4 740 drones classiques — Shahed, Gerbera, Parodiya. Près de 360 munitions Bandérol et Dan-T. Environ 150 missiles balistiques. 80 missiles de croisière et missiles aéroportés. Ce qui correspond à une moyenne de plus de 300 drones par jour et, en moyenne, un missile balistique tous les deux jours. La défense aérienne ukrainienne intercepte une grande partie des drones et des missiles de croisière. Mais pour les missiles balistiques, la situation reste critique. 💬 Ihnat : « En ce qui concerne les missiles balistiques, la situation n'est pas aussi bonne que nous le souhaiterions : nous manquons de missiles intercepteurs pour les systèmes Patriot. Il s'agit des missiles PAC-3. » Dans la nuit du 2 novembre, la Russie a encore lancé 193 drones, dont 75 à propulsion réactive. 154 ont été neutralisés. Côté américain, le département d'État a approuvé le 30 octobre la vente potentielle de 500 missiles PAC-3 MSE, pour environ 2,1 milliards de dollars, financés par le Canada, l'Allemagne et la Norvège. Une bonne nouvelle sur le papier. Mais le calendrier est un problème. Zelensky a prévenu que les livraisons pourraient prendre des années, alors que l'Ukraine en a besoin dès cet hiver. Selon Radio Free Europe, ces missiles ne sont pas attendus avant 2030. Quatre ans d'attente pour des missiles dont l'Ukraine a besoin dans quelques semaines. 🇺🇦 L'hiver arrive, les stocks de missiles balistiques russes sont prêts, et les intercepteurs sont encore sur le papier.
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ISW : LA RUSSIE A PERDU L'INITIATIVE — DEUXIÈME MOIS CONSÉCUTIF DE PERTE NETTE DE TERRITOIRE Dans son bilan d'octobre, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) dresse un constat sans appel : les forces russes ont perdu l'initiative et leur capacité offensive sur une grande partie du front en Ukraine. Pour le deuxième mois consécutif, la Russie a perdu plus de territoire qu'elle n'en a conquis : 167,14 km² perdus contre 139,85 km² gagnés. Bilan net : moins 27,29 km². Et les pertes humaines ont atteint un niveau record : plus de 54 000 hommes en octobre. Avec un recrutement de volontaires en baisse, c'est une équation de plus en plus difficile pour le Kremlin, qui explique, selon l'ISW, son virage vers les frappes balistiques contre l'Ukraine pour tenter de la forcer à capituler. Sur le terrain, la carte a changé. Les forces ukrainiennes ont repris l'initiative sur les axes de Koupiansk, de Lyman et d'Oleksandrivka, et se disputent celle-ci dans l'ouest de la région de Zaporijjia. La Russie ne conserve qu'une initiative limitée dans la région de Dobropillia, où elle mène une trentaine d'assauts par jour sans percée significative. L'ISW souligne aussi l'impact de l'opération « Vivaldi » : elle a détruit le saillant russe au nord et au nord-ouest de Lyman, qui devait servir de point d'appui pour encercler Sloviansk. Combinée à l'opération « Veles », elle a contraint Moscou à abandonner en grande partie ses offensives sur les axes de Koupiansk et de Borova, où la Russie n'a réalisé aucun gain depuis plusieurs mois. 💬 ISW : « Les pertes humaines et territoriales des forces russes correspondent à la réalité sur le champ de bataille, où les forces russes ont perdu l'initiative et leur capacité offensive sur une grande partie du front. » Kostiantynivka, attaquée depuis plus d'un an, n'est toujours pas conquise. L'objectif russe de prendre les villes forteresses du Donbas d'ici au printemps 2027 paraît hors de portée. Pendant que Moscou parle de victoire inévitable, les chiffres racontent une autre histoire. 🇺🇦 La Russie bombarde les villes parce qu'elle n'avance plus sur le front.
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OLECHKY — UNE MISSION HUMANITAIRE DE SAUVETAGE A DÉBUTÉ Mardi 27 octobre, une importante mission humanitaire a débuté à Olechky, ville de l'oblast de Kherson sous occupation russe. Un cessez-le-feu bilatéral est entré en vigueur à 3 heures, heure de Kyiv, dans la ville et dans les zones désignées liées à l'opération. C'est le chef du Bureau du président, Kyrylo Boudanov, qui l'a annoncé. Le médiateur ukrainien aux droits de l'homme, Dmytro Loubinets, s'est rendu sur place pour coordonner les opérations. La mission est menée conjointement avec la commissaire russe aux droits de l'homme, Yana Lantratova, avec la médiation et la coordination de la première dame des États-Unis, Melania Trump. 💬 Boudanov : « Il est essentiel que cette mission visant à sauver nos concitoyens se déroule avec succès et en toute sécurité. La vie de chaque Ukrainien est inestimable. » Le 17 octobre, le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha indiquait qu'environ 1 700 personnes se trouvaient encore à Olechky, sans nourriture ni médicaments suffisants, et sans aucune voie d'évacuation sûre. Depuis des mois, la ville était soumise à un blocus humanitaire. Des militaires ukrainiens y acheminaient de la nourriture par drones, sous les tirs russes. Zelensky restait prudent avant l'opération. 💬 Zelensky : « L'essentiel est de débloquer la situation des personnes qui sont prises au piège, afin qu'elles puissent vivre. Il serait souhaitable qu'elles puissent être évacuées chez nous, en Ukraine, où elles bénéficieront de toute l'aide nécessaire. » Il avait averti que la Russie ferait tout pour que les habitants se dirigent vers son territoire et y restent. Cette vigilance est justifiée. Sky News a filmé, pendant cette même trêve, les forces russes acheminer du matériel lourd et des munitions dans la ville. 🇺🇦 Sauver 1 700 civils, c'est l'urgence. Veiller à ce que la Russie ne profite pas de cette trêve, c'est la condition.
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OLECHKY — SOUS COUVERT DE TRÊVE HUMANITAIRE, LA RUSSIE RENFORCE SES POSITIONS Sky News a obtenu un accès exclusif au centre de contrôle des drones d'une unité ukrainienne chargée de surveiller les mouvements russes à Olechky pendant le cessez-le-feu. Ce que les images montrent est accablant. Des véhicules blindés lourds dans les rues. Des soldats russes qui transportent des munitions, déplacent du matériel, s'engouffrent dans des maisons et des caves. Des mouvements constants, de jour comme de nuit. 💬 Dmytro Pulinets, commandant de la 34e brigade d'infanterie de marine : « Auparavant, les soldats russes n'auraient même pas osé rêver de circuler ainsi dans la ville, ni de jour, ni de nuit, ni par mauvais temps. Aujourd'hui, ils en ont la possibilité. » Selon lui, pendant la trêve, les Russes ont remis en état tous leurs systèmes d'artillerie, récupéré des positions perdues, effectué une rotation de leurs effectifs, acheminé de nouveaux équipements, renforcé leur reconnaissance aérienne et constitué des réserves de carburant. Sky News a aussi filmé le transfert de corps depuis la morgue de l'hôpital : plus de 30 sacs blancs chargés dans un camion. Selon les habitants, ces personnes ont été tuées, et ne sont pas mortes de causes naturelles. Les Russes les ont récupérées. Le journaliste Stuart Ramsay le dit sans détour : il n'y aura aucune enquête. Les habitants n'ont pas pu enterrer leurs morts. Rappelons qu'Olechky était soumise à un blocus humanitaire depuis des mois, avec des habitants menacés de famine. L'évacuation des civils vers les territoires libres est une mission essentielle, qui aurait dû avoir lieu bien plus tôt. Mais pour les soldats ukrainiens, le sentiment est mitigé. 💬 Pulinets : « Cela va nous donner énormément de travail lorsque le cessez-le-feu prendra fin et que les convois humanitaires auront quitté la ville. » 🇺🇦 La Russie a transformé une trêve humanitaire en opération logistique. Et les caméras de Sky News l'ont filmé.
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