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Longtemps, je me suis situé dans le camp des techno-optimistes. Lorsqu'Internet est apparu dans les années 90, j'ai comme beaucoup pensé qu'il s'agissait d'un facteur essentiel de progrès pour l'ensemble de l'humanité. Et il a été un facteur de diffusion de la connaissance comme nul autre : les techniques sont plus rapidement adoptées, nos économies sont devenues plus efficaces, etc.
Mais rares étaient ceux qui auraient alors pu énoncer qu'internet serait source de graves menaces sur la démocratie, qu'il serait un facteur de concentration sans pareil des richesses (il y a quinze ans, l'homme le plus riche du monde possédait de l'ordre de 60-70 milliards de dollars. aujourd'hui plusieurs d'entre eux ont, au moins momentanément, franchi le seuil des 300 milliards, tous issus du monde de la technologie), qu'il créerait d'importants enjeux de santé mentale, de cognition (ces deux derniers points à différencier l'un de l'autre), de cybersecurité, avec les conséquences que cela peut avoir dans le monde réel...
On m'a rapporté récemment que certains disent que je suis devenu "techno-réac". Même si je trouve la définition assez injuste, je reconnais ne plus avoir un enthousiasme univoque à l'égard des technologies. Et puis, si moi j'ai probablement évolué, il me semble que beaucoup de ceux qui font la technologie ont eu ont énormément changé.
Dans la Silicon Valley, contrer le techno-optimisme, être décroissant, a toujours été un peu comme s'auto-désigner hérétique face au tribunal du saint Office de l'inquisition au XVIème siècle. Peter Thiel le résume d'ailleurs très bien : sans explicitement le dire, il compare la nécessité de l'accélération comme une quête messianique, et quiconque conteste cela a tôt fait de se faire labelliser par lui d'antéchrist, comme l'ont été Greta Thunberg et Eliezer Yudkowsky. L'accélération y est devenue une fin en soi et l'IA est emblématique de cette accélération (certains suspectent qu'en souhaitant dépasser l'humain, ceux-là réglent leurs compte à tous ceux qui les ont renvoyé à leurs propres limites, leurs frustrations). Désormais quiconque s'oppose au progrès technologique, en particulier de l'IA est plus ou moins un ennemi de Yarvin, Thiel, Andressen, Sacks, représentant la sainte inquisition technologique connue pour son absolutisme, son rejet de la démocratie et leur souhait de voir advenir une dictature technologique... . Je conçois qu'il n'y ait d'ailleurs pas que des inconvénients à cet absolutisme ; il a le mérite de maintenir une ferveur religieuse - Thiel ne s'y trompe d'ailleurs pas et utilise à dessein ce corpus théologique.
Dans un livre à paraitre d'ici quelques jours, je me suis posé la question de la finalité de l'accélération : est-ce que l'on sera plus heureux lorsque l'on vivra 120 ans ? lorsqu'on aura tous un QI de 145 ? Lorsqu'on aura envoyé des humains sur Mars ? Ces questions ne sont jamais posées ; et pourtant elles ont une incidence directe sur notre réel : car c'est maintenant qu'il faut faire des choix de société forts.
Le constat est identique partout : la majorité des tokens IA produites le sont désormais en dehors des IA frontières américaines. Chine et on-premise ont pris une part conséquente en quelques mois. La conséquence est que Anthropic accélère soudainement son calendrier d'IPO et si ce graphique est exact, on peut comprendre pourquoi même certains pourraient observer que c'est peu éthique.
Défier l'autorité, par @jeancattan
J'adore
jeancattan.fr/defier-lautori…
L'ironie de l'histoire c'est que la Norvège est de loin le plus gros exportateur d'énergie carbonée de tous les pays de cette liste.
Courtesy @ValerieFaudon
Je viens de finir ce petit livre de Benoit Bergeret, qui traite essentiellement du féodalisme cognitif à l'heure de l'IA : comment créer des décisions éclairées lorsque tout est altéré par cette technologie ?
C'est le genre de bouquin que l'on lit deux fois : une fois parce que on y trouve des idées intéressantes et une seconde fois pour bien comprendre le lien entre ces idées.
Et à propos d'idées il y en a de nombreuses qui mériteraient un plus large débat, comme celle des sentinelles cognitives, un concept qui me semble central pour maintenir des institutions démocratiques et inclusives tant que c'est encore possible.
je lis partout qu'il y aurait un crack boursier aux USA...
A mettre en perspective : le Nasdaq 100 a perdu 20% de sa valeur depuis ses plus hauts.
A partir de mars 2000, le Nasdaq s'est mis à perdre 75% de sa valeur, passant de 5040 points à 1100 points en 2002. Ca peut se répéter, mais le drame serait surtout pour les européens de faire la même erreur qu'en 2000 : croire qu'il ne s'était rien passé et que les technologies internet ne méritaient pas qu'on investisse dedans. ft.com/content/e185d576-c4a6…
Ca semble effectivement extraordinaire.
txs @UBOTxx
Yann LeCun was right & nobody in this industry wants to say it out loud.
109 million parameters beat 72 billion.
He has spent years saying scale is not the thing that makes a model understand the world. Meta bet the other way. He left in November and started his own lab in Paris.
Last Thursday he published the proof.
The theory everyone has been running on since 2024 is that if you train models big enough, on text, on images, on sound, they all end up with the same picture of reality inside them. Size does it. Nobody ever proved that part.
Randall Balestriero and LeCun proved it. And the proof says size was never doing the work.
What does the work is which two things you show a model together.
A photo and the caption of that photo are two views of one thing. Models trained on pairs like that get there fast.
Two paragraphs pulled from the same document are not two views of one thing. Models trained on those get there slowly and expensively.
Next word prediction is the second kind. That is what every chatbot in the world runs on.
In their tests the first method reached the same understanding after 21.6 million examples. Next word prediction needed 900 million.
And a 109 million parameter text model ended up closer to an image model's view of the world than a 72 billion parameter language model was.
660 times smaller.
Le Ft, généralement pondéré, se lache sur ses confrères et tous ceux qui ont prédit une introduction boursière d'Anthropic "fingers in the nose" laissant clairement entendre que la fenêtre auparavant grande ouverte s'est soudainement refermée, perspective visiblement partagée par les parieurs de polymarket.
So, about that Anthropic IPO . . . ft.com/content/2fbd60ee-060a… via @ft
Les dirigeants des bigtech californiennes ont investi 600 millions pour soutenir le camp républicain : un montant inégalé et même ainsi, ça n'a pas marché, mettant ainsi en exergue un divorce entre les velléités du monde de la techno et celles du citoyen américain. Le plus contrarié dans tout cela est probablement Elon Musk, qui a misé plusieurs centaines de millions de dollars pour soutenir le Texan Paxton (Musk s'est réinstallé récemment au Texas), nettement battu par James Talarico. Se pose désormais la question de savoir si tout cela aura des répercussions politiques, l'influence du monde de la tech sur la politique étant jugée par beaucoup trop importante.
ft.com/content/3e65138f-068f…
Gilles Babinet retweeted
Au sujet de ces insupportables expressions racistes « enfants de l’immigration » ou « immigrés de deuxième génération », qui refusent simplement de dire qu’il s’agit de Français comme les autres.
Je ne sais pas si vous avez vu à quel point cette citation de Péguy a été remise au goût du jour :
« Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit ».
C’est vrai qu’elle est super cette citation de Péguy
Parce qu’on vous voit hein tous ceux qui essayez de vous camoufler derrière cette citation pour…
Pourquoi d’ailleurs?
Pour dire quoi ?
C’est pas bien clair
Parce que ce qu’on voit sur les images de casse, c’est surtout des gamins cagoulés
Du coup…
On voit surtout vos préjugés non..?
À moins que vous n’ayez des yeux lasers qui vous permettent de voir au travers des cagoules …
Et voir quoi ? Des noirs et des arabes en train de casser? C’est cela non..? Que vous sous-entendez ?
Parce qu’on a beau voir ce qu’on voit, on a des pudeurs de gazelle pour le dire franchement
Au fond cette citation c’est un voile de pudeur pour dissimuler, pour enrober, une belle crassouille…
Mais si on continue à filer la métaphore de « on voit ce qu’on voit »… donc des enfants racisés de la république…
Ben on voit des Français non ..?
Enfin des Français que l’ancien Premier Ministre, Édouard Philippe dans son immense mansuétude « considère comme des Français »
Monseigneur est trop bon…
Du coup plusieurs questions se posent à moi…
Première un peu pratique qui s’adresse à toute cette nouvelle mouvance de ceux qui « voient ce qu’ils voient » et qui ont la bonté de considérer ces enfants Français comme Français
À partir de combien de générations de présence en France sur le sol hexagonal avec la nationalité française, on est considéré comme Français ? Je veux dire simplement Français et pas Français issus de l’immigration ?
Et la seconde : Avez-vous seulement lu Peguy vous qui vous en prévalez ?
Peguy était un défenseur de Dreyfus, un adversaire farouche de l'antisémitisme et un homme pour qui la grandeur d'une nation engageait une exigence morale.
D’autant plus importante que le peuple français est divers
Autant dire que si on suit Peguy… il faut voir plus loin que nos préjugés…
De Gaulle disait que l’esprit de la Cinquième se trouvait dans Peguy
Une constitution pour un grand peuple qui doit être à la hauteur de lui même
Il y a moins d’une semaine, lors d’une conférence, j’ai fait observer que ce qui pourrait bien sonner la fin du déferlement de dollars dans l’IA, ce sont moins les dynamiques propres à la technologie que les taux d’intérêt. Au moment des questions, un jeune homme m’a rétorqué que des taux à 3 ou à 5 % ne changeaient pas grand-chose face à une technologie capable de changer la face du monde. J’ai pourtant maintenu que si les taux ne déterminent pas tout en macroéconomie, ils en déterminent « presque tout ».
Il faut bien comprendre qu’un fonds de pension, par exemple, classe ses actifs par niveau de risque et de rendement. L’essentiel de l’allocation d’un gestionnaire d’actifs va à des placements à faible risque et à faible rendement, parce que c’est ce que ses clients demandent. Depuis quelques années, une partie de la tech américaine était sortie de la catégorie « risque élevé » : Alphabet, Apple et quelques autres publiaient des résultats trimestriels aussi rassurants, sinon plus, que ceux de General Motors ou de DuPont de Nemours en leur temps. Mais la donne a changé. Ces entreprises ont tant investi dans l’IA qu’elles présentent de nouveau un profil de risque élevé, et elles se retrouvent en concurrence avec des obligations à haut rendement hors du monde de la tech et de la dette souveraine. Lorsque la Fed relève ses taux, ou simplement lorsque la dette américaine rapporte davantage, ce sont potentiellement des centaines de milliards de dollars qui passent d’un compartiment à l’autre.
Le plus surprenant, c’est que j’avais aussi évoqué, lors de cette même conférence, la « pensée magique » : celle qui pousse les investisseurs déjà très exposés à un compartiment à croire mordicus qu’un événement exceptionnel, l’arrivée de l’AGI par exemple, empêchera les scénarios catastrophes de se reproduire (« cette fois, c’est différent »). C’est presque mot pour mot ce que décrit l’auteur de cet article.
ft.com/content/6e99dc59-8bd0…
Gilles Babinet retweeted
Quick thread on AI and productivity:
Lots of people say this chart shows AI is now showing up in the productivity data.
But I made this chart to argue the opposite: a trend that pre-dates AI and only shows up in the US doesn’t look like AI.
Here’s how I’m thinking about the data and underlying dynamics:
Gilles Babinet retweeted
Economist (and Nobel laureate) Paul Krugman: “Control of Starlink must, one way or another, be taken away from Elon Musk. It’s a matter of national security: we cannot let private individuals make foreign and defense policy, and it would be totally irresponsible to leave a crucial military asset in the hands of a racist, authoritarian conspiracy theorist.”
paulkrugman.substack.com/p/i…
#PJL2027 En commission, @JphTanguy (RN) avait voulu lui aussi taxer les fournisseurs de contenus : 12 000 € par Gbit/sec.
assemblee-nationale.fr/dyn/1…. Rejet.
Le même texte déposé pour la séance : assemblee-nationale.fr/dyn/1…
Il est particulièrement inquiétant d'avoir un aussi grand nombre de parlementaires portant un amendement d'une tel niveau d'inconsistance. C'est même littéralement un brevet d'incompétence. Or, le monde qui vient nécessite plus que jamais d'avoir une compréhension fine des enjeux technologiques qui nous font face. La maitrise des grands principes technologiques par le corps politique n'est plus optionnelle : elle est même probablement déterminante pour l'évolution des nations. Dans des pays comme Taiwan ou la Corée, une telle action serait jugée à sa juste échelle. En France c'est malheureusement secondaire.
J'ai lu l'amendement I-1358 au PLF 2027, adopté ce vendredi à l'Assemblée : une taxe de 0,055 € par Go envoyé vers les abonnés des FAI français. Le chiffre est abstrait, alors comparons-le. Corrigez-moi si vous voyez des erreurs.
Deux comparaisons et un cas concret :
1. Le transit et le peering. Un port 100 Gbps coûte environ 6 300 € par mois chez un fournisseur de transit mondial. En interconnexion directe avec un FAI européen, compter 3 à 5 fois plus, soit 20 à 30 k€ par mois. Sur ce port (a), la taxe atteint 1,02 M€ par mois, soit environ 3400 % à 16300 % du prix d'une interconnexion vers les FAI français. On change donc profondément le modèle économique de la bande passante en France.
2. Les hyperscalers sont critiqués pour le prix de leur trafic sortant, qui va d'environ 0,08€ à 0,045€ par Go selon le volume. La taxe, 0,055 € par Go, représente 68 % à 123 % de ce prix. On parle donc de doubler, pour le trafic vers la France, un prix déjà jugé trop élevé !
3. Le cas d'OVHcloud. Nous envoyons de l'ordre de 500 Gbps au 95e percentile vers les FAI français, soit environ 324 Gbps en moyenne. Sur un an, la taxe brute atteindrait 70 M€. Le texte la plafonne à 15 % du CA réalisé en France ou à 2 % du CA mondial, soit entre environ 23 et 70 M€ par an que nous devrions collecter pour l'État, et donc répercuter sur nos clients.
Conclusions :
1. Une taxe porte en général sur une petite fraction de son assiette. Celle-ci vaut plus de 3000 % du coût du transit, et environ 100 % du prix public des hyperscalers. Rappelez-vous la loi SREN, votée pour supprimer les frais de transfert qui empêchaient les clients de quitter un fournisseur cloud. Ici, on parle de doubler le prix du trafic sortant vers les internautes français, un prix déjà très problématique.
2. Le garde-fou, un plafond calculé sur le chiffre d'affaires, est incohérent. Ce chiffre d'affaires couvre des serveurs, du stockage, des datacenters et des équipes sans rapport avec la bande passante. C'est comme créer une taxe calculée sur la consommation électrique des usines automobiles en France, plafonnée à 15 % du chiffre d'affaires des constructeurs. Quel rapport entre les deux ?
3. Une taxe nationale de ce type frappe à coup sûr les entreprises établies en France, alors que leurs concurrents mondiaux sans présence en France livrent le même trafic aux mêmes FAI français sans payer cette taxe en pratique. Cela crée une distorsion de concurrence au détriment des acteurs nationaux et déclasse les entreprises qui embauchent en France. Une taxe qui produit l'effet inverse serait une meilleure approche.
(a) Facturé au 95e percentile, ce port n'est pas plein en permanence : avec un profil journalier type (22 % vers 4 h, 90 % vers 21 h), il transporte en moyenne 57 % de sa capacité, soit 18,6 millions de Go par mois.
Gilles Babinet retweeted
J'ai lu l'amendement I-1358 au PLF 2027, adopté ce vendredi à l'Assemblée : une taxe de 0,055 € par Go envoyé vers les abonnés des FAI français. Le chiffre est abstrait, alors comparons-le. Corrigez-moi si vous voyez des erreurs.
Deux comparaisons et un cas concret :
1. Le transit et le peering. Un port 100 Gbps coûte environ 6 300 € par mois chez un fournisseur de transit mondial. En interconnexion directe avec un FAI européen, compter 3 à 5 fois plus, soit 20 à 30 k€ par mois. Sur ce port (a), la taxe atteint 1,02 M€ par mois, soit environ 3400 % à 16300 % du prix d'une interconnexion vers les FAI français. On change donc profondément le modèle économique de la bande passante en France.
2. Les hyperscalers sont critiqués pour le prix de leur trafic sortant, qui va d'environ 0,08€ à 0,045€ par Go selon le volume. La taxe, 0,055 € par Go, représente 68 % à 123 % de ce prix. On parle donc de doubler, pour le trafic vers la France, un prix déjà jugé trop élevé !
3. Le cas d'OVHcloud. Nous envoyons de l'ordre de 500 Gbps au 95e percentile vers les FAI français, soit environ 324 Gbps en moyenne. Sur un an, la taxe brute atteindrait 70 M€. Le texte la plafonne à 15 % du CA réalisé en France ou à 2 % du CA mondial, soit entre environ 23 et 70 M€ par an que nous devrions collecter pour l'État, et donc répercuter sur nos clients.
Conclusions :
1. Une taxe porte en général sur une petite fraction de son assiette. Celle-ci vaut plus de 3000 % du coût du transit, et environ 100 % du prix public des hyperscalers. Rappelez-vous la loi SREN, votée pour supprimer les frais de transfert qui empêchaient les clients de quitter un fournisseur cloud. Ici, on parle de doubler le prix du trafic sortant vers les internautes français, un prix déjà très problématique.
2. Le garde-fou, un plafond calculé sur le chiffre d'affaires, est incohérent. Ce chiffre d'affaires couvre des serveurs, du stockage, des datacenters et des équipes sans rapport avec la bande passante. C'est comme créer une taxe calculée sur la consommation électrique des usines automobiles en France, plafonnée à 15 % du chiffre d'affaires des constructeurs. Quel rapport entre les deux ?
3. Une taxe nationale de ce type frappe à coup sûr les entreprises établies en France, alors que leurs concurrents mondiaux sans présence en France livrent le même trafic aux mêmes FAI français sans payer cette taxe en pratique. Cela crée une distorsion de concurrence au détriment des acteurs nationaux et déclasse les entreprises qui embauchent en France. Une taxe qui produit l'effet inverse serait une meilleure approche.
(a) Facturé au 95e percentile, ce port n'est pas plein en permanence : avec un profil journalier type (22 % vers 4 h, 90 % vers 21 h), il transporte en moyenne 57 % de sa capacité, soit 18,6 millions de Go par mois.
🤖 Made with AI
Pour ceux qui s'intéressent à l'aspect métaphysique de l'émergence des IA, cet article passionnant pour ce qu'il met en évidence : une forte volonté de la part des acteurs des IA frontières d'Anthromorphiser leurs produits, de leur trouver les capacités d'avoir du recul sur eux même, des sentiments de joie etc. Mais aussi de les doter d'un prénom familier - Claude... - tout simplement parce que l'anthromorphisation fait vendre. L'auteur n' explique pas autrement l'intérêt de ces entreprises à un rapprochement avec le monde des philosophes, anthropologues, théologiens... ft.com/content/bdb3b820-905b… via @FT
Je traduis en français pour ceux qui auraient du mal à saisir ... "Les « néo-clouds » ont fait état d'une dette non résiliable en matière de datacenters s'élevant à 2100 milliards de dollars. À titre de comparaison, les encours de prêts hypothécaires à risque s'élevaient à 1 300 milliards de dollars en mars 2007, ce qui avait contribué à déclencher la crise financière mondiale l'année suivante."
Et dans la même article, la contribution de l'IA à la productivité américaine est toujours pour l'instant, invisible. (ça va certainement changer, mais vraisemblablement pas dans le bon timing boursier)
ft.com/content/9fd6faa4-0e06…
Gilles Babinet retweeted
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Différentes études montrent une très forte croissance de la demande de tokens qui ne viennent plus des grandes entreprises frontières (ci-après). Nouvelles architectures et orchestrateurs sont à la base de cette rupture. Si la dynamique de maintient cela va rapidement impacter la croissance des entreprises d'IA frontières et pourrait expliquer en partie la précipitation de l'IPO Anthropic.
L'étude : onlycfo.io/p/ai-tokenomics?u…





















