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Joined August 2013
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LAURENT, BIENTÔT LE MILLIARD : taxe-au-giga.fr/
Bonsoir @LaurentLhardit, ​Suite à votre amendement et au travail de mes confrères, je vous ai vibecodé en 5 min un jeu multijoueur où on peut télécharger votre gazette, vous appliquer la taxe, et générer automatiquement une facture pour vos démarches fiscales ! (Lien en réponse)
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Bonsoir @LaurentLhardit ! Après 214 683 917 téléchargement de votre site perso (laurent-lhardit.fr) ça vous fera 10 237,20€ à régler. Vous pouvez vous rapprocher du Trésor Public le plus proche. On peut arrondir à 20k, ça prendra quelques heures de plus.
On est dimanche, je m'ennuie. Du coup, j'ai trouvé un PDF sur Marc Bloch sur parti-socialiste.fr de 44mo. Un ptit script qui le télécharge, le supprime, le retélécharge, et compte ce que ça coute au PS. A chaque j'aime, je reposte le résultat.
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🚨 Il crée un script qui vide le budget du Parti socialiste via sa propre taxe sur les téléchargements ? Un internaute a généré 30€ de taxe simulée en 4 heures en automatisant le téléchargement d’un fichier PDF hébergé sur le site du Parti socialiste. La démonstration intervient après l’adoption à l’Assemblée nationale d’un amendement du député socialiste Laurent Lhardit, instaurant une taxe de 0,055 € par Go de données transmis aux abonnés français. Avec un script simulant des téléchargements répétés d’un PDF de 44 Mo consacré à Marc Bloch, l’ingénieur a calculé une taxe théorique de plus de 30€ après moins de 4 heures, pour 13 109 téléchargements et 576 Go de données. Il a ensuite précisé n’avoir effectué qu’un seul téléchargement réel, les boucles étant simulées. Il souligne que le texte n’exclut pas les associations ni les partis politiques. Selon son calcul, environ 1 000 personnes exécutant le même script pourraient théoriquement épuiser en moins de cinq mois le budget de 16 millions d’euros du Parti socialiste.
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15 Minutes of GTA 6 Gameplay LEAKED #GTA6 #GTAVI #RockstarGames
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Ug ! Homme des cavernes expliquer problème. État devoir papier à banque centrale. Banque centrale = poche de État. Jeter papier au feu ? Banque perdre richesses. État perdre dividendes plus tard. Même poche ! Autres hommes voir : "État faire magie argent !" Confiance partir. Prix mammouth monter très haut. Taux monter. Tout coûter plus cher. Pas gratuit. Juste mensonge.
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🚨🔥 DERNIÈRE MINUTE - La Gironde change de nom pour « Ukraine » afin d'obtenir plus rapidement des aides du gouvernement face aux incendies.
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🔄 RT if you think 🇫🇷 Baptiste Veistroffer is the Super-combative of the #TDF2026! 🔄 RT si vous pensez que 🇫🇷 Baptiste Veistroffer est le Super-combatif du #TDF2026 ! 👋 @century21fr l @LottoIntermarch
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3 hours leading solo on the Tour de France ❤️‍🔥 The day of Baptiste Veistroffer in numbers: ▪️ 323 watts avg ▪️ 44,9 km/h avg speed ▪️ 144 km leading the race ▪️ 15 Tacx bottles ▪️ 500g carbs ▪️ 4638 kcal
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Insolite : elle supprime le RSA, la pauvreté diminue L'Italie vient d'enregistrer le taux de chômage le plus bas de son histoire, 5 pourcent en mai dernier, du jamais vu depuis que l'Istat collecte des statistiques. Ce résultat n'est pas tombé du ciel. Il est la conséquence directe d'une décision que la gauche française avait qualifiée de provocation à l'époque, la suppression par Giorgia Meloni du revenu de citoyenneté, l'équivalent du RSA italien. Le raisonnement de Meloni tenait en une phrase, il faut faire la différence entre ceux qui sont capables de travailler et ceux qui ne le sont pas. Le revenu de citoyenneté, versé sans condition réelle d'activité à 1,3 million de familles, avait fini par devenir ce que tous les systèmes d'assistance généreuse finissent par devenir, une trappe à inactivité. Pourquoi chercher un emploi mal payé quand une allocation stable, sans contrainte, apporte à peu près le même niveau de vie. Le gouvernement italien a remplacé ce dispositif par un chèque d'inclusion beaucoup plus ciblé, réservé aux personnes âgées, handicapées ou aux familles avec enfants, et conditionné pour les autres à une réelle recherche d'activité. Le résultat est sans appel. Le taux d'emploi a grimpé à 62,7 pourcent, un record, pendant que le chômage s'effondrait à des niveaux jamais vus. Des centaines de milliers de personnes qui restaient auparavant dans le confort relatif de l'assistance ont dû, ou ont pu, selon le point de vue qu'on adopte, retrouver le chemin du travail. Et c'est précisément là que se loge la vraie réduction de la pauvreté. Un emploi, même modeste, protège mieux dans la durée qu'une allocation qui enferme dans la précarité permanente. Le meilleur bouclier contre la pauvreté n'a jamais été le chèque de l'État. C'est le salaire. Pendant ce temps, la dette italienne reflue, le déficit public est passé de 8 à 3,4 pourcent du PIB en trois ans, et Fitch a relevé la note de crédit du pays quand celle de la France était dégradée sur la même période. Meloni n'a pas supprimé une aide pour faire des économies comptables. Elle a supprimé une aide qui maintenait des centaines de milliers d'Italiens hors du marché du travail, et donc hors de la seule vraie sortie durable de la pauvreté.
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🔴🌡️💸 INSOLITE | Pendant qu’en France, 6 hôpitaux sur 10 n’auraient toujours pas la clim, l’AFD finance à l’étranger des projets intégrant climatisation, refroidissement ou confort thermique. Quelques exemples : 🇵🇸 Palestine — Hôpital Saint-Joseph : 13 M€ de subvention AFD. Le projet vise l’optimisation des systèmes de « chauffage, refroidissement et éclairage ». 🇸🇳 Sénégal — Dispensaires ruraux : projet financé par l’AFD, avec « systèmes de climatisation performants avec technologie inverter ». 🇹🇳 Tunisie — Hôpitaux de Gafsa et Sidi Bouzid : financement AFD/UE, avec regroupement des espaces « climatisés ou ventilés » et amélioration du système CVC, c’est-à-dire chauffage-ventilation-climatisation. 🇦🇷 Argentine — Santa Fe et Córdoba : financements AFD pour rénover des bâtiments publics, dont 6 hôpitaux, face à des températures dépassant 40°C et des systèmes de chauffage/refroidissement obsolètes. 🇹🇷 Turquie — Hôpital public de Dörtyol : 40 M€ de fonds européens gérés par l’AFD pour équiper un nouvel hôpital public de 250 lits en climat chaud. 🇩🇯 Djibouti — Bâtiments administratifs publics : 7 M€ de subvention AFD pour rénover des bâtiments publics avec équipements plus efficaces, isolation des toitures, clim et photovoltaïque. 🇹🇭 Thaïlande — Kasikorn Bank : 20 M€ de prêt AFD via SUNREF pour la réhabilitation énergétique de bâtiments tertiaires. SUNREF indique pouvoir financer la modernisation des climatisations. (AFD)
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🔴 En Chine, à Yuncheng, un système de pluie artificielle installé sur les toits permet d’abaisser la température ambiante de 5 à 8 °C. En France, pays en développement du nord de l'Afrique, nous découvrons avec méfiance la climatisation.
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Interessant verhaal over de omegablokkade. Een meteoroloog legt uit waarom het deze week zo warm is (en nee, het komt niet door klimaat- verandering De omegablokkade — dat is de werkelijke meteorologische verklaring achter de extreme temperaturen die momenteel over een groot deel van het Europese continent worden gemeten. Terwijl grootmedia als de NOS de hitte vrijwel reflexmatig koppelen aan klimaatverandering en broeikasgassen, wijzen kritische wetenschappers op een veel nuchterder en beter onderbouwde verklaring: een hardnekkig weerpatroon in de hogere atmosfeer dat Europa al vaker in zijn greep heeft gehouden. Wat is een omegablokkade precies? Een omegablokkade is een specifiek patroon in de straalstroom — de krachtige windstroom op grote hoogte die het weer in onze breedtegraden grotendeels stuurt. De naam komt van de gelijkenis met de Griekse hoofdletter omega (Ω): een grote hogedrukrug in het midden, geflankeerd door twee lagedrukgebieden aan weerszijden. Dit patroon zorgt ervoor dat luchtmassa’s nauwelijks kunnen doorstromen en het weerpatroon wekenlang kan vaststaan. In het geval van de huidige hittegolf wordt hete Saharalucht door het anticyclonale (met de klok mee draaiende) luchtstroompatroon noordwaarts getransporteerd richting West-Europa. Terwijl die luchtmassa stijgt en daalt onder de hogedrukrug, wordt ze adiabatisch samengedrukt — een puur fysisch proces dat de temperatuur verder doet oplopen. Geen CO2 aan te pas. Meteoroloog Chris Martz trekt aan de bel. De Amerikaanse meteoroloog Chris Martz deelde zijn analyse van het huidige weerpatroon uitgebreid via sociale media. Zijn conclusie is helder: deze omegablokkade heeft niets te maken met klimaatverandering of uitstoot van broeikasgassen. Het is een bekende, goed gedocumenteerde weerdynamiek die altijd al heeft plaatsgevonden en ook in een hypothetisch pre-industrieel klimaat tot recordhitte zou hebben geleid. Martz wijst bovendien op een opvallende wetenschappelijke paradox. Er bestaan namelijk diverse studies die suggereren dat opwarming van de Arctis juist zou leiden tot minder frequente blokkerende weerpatronen zoals de omegablokkade, omdat het temperatuurverschil tussen de evenaar en de poolgebieden kleiner wordt. Dat staat haaks op de bewering dat klimaatverandering dit soort hittegolven veroorzaakt of versterkt. Martz erkent dat er debat bestaat over dit onderwerp, maar de eenvoudige klimaatboodschap die media uitdragen, is sowieso te kort door de bocht. Europa vaker getroffen, maar waarom eigenlijk? Dan is er nog een toename van zonnestraling die het aardoppervlak bereikt, doordat er minder bewolking is van lage en middelmatige wolkenlagen. Die afname van bewolking hangt deels samen met de strenge Europese luchtvervuilingsregels, die hebben geleid tot minder atmosferische aerosolen. Minder deeltjes in de lucht betekent minder wolkenvorming, meer direct zonlicht en dus hogere oppervlaktetemperaturen. Met andere woorden: de eigen Europese milieuregulering draagt bij aan de toegenomen hitte. Dat is een ongemakkelijke conclusie die je in de reguliere media zelden zult tegenkomen. Media kiezen sensatie boven wetenschappelijke nuance Denktank Clintel, vertegenwoordigd door wetenschapsjournalist Marcel Crok, onderschrijft de analyse van Martz. De conclusie is simpel: wie de oorzaak van de Europese hitte wil begrijpen, kan beter een meteoroloog raadplegen dan een krantenredactie die op zoek is naar een clickbait-verhaal. Het is inmiddels een vast patroon: zodra het ergens warm is, wordt de link met klimaatverandering gelegd, vrijwel zonder nuance, zelden met meteorologische onderbouwing en al helemaal niet met verwijzing naar mogelijke alternatieve verklaringen. Dat is geen journalistiek — dat is activisme vermomd als wetenschap.
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Voici comment les gauchistes voient la climatisation.
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Aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. La déconstruction est le virus mental le plus efficace jamais conçu contre une civilisation. Il a été fabriqué en France entre 1966 et 1980 par trois hommes : Foucault, Derrida, Deleuze. Il a été exporté aux États-Unis, hybridé avec le puritanisme racial américain, et il est revenu trente ans plus tard sous le nom de wokisme paralyser l'Occident entier. Voici comment il fonctionne, et pourquoi il faut le détruire. La thèse est simple. Toute vérité n'est qu'un rapport de pouvoir déguisé. Tout texte sacré, toute loi, toute science, toute norme, toute hiérarchie, toute identité, toute institution cache en réalité une domination. Déconstruire, c'est montrer le rapport de force sous le vernis du vrai. C'est arracher le masque. C'est "démasquer". Formulé comme ça, ça paraît inoffensif. Voire utile. Qui n'aime pas un peu d'esprit critique ? Le piège est là. La déconstruction se présente comme une méthode. Elle est en réalité une ontologie. Elle ne dit pas seulement "interrogeons les normes", elle dit "il n'y a *que* des rapports de pouvoir". La différence est civilisationnelle. Une société qui interroge ses normes reste debout. Une société qui croit que ses normes ne sont *rien d'autre* que de la domination s'effondre. Parce qu'elle ne peut plus rien défendre. Plus une frontière, plus une loi, plus une science, plus une langue, plus une histoire, plus une biologie, plus une famille. Tout devient suspect. Tout devient négociable. Tout devient "construit donc déconstructible". C'est la première raison pour laquelle c'est un virus. Il s'auto-réplique. Une fois inoculé, il transforme tout ce qu'il touche en cible. La science est patriarcale, donc déconstruisons-la. Le langage est colonial, donc réinventons-le. La méritocratie est raciste, donc abolissons-la. Le sexe est une construction, donc choisissons-le. Il n'y a plus de roc. Tout est sable. Deuxième raison. Le virus est *non-falsifiable*. Si vous défendez une norme, c'est que vous êtes l'oppresseur. Si vous niez être oppresseur, c'est la preuve de votre privilège inconscient. Si vous citez des faits, vos faits sont contaminés par le pouvoir qui les a produits. Si vous citez la raison, la raison elle-même est blanche, masculine, occidentale. Il n'y a aucune sortie possible. Le système est conçu pour rendre toute objection irrecevable par définition. C'est exactement la structure d'une secte. Et c'est exactement ce qui s'est installé dans les universités, les RH, les médias, les administrations, les conseils d'administration depuis vingt ans. Troisième raison. Le virus s'auto-réfute mais ne s'auto-détruit pas. Si toute vérité est pouvoir, alors la phrase "toute vérité est pouvoir" est elle-même du pouvoir, donc sans valeur. Logiquement, la déconstruction se mord la queue dès la première phrase. Mais elle s'en moque. Parce qu'elle n'a jamais cherché la cohérence. Elle cherche l'efficacité politique. Et son efficacité politique est immense. Elle désarme ses ennemis et arme ses militants. Elle paralyse le défenseur et libère l'attaquant. C'est une arme asymétrique parfaite. Quatrième raison. Le virus produit des humains diminués. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Elle sait soupçonner, jamais admirer. Elle voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Elle peut produire mille pages sur le caractère opprimant de Shakespeare et zéro ligne qui vaille la peine d'être lue dans cent ans. Elle a confondu l'intelligence critique avec la pose critique. Elle est stérile par construction. Un esprit nourri à la déconstruction est un esprit qui ne sait plus rien édifier. Cinquième raison, la plus grave. Une civilisation se tient debout sur trois piliers. La croyance qu'une vérité est accessible à la raison. La croyance qu'un bien se distingue d'un mal. La croyance qu'un héritage mérite d'être transmis. La déconstruction a méthodiquement dynamité les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui avait nourri ses prophètes. Mais le résultat est là. Une civilisation qui ne croit plus en sa vérité, ni en son bien, ni en son héritage ne se défend pas. Elle s'excuse en attendant la fin. Voilà ce qu'on a fait. Voilà ce qu'il faut nommer. La bonne nouvelle, c'est qu'un virus mental ne survit que tant qu'on lui cède l'autorité du discours. Il meurt dès qu'on cesse de jouer son jeu. Dès qu'on réaffirme tranquillement qu'il existe une vérité, un beau, un bien, un héritage. Dès qu'on cesse de demander la permission aux déconstructeurs pour bâtir. Dès qu'on refait. Dès qu'on transmet. Dès qu'on crée. Les bâtisseurs ont toujours le dernier mot sur les commentateurs. Toujours. Parce qu'à la fin il reste ce qui est construit, et rien de ce qui a été déconstruit. Alors aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. Et demain je construis.
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.
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