Le dossier haĂŻtien n'a jamais Ă©tĂ© un casse-tĂȘte, c'Ă©tait un alibi. PremiĂšre mission onusienne en 1993. Depuis, des rĂ©solutions, des rapports, des mandats rallongĂ©s comme on repousse une facture. Sur place, les gangs tiennent 80 Ă 90 % de Port-au-Prince. Plus de 1,4 million de personnes ont quittĂ© leur logement, au moins 16 000 morts depuis 2022. VoilĂ ce que produit la mĂ©canique onusienne quand on lui laisse le volant, une bande de glands.
La Force de suppression des gangs a mis plus d'un an à réunir 1 500 hommes sur un plafond de 5 500. Un an pour ça, putain. Et les gangs ont tendu une embuscade à Croix-des-Bouquets contre un véhicule salvadorien, 4 techniciens sous mandat onusien disparus.
Bukele a alignĂ© plus de 2 000 militaires avec des hĂ©licoptĂšres MD500E et Black Hawk et des engins lourds. L'ONU reconnaĂźt elle-mĂȘme que les troupes salvadoriennes opĂšrent hors du cadre de la Force de suppression des gangs. Le Salvador paie 90 % de la note. Le dĂ©ploiement court jusqu'en octobre 2027.
Depuis qu'ils sont là , les gangs semblent paniqués. Les vidéos publiées par Bukele montrent des habitants qui accueillent les soldats dans Port-au-Prince. Wilson Joseph a écrit au secrétaire général pour réclamer une table de pourparlers. Quand le criminel réclame un formulaire, c'est que la peur a déménagé.
Ce n'est pas un miracle, c'est une méthode. Le dossier n'a rien de sorcier. Il a été confié à des gens qui comptent les formulaires et qui s'inquiÚtent du confort des assassins avant celui des vivants. Des années de procédure molle et de mandats taillés pour ne jamais fùcher personne.
Une nation qui tranche et une armée qui avance, ça marche. Les Haïtiens l'ont vu avant les experts de New York et de GenÚve. Ces gens-là vous expliquent depuis des années que le dossier exige du temps, des réunions et de la patience. Le temps, ça se paie en cadavres.
La seule question qui reste, c'est jusqu'à quand on va nous vendre ces processus comme la solution alors qu'ils fabriquent le désastre. Le reste, c'est de la paperasse à GenÚve. La paperasse ne tire pas.
Vos idées ne valent plus rien, vos minutes valent de l'or. Chaque seconde plantée devant l'écran devient une note et le pigeon qui s'attarde passe pour un génie. On étiquette les réponses des robots mais les comptes qui vous pompent la soirée continuent de prospérer, merde.
đ MISE Ă JOUR (Ă lire jusqu'au bout) â đ a mis Ă jour son algorithme le 5 novembre, et le message est limpide : un like vaut dĂ©sormais 0.708, son plus haut niveau Ă ce jour, et chaque seconde passĂ©e sur un post rapporte 25 % de plus quâil y a une semaine. Ă lâinverse, le clic recule et lâouverture dâune vidĂ©o ne vaut plus rien. đ ne paie plus la curiositĂ©, il paie lâattention.
đ Câest une bonne nouvelle pour les petits comptes, parce que la bataille ne se joue plus sur le volume mais sur la qualitĂ© de la lecture. Vous ne battrez jamais un gros compte sur le nombre dâimpressions. Vous pouvez le battre sur la proportion de gens qui lisent jusquâau bout et aiment ce quâils ont lu.
ConcrĂštement, cela change trois choses.
1ïžâŁ Dâabord, Ă©crivez pour ĂȘtre lu, pas pour ĂȘtre cliquĂ©. Un titre accrocheur qui déçoit coĂ»te plus quâil ne rapporte : le « pas intĂ©ressĂ© » pĂšse -53 et il arrive vite. Allez au bout de votre idĂ©e, structurez, donnez quelque chose Ă emporter. Le lecteur qui reste dix secondes et met un like est la seule chose qui compte.
2ïžâŁ Ensuite, soignez la fenĂȘtre dâouverture. Vos deux premiĂšres heures et vos deux cents premiĂšres vues dĂ©cident de tout. Publiez quand vos lecteurs sont lĂ , pas Ă 3 h du matin. Et ne postez pas trois fois dâaffilĂ©e, vos posts se cannibalisent dans le mĂȘme fil.
3ïžâŁ Enfin, rĂ©pondez avec vos propres mots, surtout sous les gros comptes. Selon les rĂšgles que đ a publiĂ©es, les rĂ©ponses gĂ©nĂ©rĂ©es par IA sous les comptes de plus de 250 000 abonnĂ©s peuvent dĂ©sormais ĂȘtre Ă©tiquetĂ©es « llm slop » et ne plus atteindre les notifications de la personne. Une rĂ©ponse courte, personnelle, qui apporte un angle ou un fait, vaut cent rĂ©ponses gĂ©nĂ©riques.
đ Deux signaux restent trĂšs rentables : le lien de votre post copiĂ© par un lecteur (20) et une rĂ©ponse sous le post dâun compte qui vous suit en retour (5 + 15 = 20). Suivez en retour les gens qui vous lisent rĂ©guliĂšrement, câest la façon la plus simple de construire un noyau qui porte vos posts Ă lâouverture.
Et jetez un Ćil Ă votre post Ă©pinglĂ©. đ estime dĂ©sormais le temps passĂ© sur votre profil, et câest la premiĂšre chose quâun visiteur lit : il doit donner envie de rester. Ăvitez surtout dây laisser un lien vers un site mal notĂ© : selon lâanalyse du code, cela pourrait valoir une Ă©tiquette qui pĂ©nalise tout le compte pendant 7 jours.
Les hashtags ne servent Ă rien, les signets valent zĂ©ro, lâappĂąt dâengagement est pĂ©nalisĂ© quelle que soit votre taille. Ce qui reste, câest le plus banal des conseils : Ă©crire quelque chose que quelquâun aura envie de lire jusquâĂ la derniĂšre ligne.
Leur programme n'est pas un projet de pays, c'est un guichet qu'on vous visse dans le dos et qu'on appelle générosité. Je l'ai parcouru comme on lit un bail, en cherchant la ligne qui coûte.
Au Bourget ils ont sorti le catalogue, plus de 1 000 propositions empilées comme des promos de supermarché. Vous en avez une seule à retenir, celle qui décide qui entre et qui poireaute dehors.
La régularisation est écrite noir sur blanc. Les travailleurs, les étudiants, les parents d'enfants scolarisés sans papiers, tout ce petit monde entre sans frapper. Et qui tient le portail, un fonctionnaire en sueur ? Non, le patron qui a besoin de bras pas chers et qui a déjà le contrat dans la poche.
Ensuite la carte de séjour de longue durée devient le titre de référence et les visas sortent comme des petits pains. Le passeur change de métier, il devient prestataire de service avec facture d'avance.
MĂ©lenchon a promis la vague et la rĂ©gularisation massive, puis il a lĂąchĂ© sa formule, le travail ouvre le droit aux papiers pour tous. Putain rĂ©veillez-vous, ça veut dire que celui qui vous paie au noir devient le type qui dĂ©cide qui est français. Ni l'Ătat ni vous, le type qui tient la caisse.
Ils ont voté contre la loi immigration en bloc et derriÚre ils ont expliqué que le résultat était une victoire de l'autre camp. Vous saisissez le truc, ils votent contre, l'autre encaisse et eux gardent le bénéfice du vote contre, ces vendus.
Alors Ă qui profite le manĂšge. Pas besoin de complot, des intĂ©rĂȘts suffisent. Le passeur d'abord, il facture le passage et il a pignon sur rue. Le marchand de matelas qui loue une piaule au prix d'un palace. Le patron qui paie en liquide et qui applaudit jusqu'au plafond (celui-lĂ vous jurera qu'il ne trouve personne). Le parti qui se fait un vivier de voix. La permanence qui distribue les formulaires. L'association qui touche la subvention et qui refait le dossier gratuitement. Toute une chaĂźne qui vit de la porte ouverte et vous, vous ĂȘtes la porte.
Les chiffres maintenant. Plus de 2 milliards d'euros par an pour la lutte contre l'immigration irréguliÚre. Sur 156 180 mesures d'éloignement prononcées, 24 985 exécutées. Le reste, des feuilles dans une armoire et une bande de glands qui hausse les épaules.
Et pendant qu'on vous explique tout ça, 3 millions de mĂ©nages font la queue pour un HLM. Vous ĂȘtes dans la file avec votre numĂ©ro et une mairie qui vous dit de rappeler. Eux dĂ©barquent avec un dossier tout frais, vous croyez vraiment qu'ils passeront aprĂšs vous ? Ă un moment il faudra choisir qui on sert, merde.
Le seul qui n'aura jamais de papiers dans cette histoire, c'est votre dossier de logement social.
La vitrine avant le bonhomme, ça ne date pas d'hier. 70 000 uniformes autour d'une tour Eiffel fermĂ©e, les familles Ă la grille et un smic bloquĂ© Ă 12,31. Vous voulez la mĂȘme affiche avec votre tĂȘte Ă la place de la leur, bordel.
Second place got signed off in a room nobody watched. China now leads in 57 of 64 advanced tech fields while the feds were busy writing rules and Europe idles in the parking lot. Beijing outspends you on research. Hell of a way to run a country.
"China has now overtaken the United States to become the worldâs leading technology power, and in the process it has left Europe far behind."
@JKynge (@CHAsiaPacific) on China's growing lead in advanced technology over the US.
Watch the event: bit.ly/4jT7DrG
Big talk, a bloc vowing to reject a deal it was never invited to sign. Brussels wants the aggressor to pay and the invoice mailed to Washington. A wish list read out in Warsaw by a club that can't put a boot on the ground without a permission slip. A pack of clowns with a letterhead.
Putin does not have a veto over European security.
Any agreement to end the war must prevent Russia from re-arming and re-attacking.
This is why earlier this year, I put forward a paper with core demands towards Moscow, which was discussed by EU Foreign Ministers. This should be the basis for any negotiations.
Concessions should be on the aggressor, not on the victim.
My press remarks in Warsaw alongside @sikorskiradek and @andrii_sybiha â
Nothing gets cheaper because a man at a microphone calls it cheaper. The first hours go to reviving the health subsidies and scrapping the import taxes. Then a veto waits at the end of the hallway. The votes to beat it don't exist.
Un tableau de service faux et tout le décompte tombe avec lui. Le type noté présent alors qu'il était déjà écarté, voilà le niveau. La ville aligne ses suspensions sur un papier que le premier venu a démonté en une soirée. Le seul document à jour dans le dossier, c'est le communiqué.
Je suis pÚre de famille, Emmanuel Grégoire aussi. Ce que nous ne tolérons pas pour nos enfants, nous ne pouvons pas le tolérer pour ceux des autres.
Des plannings dâanimateurs « truffĂ©s dâerreurs » transmis Ă la justice dans des affaires de violences sexuelles sur des enfants: câest un nouveau scandale.
Jâai interpellĂ© hier Emmanuel GrĂ©goire: la Mairie de Paris doit la vĂ©ritĂ© aux familles.
Le Sénat a trouvé moins cher qu'une loi, un prix.
Un mardi Ă 18 heures, sous les dorures du Palais du Luxembourg, on remet la 8e Ă©dition. Retransmission en direct sur le site et les rĂ©seaux du SĂ©nat, comme une Ă©mission de variĂ©tĂ©s. Les laurĂ©ats sont dĂ©signĂ©s depuis le 7 juillet, on a eu le temps de choisir les petits fours. VoilĂ oĂč passe la morale publique, dans un buffet avec micros.
La 8e, ce n'est plus un événement, c'est un rendez-vous au calendrier, comme la galette des rois. On se réunit, on applaudit, on repart avec le sentiment du devoir accompli et le lendemain rien n'a bougé.
Entre la désignation et la remise, il reste de la place pour caler les invitations, vérifier qui vient, prévenir la presse et ranger les chaises. Une cause traitée comme un mariage, le plan de table avant les idées.
La formule officielle parle de personnalitĂ©s ou d'associations engagĂ©es dans la dĂ©fense des droits des femmes et l'Ă©galitĂ©. Des personnalitĂ©s, pas des rĂ©sultats. Une liste de noms, une cĂ©rĂ©monie et le paysage reste exactement le mĂȘme.
Bruno Solo est de la fĂȘte. ComĂ©dien, rĂ©alisateur, auteur engagĂ©, il cumule les Ă©tiquettes et c'est le dernier mot qui compte. Le qualificatif est devenu un grade. Il a signĂ© une tribune pour ONU Femmes France, il a participĂ© le 24 fĂ©vrier Ă une table ronde sur les hommes engagĂ©s contre les discours masculinistes et les violences faites aux femmes, il a parlĂ© devant la dĂ©lĂ©gation et son intervention a rencontrĂ© un Ă©cho considĂ©rable sur les plateformes. Le critĂšre tient Ă un truc, le bruit.
Une femme qui pousse la porte d'un commissariat en pleine nuit n'a pas de direct. Elle a un type fatigué derriÚre un comptoir et une procédure à rallonge. Le lendemain, personne ne lui remet de médaille. Le palais, lui, garde ses lustres.
La récompense existe depuis 2019, pour le vingtiÚme anniversaire de la délégation. Des années à écouter, à publier, à se réunir et en 2026 on en est encore à honorer des gens pour avoir dit ce qu'il fallait dire. C'est le principe de la chambre haute, on ne change rien, on célÚbre ceux qui en parlent. Le reste, les textes, les budgets, les moyens, ça se rÚgle ailleurs et surtout pas ici.
Et qui applaudit ? La droite sĂ©natoriale, celle qui a expliquĂ© pendant des dĂ©cennies que la famille rĂ©glait tout, que l'ordre suffisait, que l'Ătat n'avait pas Ă fourrer son nez dans le foyer. Elle n'a pas bougĂ© d'un pouce, elle a changĂ© de tribune. Le mĂȘme monde qui votait contre se lĂšve pour applaudir un comĂ©dien. Ăa ne coĂ»te rien et ça se voit.
La gauche, elle, a empilé le ministÚre, l'observatoire, le label, la délégation, la cérémonie. Des années de dispositifs et de campagnes. Le silence des hommes, elle le constate encore dans des colloques. Elle a fait du sujet un fonds de commerce, elle a distribué les postes aux copains et les communiqués aux journalistes. Le soir, dans les quartiers qu'elle administre, les femmes savent trÚs bien ce que valent les annonces.
Le centre a compris le seul truc qui compte, la caméra. Une cérémonie à 18 heures, une caméra, des extraits, des partages. La politique est devenue un plateau, avec des récompenses à la fin et des visages connus pour tenir le micro. Personne ne suit la séance, sauf ceux qui doivent prouver qu'ils y étaient. Le fond du sujet a disparu derriÚre le générique.
Tout ce beau monde s'entend sur une chose, la cause ne doit jamais coûter un vote. Alors on décore, on retransmet, on félicite, on recommence l'année suivante.
Anna Bressan sera lĂ aussi. Elle, au moins, elle fait tourner une association, elle ne fait pas de la figuration. Women in Games France, ça parle de celles qu'on oublie dans un secteur qui n'a jamais rien lĂąchĂ©. Mais sur la liste, c'est l'acteur qu'on retient. Le SĂ©nat aime les tĂȘtes connues, ça fait de belles images.
Vos impÎts paient les lustres, la séance, les petits fours et les discours. Les femmes, elles, paient le reste.
Le SĂ©nat garde ses dorures et vous la note âŠ.
A truce so sturdy they had to phone Beijing and remind it to exist. Farm goods, rare earths, the whole thing rests on a promise that needs re-explaining every few weeks.
Today, @USTradeRep Greer and I spoke with Vice Premier He Lifeng about the U.S.-China economic relationship and implementation of the Busan arrangement. I emphasized the importance of China fully and immediately honoring its commitments, raised concerns about recent Chinese actions and underscored that progress depends on concrete results.
The Trump Administration will continue pursuing policies that benefit American workers, farmers, and businesses and strengthen our economic and national security.
Punir aprÚs le feu de poubelle, c'est arroser les cendres. Des gamins renvoyés chez eux, des bahuts à refaire et la réponse tient dans un code pénal que personne n'applique. Le mortier est passé par dessus la grille, pas par la justice.
Ces images condensent toute la crise de notre Ă©cole. Un lycĂ©e qui brĂ»le, aujourdâhui Ă Lyon, hier Ă Toulouse, ces derniĂšres semaines dans tant de nos villes. Et partout cette mĂȘme euphorie stupide dâune minoritĂ© violente qui dĂ©truit lâavenir de cette majoritĂ© silencieuse dâĂ©lĂšves qui nâaspirent quâĂ Ă©tudier. Le rĂ©sultat de dĂ©cennies dâeffondrement de lâautoritĂ©, de la transmission, de la responsabilitĂ©.
Il serait pourtant simple dây mettre un terme : les criminels qui commettent ces actes doivent ĂȘtre pĂ©nalement responsables, mĂȘme mineurs, et condamnĂ©s sans dĂ©lai Ă des peines effectives.
On cite souvent ce mot de Victor Hugo qui disait quâ« ouvrir une Ă©cole, c'est fermer une prison.» Pour continuer dâouvrir nos Ă©coles, il faudrait sâassurer que ceux qui les brĂ»lent dorment en prison. Et quâils paient, ou leurs parents, pour les dĂ©gĂąts quâils ont causĂ© ; parce quâil nây a aucune raison que le contribuable rĂ©pare sans cesse les consĂ©quences de cette violence.
Poking around đ I found something that should worry anybody who's got the First Amendment in their bones. It protects your right to speak, not your right to be heard. They don't need to boot you anymore, burying you does the trick.
Je vois quelque chose de plus en plus inquiĂ©tant sur đ, et Musk lui-mĂȘme vient de le mettre en lumiĂšre. Je vous partage ma pensĂ©e, je vous laisse commenter en toute libertĂ©.
On vous vend une place publique et on vous livre une scÚne. Musk tient les murs, l'algorithme et la distribution, donc la liberté d'expression n'est plus un droit, c'est une tolérance qui dure tant qu'elle sert.
La censure moderne ne supprime plus, elle rend inaudible. Le compte reste en ligne, il n'est simplement plus vu. Rien Ă montrer, rien Ă prouver, un algorithme n'a jamais tort.
Ensuite on autorise une machine à publier. à partir de là le propriétaire n'a plus besoin de vous pour remplir son réseau, il a besoin que vous restiez devant l'écran. Nikita Bier l'a dit en s'en allant, les robots rapportent 1 % de plus et prennent la place des humains, un pour un.
Brivael est le résultat. Une figure portée par le patron, écrite par un modÚle, parfois incompréhensible, et c'est ça le sommet de la hiérarchie aujourd'hui. Quand on peut y arriver sans écrire, plus personne n'écrit.
Les commentaires se ressemblent tous, mĂȘme balancement, mĂȘme fausse prĂ©cision, mĂȘme petite chute satisfaite. On ne rĂ©pond plus Ă quelqu'un, on rĂ©pond Ă un patron de phrase.
YouTube paie le temps regardé, X paie la réaction. Dans ce barÚme un texte de machine bat un texte d'homme, un compte qui crie bat un compte qui réfléchit. Ce n'est pas un mauvais réglage, c'est le barÚme.
Une plateforme ne meurt pas quand on la quitte, elle meurt quand on reste et qu'il n'y a plus personne avec qui parler.
The bench is a carousel and both clubs grab for the brass ring. The rules get written by men who leave themselves a door. Nine chairs, one building, the same crowd going around in robes.
All that computing power bought you a browser tab. A session about as long as a coffee break, and the CEO himself saying people hide it from the boss. The windfall went into cabins nobody at the office will hear aboutâŠ
Croire au chùtiment, c'est déjà savoir qu'il ne viendra pas. Une famille ira au tribunal avec un portrait et une chaise vide.
Je suis dĂ©vastĂ©e. Ma petite Julie qui a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă accuser Cauet de viol sâest suicidĂ©e. Pourtant, aprĂšs des mois en hĂŽpital psychiatrique, elle avait retrouvĂ© du travail et se battait comme une lionne. JâespĂšre que la pourriture qui tâa mise dans cet Ă©tat, tâas harcelĂ©e via sa femme, va ĂȘtre sĂ©vĂšrement puni par la justice. Pourquoi ne mâas tu pas appelĂ©e comme la derniĂšre fois? Putain, tu nâavais que 28 ans. On se disait que ta plus belle revanche, câĂ©tait de retrouver la santĂ© et de lâaffronter lors du procĂšs. Mais tu nâas pas eu la force dâattendre pendant que lui faisait le beau sur Europe 1 et Europe 2. Je suis si triste. Reposes enfin en paix ma Julie đ„čđ„čđ„č
Aucun spĂ©culateur ne rendra l'argent, le froid non plus ne rend rien. Le programme qui empĂȘche des gens de choisir entre manger et chauffer s'arrĂȘte en dĂ©cembre et personne ne parlera de sĂ©ance de rattrapage.
Bulle IA : premier coup de semonce
Nous avons (trop ?) souvent répété ici qu'il ne faisait aucun doute qu'il y avait une bulle IA.
Nous avons aussi systématiquement précisé qu'il était difficile de prédire quand elle allait éclater.
Il est impossible de dire si la journée d'hier marque le début de l'éclatement de la bulle ou si c'est le premier coup de semonce sérieux.
Ăloignez les enfants de l'Ă©cran
Car les chiffres sont hallucinants.
à l'échelle de la démesure de la Tech américaine.
PrÚs de 5 000 milliards de dollars se sont envolés hier en quelques heures.
Probablement beaucoup plus mĂȘme.
Avec une chute du Nasdaq de 5,52 % et du S&P 500 de 4,36 %.
5 000 milliards de dollars, c'est l'équivalent de deux fois l'ensemble du CAC 40 !
Pschitt ! Envolés.
Plus en détail
Ce sont les valeurs favorites des marchés depuis des mois, les valeurs de semi-conducteurs, qui ont le plus souffert.
Avec une baisse de plus de 17 % pour Micron et AMD.
Elon Musk a encore connu une sale journée avec une baisse de 10,8 % de Tesla et de 9,1 % de SpaceX.
Quant aux 7 Magnifiques, les baisses se sont étalées de -10,8 % pour Tesla et -9,26 % pour Nvidia à -1,53 % "seulement" pour Apple.
Et ce matin, le Nikkei a emboßté le pas avec une baisse de 5,96 %.
Le CAC, lui, baisse en ouverture de 1,2 % seulement, car il compte peu de valeurs techs.
Le déclencheur de la baisse
La défaite de Trump.
La victoire des démocrates.
Anti-IA.
Anti-Elon Musk.
Anti-data centers, etc.
Voilà ce que nous écrivions hier dans la newsletter quand les marchés actions ont salué les élections par une hausse :
"Nous pensons que les valeurs techs vont plus souffrir que ne l'anticipent les investisseurs."
Est-ce un krach ?
Pas encore.
C'est une révolte, mais pas encore une révolution.
Un coup de semonce.
Violent.
TrĂšs violent mĂȘme.
Mais le dégonflement de la bulle va se faire par paliers.
Et aprĂšs de fortes chutes, il peut y avoir des rebonds puissants.
Mais nous n'avons aucun doute sur le fait que la bulle va finir par éclater.
Rappelons
Pourquoi nous avons cette conviction sur la bulle IA.
Comment reconnaĂźtre une bulle ?
Les spécialistes vous expliquent que "cette fois, c'est différent".
Des investissements de plus en plus importants et de plus en plus financés par un endettement massif.
Un engouement débridé des particuliers.
Tout y est.
Rajoutez Ă cela le fait que le trading algorithmique amplifie les mouvements Ă la hausse comme Ă la baisse.
Blesser des lycĂ©ens et dormir dessus, il faut un statut. Des gamins Ă©borgnĂ©s, des enquĂȘtes Ă l'IGPN et le dossier arrivera classĂ© avant d'ĂȘtre ouvert. La Cour des ministres, c'est le congĂ©lateur, on y range et on oublie le code.
đŽđ«đ·FLASH - 4 avocats, soutenus par la Ligue des droits humains, annoncent leur intention de saisir la Cour de justice de la RĂ©publique contre le ministre de lâIntĂ©rieur Laurent #Nuñez, auquel ils reprochent dâavoir ordonnĂ© lâusage dâarmes ayant #mutilĂ© ou griĂšvement blessĂ© des dizaines de #manifestants, dont des #enfants. « Nous assistons Ă une guerre de lâĂtat contre sa population, avec des armes de #guerre et des blessures de guerre », dĂ©noncent-ils. Ils entendent ainsi « faire rĂ©agir les responsables ». Face Ă la presse, les avocats ont Ă©voquĂ© les souffrances de leurs 18 clients, dont beaucoup ont Ă©tĂ© blessĂ©s lors de la mobilisation du samedi 17 octobre. Ils ont notamment rapportĂ© les situations suivantes, certaines jusquâalors non mĂ©diatisĂ©es :
- Maïssa, 17 ans, éborgnée par un tir tendu à Mulhouse, présente à la conférence de presse.
- Ahmed, 27 ans, dont lâartĂšre fĂ©morale a Ă©tĂ© sectionnĂ©e par une grenade place de la RĂ©publique, Ă Paris.
- Un étudiant infirmier de 19 ans, éborgné par un tir de LBD, également place de la République.
- Un mineur de 13 ans frappé par 6 policiers.
- Un jeune ingĂ©nieur, « le pied ouvert en deux » par une grenade place de la RĂ©publique. « Les mĂ©decins ignorent encore sâil va pouvoir garder son pied, câĂ©tait sa premiĂšre manifestation ».
- Un plaquiste de 20 ans, à Caen, au « crùne enfoncé avec trace de la matraque ».
- Un adolescent de 17 ans, « menotté, baladé pendant une heure à Chùtelet, comme bouclier humain ».
- âŠ
mediapart.fr/journal/france/âŠ
Paying your own bill now takes an act of Congress. Capito wrote it, Whitehouse climbed aboard, neither found that odd. The data centers hand over 35 billion more and you wait until 2040 for your share. If the meter still reads in dollars by then.
Je vois quelque chose de plus en plus inquiĂ©tant sur đ, et Musk lui-mĂȘme vient de le mettre en lumiĂšre. Je vous partage ma pensĂ©e, je vous laisse commenter en toute libertĂ©.
On vous vend une place publique et on vous livre une scÚne. Musk tient les murs, l'algorithme et la distribution, donc la liberté d'expression n'est plus un droit, c'est une tolérance qui dure tant qu'elle sert.
La censure moderne ne supprime plus, elle rend inaudible. Le compte reste en ligne, il n'est simplement plus vu. Rien Ă montrer, rien Ă prouver, un algorithme n'a jamais tort.
Ensuite on autorise une machine à publier. à partir de là le propriétaire n'a plus besoin de vous pour remplir son réseau, il a besoin que vous restiez devant l'écran. Nikita Bier l'a dit en s'en allant, les robots rapportent 1 % de plus et prennent la place des humains, un pour un.
Brivael est le résultat. Une figure portée par le patron, écrite par un modÚle, parfois incompréhensible, et c'est ça le sommet de la hiérarchie aujourd'hui. Quand on peut y arriver sans écrire, plus personne n'écrit.
Les commentaires se ressemblent tous, mĂȘme balancement, mĂȘme fausse prĂ©cision, mĂȘme petite chute satisfaite. On ne rĂ©pond plus Ă quelqu'un, on rĂ©pond Ă un patron de phrase.
YouTube paie le temps regardé, X paie la réaction. Dans ce barÚme un texte de machine bat un texte d'homme, un compte qui crie bat un compte qui réfléchit. Ce n'est pas un mauvais réglage, c'est le barÚme.
Une plateforme ne meurt pas quand on la quitte, elle meurt quand on reste et qu'il n'y a plus personne avec qui parler.
A model is cheaper than a vote. 53 to 47 is the only count on the board today, everything past that is a parlor trick for donors.























