Co-founder & CEO @VillesVivantes đŸ‡«đŸ‡· 1,500 families a year shape their homes & cities with us. Scaling Organic Urbanism.

Bordeaux, French West Coast
Joined December 2019
Les jeunes actifs disent prĂ©fĂ©rer les petites villes. Pourtant, ils continuent Ă  s'installer dans les grandes. Pourquoi ? Je dirige depuis treize ans une jeune entreprise d'architecture et d'urbanisme. Voici ce que j'observe : 1/ Je ne peux embaucher que dans les grandes villes. Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Toulouse... Hors des mĂ©tropoles, le pool de candidats potentiels est trop faible. 2/ Nous avons un jour rĂ©ussi Ă  ouvrir un bureau Ă  Dijon, constituĂ© une Ă©quipe (certains candidats ont acceptĂ© de dĂ©mĂ©nager Ă  Dijon pour rejoindre Villes Vivantes). 3 ans plus tard, nous avons dĂ» fermer Dijon car nos jeunes sont tous repartis en nous demandant de les intĂ©grer dans nos bureaux... de Lyon, Toulouse, Bordeaux. Dans des villes qui sont finalement plus embouteillĂ©es, oĂč le coĂ»t de l'immobilier et de la vie est plus cher ! 3/ Le turnover du marchĂ© du travail français augmente. Nos parents faisaient un job, parfois deux, dans une vie. Quand on les interroge, les membres de nos Ă©quipes, souvent sortis d'Ă©cole, nous disent qu'ils en feront huit, dix, peut-ĂȘtre davantage. Selon une Ă©tude rĂ©cente du CĂ©req, un quart des jeunes entrĂ©s sur le marchĂ© du travail en 2017 avaient dĂ©jĂ  quittĂ© leur CDI trois ans plus tard. Pour la gĂ©nĂ©ration 2010, c'Ă©tait 17 %. Et dans deux tiers des cas, c'est le jeune lui-mĂȘme qui rompt son CDI. 4/ La consĂ©quence semble mĂ©canique. Avec un seul job pour monsieur et un seul job pour madame dans toute une vie, vivre durablement dans une agglomĂ©ration de 50 000 et mĂȘme 20 000 habitants Ă©tait possible. Avec huit Ă  dix jobs par personne, dans deux carriĂšres un peu spĂ©cialisĂ©es : c'est impossible. Sauf Ă  dĂ©mĂ©nager tous les quatre ans. Pour la mĂȘme raison que c'est impossible de s'implanter dans des bassins d'emplois trop petits pour tout un tas d'entreprises spĂ©cialisĂ©es. La contrainte existe du cĂŽtĂ© de l'employeur comme du cĂŽtĂ© de l'employĂ©. 5/ Quand on interroge les jeunes actifs, ils disent aimer les villes moyennes. Le sondage IFOP / Villes de France de 2020 est sans ambiguĂŻtĂ© : 84 % des Français prĂ©fĂšrent vivre dans une ville moyenne plutĂŽt que dans une grande mĂ©tropole. Et les jeunes ne font pas exception : 82 % des moins de 35 ans prĂ©fĂšrent eux aussi les villes moyennes. Et si on interroge les habitants actuels des grandes villes, mĂȘme chose : 50 % d'entre eux disent souhaiter habiter idĂ©alement en ville moyenne. 6/ Mais quand on regarde leurs dĂ©cisions effectives, ils vont dans les grandes. Les flux migratoires internes, les prix de l'immobilier, la concentration des jeunes diplĂŽmĂ©s racontent l'inverse de ce que disent les sondages. La France de 2026 voit ses jeunes actifs, en particulier les CSP+, se concentrer Ă  Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Rennes, et pas dans les villes moyennes qu'ils dĂ©clarent prĂ©fĂ©rer. 7/ Pendant la pandĂ©mie, on a cru que tout allait s'inverser. "L'exode urbain" annoncĂ©. La revanche des campagnes. La fin des mĂ©tropoles. Cinq ans plus tard, les Ă©tudes convergent. Il n'y a pas eu d'exode urbain massif. La pandĂ©mie n'a pas bouleversĂ© les structures territoriales françaises. Les actifs, les jeunes actifs, et les Français en gĂ©nĂ©ral n'ont pas quittĂ© les grandes villes pour vivre Ă  la campagne. Les couronnes des mĂ©tropoles ont gagnĂ© des habitants Ă  la recherche d'un jardin, certaines villes moyennes proches des grands bassins d'emploi ont profitĂ© un peu de ce dynamisme. Mais grandes mĂ©tropoles du sud et de l'ouest, auxquelles il faut ajouter le littoral, l'Ile-de-France et l'axe Lyon Annecy GenĂšve, continuent de capter une part significative de la crĂ©ation d'emploi et de la croissance dĂ©mographique. La gĂ©ographie de l'attractivitĂ© Ă©conomique ne s'est pas rééquilibrĂ©e. Le Covid ne l'a pas inversĂ©e. Il l'a prĂ©cisĂ©e. Croissance dĂ©mographique et crĂ©ation d'emplois s'effectuent dans des espaces de plus en plus concentrĂ©s. 8/ Comment interprĂ©ter ce dĂ©calage entre les paroles et les actes ? Une contradiction... chez les jeunes, mais aussi finalement chez tous les Français ? Des politiques publiques qui auraient le pouvoir de trop concentrer les emplois et les services dans les grandes villes ? Et qui empĂȘcheraient ainsi les aspirations des jeunes et des moins jeunes de se rĂ©aliser ? Et si ce n'Ă©tait rien de tout cela ? L'HYPOTHÈSE J'en suis venu Ă  formuler une intuition simple : plus on change de job souvent, plus on a besoin d'un grand bassin d'emploi pour pouvoir se retourner et ne pas ĂȘtre contraint de dĂ©mĂ©nager Ă  chaque changement de job imprĂ©vu. Dit autrement : la taille de la ville dans laquelle vous avez besoin de vivre serait grossiĂšrement proportionnelle au nombre de fois que vous prĂ©voyez de changer d'emploi dans votre carriĂšre. Formule simple, gĂ©omĂ©trique. Mais est-elle vraie ? LA LITTÉRATURE En remontant la bibliographie Ă©conomique, j'ai dĂ©couvert qu'un siĂšcle entier de chercheurs s'Ă©tait posĂ© cette question, et avait donnĂ© un nom Ă  ce phĂ©nomĂšne : l'Ă©paisseur du marchĂ© du travail ("thick labor market effects"). * Alfred Marshall, en 1920, observait dĂ©jĂ  que les industries similaires s'agglomĂšrent dans les mĂȘmes villes parce que cela bĂ©nĂ©ficie Ă  la fois aux travailleurs et aux employeurs. * Peter Diamond, prix Nobel d'Ă©conomie, formalise en 1982 le mĂ©canisme : plus il y a d'acteurs cherchant Ă  s'apparier sur un marchĂ©, plus la probabilitĂ© de trouver le bon partenaire augmente. * Helsley & Strange, en 1990, l'appliquent aux villes : dans une grande mĂ©tropole, les compĂ©tences des travailleurs collent en moyenne mieux aux besoins des entreprises, parce que l'offre et la demande ont plus de chances de se rencontrer prĂ©cisĂ©ment. Mais c'est dans les annĂ©es 2010 que la dĂ©monstration empirique devient massive. * Bleakley & Lin, en 2012, mettent au jour un rĂ©sultat subtil et mĂȘme paradoxal : > dans les grandes villes amĂ©ricaines, les jeunes travailleurs changent PLUS souvent de secteur (ils explorent, ils essaient, ils trouvent leur voie), > mais les travailleurs installĂ©s changent MOINS souvent (ils ont trouvĂ© un bon match qui dure). Les deux apparentes contradictions disent en rĂ©alitĂ© la mĂȘme chose : le marchĂ© Ă©pais amĂ©liore l'appariement. * Dauth, Findeisen, Moretti et Suedekum, en 2022, le confirment sur les donnĂ©es administratives complĂštes du marchĂ© du travail allemand entre 1985 et 2014 : 30 millions de travailleurs par an, suivis individuellement. Plus la ville est grande, plus les travailleurs les plus qualifiĂ©s sont mis en face des entreprises les plus performantes. Le matching s'amĂ©liore. Et puis en mars 2024, vient l'Ă©tude la plus ambitieuse jamais rĂ©alisĂ©e sur la question. MORETTI & YI Enrico Moretti (Berkeley) et Moises Yi (US Census Bureau) publient "Size Matters: Matching Externalities and the Advantages of Large Labor Markets". Ils suivent 423 000 travailleurs amĂ©ricains qui ont perdu leur job parce que leur entreprise a fermĂ©. 120 000 fermetures d'entreprises. DonnĂ©es administratives : ce n'est pas un sondage, mais les enregistrements fiscaux du Census Bureau. Pour Ă©viter tout biais, > ils ne comparent pas "les gens des grandes villes aux gens des petites villes", > ils comparent des travailleurs rĂ©sidant dans la mĂȘme zone d'emploi, mais dont le secteur d'activitĂ© local est soit dense (beaucoup d'employeurs dans ce mĂ©tier dans cette zone) soit fin (peu d'employeurs dans ce mĂ©tier dans cette zone). Exemple : vous ĂȘtes architecte. En Île-de-France, votre marchĂ© du travail est "Ă©pais" : 9 400 architectes inscrits Ă  l'Ordre, plus de 4 200 sociĂ©tĂ©s d'architecture, soit prĂšs d'un tiers de la profession en France. À ChĂąlons-en-Champagne, votre marchĂ© est "fin" : quelques dizaines de confrĂšres, une poignĂ©e d'agences. Voici l'Ă©cart concret. Dans un rayon de 20 miles (32 km) autour de chez vous, > dans un marchĂ© Ă©pais, 640 entreprises de votre secteur sont accessibles en mĂ©diane, > dans un marchĂ© fin : 9. Soixante-dix fois moins d'employeurs potentiels lorsque votre entreprise ferme. Et voici ce que mesure le papier, sur des trajectoires individuelles suivies trimestre par trimestre. Quand votre entreprise ferme, et que vous ĂȘtes dans un marchĂ© du travail Ă©pais (9e dĂ©cile) plutĂŽt que fin (1er dĂ©cile) : > vous avez +10,7 points de probabilitĂ© de retrouver un emploi en 12 mois (pour les cadres), > vous rĂ©cupĂ©rez +19 % de salaire en plus un an aprĂšs, > vous avez -25 points de probabilitĂ© de devoir dĂ©mĂ©nager dans une autre mĂ©tropole, et le nouveau job que vous trouvez dure plus longtemps, dans un secteur plus souvent alignĂ© sur votre formation initiale. CONCLUSIONS a - Les grandes villes agissent comme une assurance contre le risque de perdre son emploi. b - Plus le travailleur est spĂ©cialisĂ© plus cette assurance vaut cher. c - Plus les couples sont Ă  deux carriĂšres qualifiĂ©es, plus elle est vitale (deux emplois Ă  retrouver, pas un). Quand un jeune cadre choisit Paris, Lyon ou Bordeaux plutĂŽt qu'Auxerre ou ChĂąteauroux, il n'est pas un Ă©goĂŻste qui dĂ©serte les territoires. Il achĂšte, sans pouvoir le formuler clairement, une protection contre l'Ă©ventualitĂ© de devoir tout reconstruire ailleurs en cas d'alĂ©a professionnel. Que ce soit de son fait (avoir le sentiment d'avoir fait le tour de son job et pouvoir en changer), ou de celui de son employeur (licenciement suite Ă  une difficultĂ© Ă©conomique et possibilitĂ© de se retourner). d - La crise du logement français, c'est aussi cela : une crise de l'accĂšs Ă  ces assurances territoriales, en dehors de l'Ile-de-France. e - Quand l'offre de logements dans les bassins d'emploi "Ă©pais" est artificiellement contrainte, on rationne en rĂ©alitĂ© l'accĂšs Ă  la sĂ©curitĂ© Ă©conomique. Et la question qui nous est posĂ©e, Ă  nous amĂ©nageurs, change de nature : on entend tous les jours ce souhait lancinant de "rĂ©partir les emplois de façon plus Ă©quilibrĂ©e sur le territoire", et de "corriger les dĂ©sĂ©quilibres Ă©conomiques entre mĂ©tropoles et villes moyennes". Mais est-ce vraiment le premier enjeu ? f - Comment et jusqu'oĂč devons-nous faire grandir des bassins d'emploi structurants pour qu'ils deviennent suffisamment Ă©pais pour offrir, eux aussi, cette assurance dans le monde du travail contemporain ? g - Comment dote-t-on les mĂ©tropoles de second rang d'une vraie Ă©paisseur Ă©conomique sectorielle, qui puisse fournir une alternative solide Ă  l'Île-de-France ? SOURCES Ruptures de CDI chez les jeunes actifs * CĂ©req Bref n°482, Fanette Merlin, mars 2026, Ruptures choisies, ruptures subies : le CDI Ă  l'Ă©preuve des secteurs en dĂ©but de carriĂšre cereq.fr/ruptures-choisies-r
 PrĂ©fĂ©rences rĂ©sidentielles des jeunes actifs * Sondage IFOP pour Villes de France, avec l'ANCT et la Banque des Territoires, EnquĂȘte d'opinion auprĂšs des habitants des villes moyennes, septembre 2020 anct.gouv.fr/actualites/sond
 Exode urbain post-Covid * France StratĂ©gie : Coline Bouvart & Olivier Bouba-Olga, Exode urbain : une mise au vert timide, La Note d'analyse n°122, juin 2023 strategie-plan.gouv.fr/publi
 * PUCA/Popsu : HĂ©lĂšne Milet et al., Exode urbain : un mythe, des rĂ©alitĂ©s, fĂ©vrier 2023 ecologie.gouv.fr/sites/defau
 Sources Ă©conomiques * Marshall A. (1920) Principles of Economics, Macmillan, 8th edition. * Diamond P. (1982) Aggregate Demand Management in Search Equilibrium, Journal of Political Economy, vol. 90, no. 5, pp. 881-894 jstor.org/stable/1837124 * Helsley R. & Strange W. (1990) Matching and agglomeration economies in a system of cities, Regional Science and Urban Economics, vol. 20, no. 2, pp. 189-212 sciencedirect.com/science/ar
 * Bleakley H. & Lin J. (2012) Thick-Market Effects and Churning in the Labor Market: Evidence from US cities, Journal of Urban Economics, vol. 72, no. 2, pp. 87-103 jlin.org/papers/BL-TME.pdf * Dauth W., Findeisen S., Moretti E. & Suedekum J. (2022) Matching in Cities, Journal of the European Economic Association, vol. 20, no. 4, pp. 1478-1521 eml.berkeley.edu/~moretti/ma
 * Moretti E. & Yi M. (2024) Size Matters: Matching Externalities and the Advantages of Large Labor Markets, NBER Working Paper 32250, mars 2024 (rĂ©visĂ© mars 2025) nber.org/papers/w32250 LEGENDE Source : Moretti & Yi (2024), Figure 1, illustration du modĂšle d'Helsley & Strange (1990). Imaginez un cercle. Sur ce cercle, les X reprĂ©sentent les compĂ©tences des travailleurs ; les Y reprĂ©sentent les besoins des employeurs. Plus un X est proche d'un Y, plus l'appariement entre les deux est de qualitĂ©. À gauche, un marchĂ© « fin ». À droite, un marchĂ© « Ă©pais ». Dans le marchĂ© Ă©pais, chaque travailleur trouve un employeur dont les besoins correspondent presque exactement Ă  ses compĂ©tences. Dans le marchĂ© fin, il faut faire avec ce qu'on a : le meilleur match disponible est rarement le bon.
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La plupart de ces grandes villes françaises sont en pĂ©nurie de logement (des PLU qui interdisent de construire dans les cƓurs des agglomĂ©rations, en particulier, en premiĂšre couronne), c’est ça qui maintient les prix artificiellement hauts, malgrĂ© la forte baisse de pouvoir d’achat des acheteurs.
Je trouve que le marché immobilier est trÚs résilient. Ce malgré la conjoncture, les taux élevés et le niveau des prix.
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Nous devons sortir du fantasme de la ville livrĂ©e ”clĂ© en main”. C’est-Ă -dire passer de la ville objet Ă  la ville organique. C'est la thĂšse que j'ai eu le plaisir de dĂ©fendre ce mardi matin Ă  Abidjan lors de la ConfĂ©rence Internationale pour la MobilitĂ© Durable et le Climat 2026, organisĂ©e par la Codatu, Climate Chance et l'AMUGA. Comment organiser les interfaces entre > l'interurbain, > le pĂ©riurbain, > et l'urbain ? A travers l’histoire de Paris, Tokyo et Manhattan j’ai tentĂ© d'Ă©clairer les options qui s'offrent aujourd'hui aux villes de tous les continents. 1ïžâƒŁ L'embryon d'une ville c'est souvent un village, un port, un comptoir. 2ïžâƒŁ Lorsque la croissance vient, 3 phĂ©nomĂšnes se produisent simultanĂ©ment : la densification, l'Ă©talement et le maillage par des systĂšmes de mobilitĂ©s, 3ïžâƒŁ C'est le rĂ©sultat de ces 3 phĂ©nomĂšnes qui, Ă  un instant t, nous permet de distinguer : > l'urbain (le produit de la densification), > le pĂ©riurbain (le produit de l'Ă©talement) > et l'interurbain (l'extra-urbain que l'on traverse pour aller d'une ville Ă  l'autre), 4ïžâƒŁ L'urbain dense des Ăźlots parisiens est issu de siĂšcles de transformations, de surĂ©lĂ©vations, de dĂ©molitions et de substitutions, 5ïžâƒŁ Les immeubles "Zakkyo" de Tokyo, cĂ©lĂšbres pour leurs Ă©clatantes enseignes lumineuses, ont connu un processus similaire plus rapide, sur quelques dĂ©cennies, 6ïžâƒŁ Manhattan est le fruit d'un vaste plan qui a connu, dans ses diffĂ©rentes parties, plusieurs histoires, plusieurs formes de densification, d'Ă©talement et de maillage par les transports. Selon plusieurs temporalitĂ©s. 7ïžâƒŁ Aucune de ces villes n'a Ă©tĂ© "dessinĂ©e" telle que nous la connaissons aujourd'hui. 8ïžâƒŁ Elles sont toutes le fruit d'une Ă©volution poussĂ©e par une augmentation progressive de la valeur des lieux. 9ïžâƒŁ La ville prend de la valeur : (1) en grandissant, c'est-Ă -dire en rassemblant plus d'opportunitĂ©s, notamment professionnelles, (2) en rendant ces opportunitĂ©s de plus en plus accessibles, grĂące au systĂšme [densitĂ©s + mobilitĂ©s]. 1ïžâƒŁ0ïžâƒŁ Cette hausse de valeur exerce une pression sur le foncier, qui rend viable le modĂšle Ă©conomique de la densification, laquelle rend viable des transports en commun, des plus artisanaux aux plus capacitaires. 1ïžâƒŁ1ïžâƒŁ La vitesse et l'ampleur de la densification, comme de l'Ă©talement et du maillage, ne peuvent ĂȘtre complĂštement connues Ă  l'avance. On peut par contre Ă©laborer un plan assez robuste pour ĂȘtre compatible avec une multitude de trajectoires. 1ïžâƒŁ2ïžâƒŁ Paris et de Tokyo montrent des stratĂ©gies diffĂ©rentes de rĂ©partition des densitĂ©s, qui illustrent en particulier l'impact, au-delĂ  du plan lui-mĂȘme, des rĂšglement d'urbanisme qui accompagnent l'Ă©talement urbain. On voit que ce n'est pas tant l'Ă©talement urbain qui pose problĂšme, que : A - l'imprĂ©paration Ă  le recevoir dans de bonnes conditions (plan, emprises rĂ©servĂ©es, rĂ©seaux et services) ; B - des rĂšgles d'urbanisme "protectrices" qui, finalement, bloquent l'Ă©volution du pĂ©riurbain vers l'urbain.
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Je renvoie sur ce dernier point (la production concomitante d’un Ă©talement urbain peu dense et des rĂšglements d’urbanisme qui empĂȘchent leur densification ultĂ©rieure Ă  l’excellente synthĂšse historique produite par @SCP_Hughes et publiĂ©e par @WorksInProgMag : « The Great Downzoning » worksinprogress.co/issue/the
 + la traduction en français : vv.guide/le-grand-downzoning

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Le bridage de la cĂŽte ouest française, et son impact sur les actifs et les familles en particulier : pour louer 100m2, il faut compter entre 60 et 70% du revenu moyen local dans la quasi totalitĂ© des dĂ©partements de l’arc atlantique.
Notre West Coast tourne avec le frein Ă  main. Et l’économie française avec elle. La cĂŽte ouest française concentre 1/4 des crĂ©ations d’emplois du pays. Pourtant, elle peine Ă  loger les actifs et leurs familles. Cela veut tout simplement dire qu’elle pourrait faire bien plus pour la prospĂ©ritĂ© de la France, si elle n’était pas bridĂ©e. Comment est-elle bridĂ©e ? Par un mĂ©canisme vieux comme le monde, qui n’est pourtant pas une fatalitĂ©. Je vous explique. Au fur et Ă  mesure que la French West Coast attire plus de monde, elle cherche Ă  se protĂ©ger avec plus d’application de ceux qui voudraient s’y installer. « Le dernier arrivĂ© ferme la porte » est un syndrome universel. Et il est logique : les derniers arrivĂ©s payent cher leur place. Ils ont donc l’impression d’avoir achetĂ© un logement mais aussi, plus largement, tout le cadre de vie autour : ils pensent avoir achetĂ© une sorte de servitude de non modification de leur environnement. Bien sĂ»r, ce n’est pas le cas, et c’est largement en dehors de leurs moyens. Mais c’est comme cela que beaucoup raisonnent. C’est leur ressenti. La suite, c’est une pression politique sur les Ă©lus locaux, et les maires en particulier, qui sont contraints de restreindre, artificiellement, dans les plans d’urbanisme, la capacitĂ© d’accueil. On ne manque pas de place : la densitĂ© moyenne des zones urbanisĂ©es est de 17 logements / ha. C’est trĂšs faible. Cela veut dire que le potentiel de progression de la densitĂ©, et donc de la production de logements supplĂ©mentaires, est considĂ©rable. Ce dont on manque, ce n’est donc pas de place, mais bien de logements. Et en premier : 1/ de la volontĂ© rĂ©elle de produire ces logements, qui doit conduire Ă  2/ l’autorisation de produire ces logements. Pour rĂ©sumer : - La cĂŽte ouest française attire les Français. - Son urbanisme les empĂȘche de s’y installer. - Ceux qui sont les premiers touchĂ©s sont les actifs et les familles. - Cela se voit dans les chiffres du solde naturel. - Changer cela est assez facile : il faut que le droit Ă  produire des logements en densification des zones dĂ©jĂ  urbanisĂ©es, mais peu denses, devienne un droit universel. - Et qu’une partie de recettes immobiliĂšres (par exemple un quart de la TVA sur les logements neufs) soit redirigĂ©e vers le budget des communes pour financer les Ă©quipements et les travaux nĂ©cessaires Ă  l’accompagnement cette densification. Il est temps de desserrer le frein.
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Si nous acceptons qu'il n'y a pas un référentiel unique pour apprécier la trajectoire et la "réussite" de tous les territoires, alors, et seulement alors, nous pouvons élaborer une stratégie propre à chacun. Qu'il soit en (hyper) croissance ou en (hyper) décroissance. De Wuhan à La Rochelle, en passant par Cotonou, Abidjan, Le Havre, Paris, Lyon, Marseille, Epinal, Hanoï et Montreal... dix chercheurs et praticiens explorent les trajectoires actuelles de territoires singuliers, contrastés, dont l'avenir n'est pas écrit, dans le cadre du MBA Urbanisme Organique lancé par @VillesVivantes et Sciences Po Rennes. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 30 novembre 2026 !
Des mĂ©tropoles magnĂ©tiques. Un littoral dĂ©sirĂ©. Des naissances qui reculent. Des villes moyennes aux trajectoires contrastĂ©es, des littoraux en voie de surchauffe, quand d'autres osent le dĂ©sert
 DerriĂšre ces grandes tendances, des millions de choix de vie : trouver un emploi sans renoncer Ă  pouvoir en changer. Vivre prĂšs de la nature sans s’éloigner de tout. Accueillir un enfant sans devoir quitter le quartier qu’on aime, etc. Ces aspirations recomposent nos territoires. Comment leur faire une place ? Comment en faire les moteurs d’une adaptation Ă  la fois dĂ©sirable, accessible et Ă©cologique ? C’est l’ambition du deuxiĂšme module de l’Executive MBA Urbanisme Organique de Sciences Po Rennes et Villes Vivantes. 🎓 Module 2/5 — Voir les dynamiques contemporaines comme des opportunitĂ©s. Pour un Ă©lu, un urbaniste, un dirigeant ou un opĂ©rateur, le changement de regard est dĂ©cisif : comprendre ce qui attire, ce qui manque, qui vient, qui reste, qui repart, ce qui se transforme, ce qui est bloquĂ©, pour identifier de nouvelles possibilitĂ©s d’action, de nouvelles directions de dĂ©veloppement, pour accompagner la croissance comme la dĂ©croissance. Accueillir davantage sans dĂ©grader ce qui attire. Rendre les lieux recherchĂ©s accessibles aux familles. Faire de la dĂ©densification une stratĂ©gie de valorisation des territoires. Si nous acceptons qu'il n'y a pas un rĂ©fĂ©rentiel unique pour apprĂ©cier la trajectoire et la "rĂ©ussite" de tous les territoires, alors nous pourrons entamer ce travail de construction d'une stratĂ©gie propre Ă  chacun. De Wuhan Ă  La Rochelle, en passant par Cotonou et HanoĂŻ, dix chercheurs et praticiens vous aideront Ă  explorer ces possibilitĂ©s : → Georgina AndrĂ© : comprendre la transformation de Wuhan et les ressorts de la mĂ©tropolisation chinoise. → Jean-Jacques Helluin, CODATU : dĂ©crypter, Ă  Lagos, la gouvernance des mobilitĂ©s dans les grandes mĂ©tropoles africaines. → Xavier CrĂ©pin : relire 40 ans d’histoire urbaine d’Abidjan et de Cotonou pour Ă©clairer leurs trajectoires futures. → AurĂ©lie Jehanno, SYSTRA : comprendre les densitĂ©s hĂ©ritĂ©es de HanoĂŻ pour mieux penser ses mobilitĂ©s. → Adam Mongrain, More and Better Housing Canada : explorer les leviers de production du logement abordable au Canada. → Joan Larroumec : confronter les politiques natalistes dans le monde aux scĂ©narios de prospĂ©ritĂ© pour la France. → Florence Nassiet et SĂ©bastien BOIME : construire une stratĂ©gie d’accueil Ă  La Rochelle, entre attrait du littoral et recul du trait de cĂŽte. → Lucas Pouvreau, Villes Vivantes : dĂ©couvrir les « 6 France » et comprendre qui peut y produire quels logements selon quels modĂšles Ă©conomiques. → Bruno Airaud, UniversitĂ© d’Angers : faire de la culture et de la crĂ©ation des moteurs d’attractivitĂ©. L’enjeu : Ă©largir votre lecture du monde pour renouveler votre capacitĂ© d’action locale. 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027, Ă  Rennes et Paris, avec 1 voyage d’étude Ă  Clermont-Ferrand. Candidatures avant le 30/11/26.
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🎓✹ INSCRIPTIONS OUVERTES ✹🎓 Sciences Po Rennes et Villes Vivantes ont le plaisir de vous annoncer que les candidatures Ă  l'Executive MBA Urbanisme Organique - promotion 2027 - sont ouvertes ! Faire la ville avec ceux qui l'habitent, la font vivre et la construisent, partout dans le monde : le rĂ©seau ORGANIC CITIES rĂ©unit chercheurs, Ă©lus, urbanistes, professionnels de la construction et de l'amĂ©nagement des territoires. > Des colloques pour partager les expĂ©riences, > des publications pour diffuser les savoirs, > et dĂ©sormais une formation professionnelle avec le lancement de ce MBA ! Une ville se transforme des centaines de fois chaque jour. Des familles emmĂ©nagent, une maison s'agrandit. Un immeuble est rĂ©novĂ©. Un jardin est partagĂ©. Un commerce ouvre, une usine s’implante. Et embauche. Ces dĂ©cisions et ces projets, portĂ©s par des milliers d'acteurs, façonnent nos cadres de vie. L'urbanisme organique, c’est cet art qui combine les approches "top down" et "bottom up" de la fabrique des territoires pour susciter, dĂ©clencher cette profusion d'initiatives, et en faire un projet collectif. RĂ©novation Ă©nergĂ©tique. PrĂ©servation de la biodiversitĂ©. DĂ©carbonation. Prise en compte du cycle de l’eau. Logement abordable. MobilitĂ©s douces. RafraĂźchissement des villes... Nous ne parviendrons pas Ă  produire des rĂ©sultats positifs et concrets en prolongeant nos habitudes actuelles : en empilant de nouvelles normes sectorielles, en juxtaposant de nouveaux dispositifs mono-objectif, en lançant quelques grands projets urbains tout en figeant le reste de la ville... L'urbanisme organique propose une autre mĂ©thode : concevoir nos villes, nos villages et nos territoires comme des organismes vivants, des espaces continuellement transformĂ©s par des milliers de projets portĂ©s par ceux qui y vivent et y travaillent. Au programme, 5 modules pour : 1/ Passer de la ville objet Ă  la ville processus, 2/ Voir les dynamiques contemporaines (littoralisation, mĂ©tropolisation, hyper-croissance, dĂ©croissance) comme des opportunitĂ©s, 3/ Quitter le fonctionnalisme, embrasser la systĂ©mique, 4/ Basculer du grand projet au grand nombre, en mobilisant le potentiel immense des tissus existants, 5/ S'engager dans un urbanisme Ă©valuĂ© Ă  ses rĂ©sultats. ConcrĂštement : → 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027, en 5 modules → 37 intervenants avec des expĂ©riences provenant de 14 pays, → 21 sĂ©ances Ă  Rennes et Ă  Paris, et un voyage d'Ă©tude Ă  Clermont-Ferrand → 1 attestation de compĂ©tences, aprĂšs soutenance devant un jury de Sciences Po Rennes. Cette formation continue, unique en France, s'adresse Ă  toutes celles et ceux qui font la fabrique urbaine : Ă©lus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privĂ©, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'amĂ©nagement, de l'habitat et des transitions. 🎓 Le programme dĂ©taillĂ© est en ligne. organiccities.co/emba/2027 🎓 Admission sur dossier, jusqu'au 30 novembre.
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Notre West Coast tourne avec le frein Ă  main. Et l’économie française avec elle. La cĂŽte ouest française concentre 1/4 des crĂ©ations d’emplois du pays. Pourtant, elle peine Ă  loger les actifs et leurs familles. Cela veut tout simplement dire qu’elle pourrait faire bien plus pour la prospĂ©ritĂ© de la France, si elle n’était pas bridĂ©e. Comment est-elle bridĂ©e ? Par un mĂ©canisme vieux comme le monde, qui n’est pourtant pas une fatalitĂ©. Je vous explique. Au fur et Ă  mesure que la French West Coast attire plus de monde, elle cherche Ă  se protĂ©ger avec plus d’application de ceux qui voudraient s’y installer. « Le dernier arrivĂ© ferme la porte » est un syndrome universel. Et il est logique : les derniers arrivĂ©s payent cher leur place. Ils ont donc l’impression d’avoir achetĂ© un logement mais aussi, plus largement, tout le cadre de vie autour : ils pensent avoir achetĂ© une sorte de servitude de non modification de leur environnement. Bien sĂ»r, ce n’est pas le cas, et c’est largement en dehors de leurs moyens. Mais c’est comme cela que beaucoup raisonnent. C’est leur ressenti. La suite, c’est une pression politique sur les Ă©lus locaux, et les maires en particulier, qui sont contraints de restreindre, artificiellement, dans les plans d’urbanisme, la capacitĂ© d’accueil. On ne manque pas de place : la densitĂ© moyenne des zones urbanisĂ©es est de 17 logements / ha. C’est trĂšs faible. Cela veut dire que le potentiel de progression de la densitĂ©, et donc de la production de logements supplĂ©mentaires, est considĂ©rable. Ce dont on manque, ce n’est donc pas de place, mais bien de logements. Et en premier : 1/ de la volontĂ© rĂ©elle de produire ces logements, qui doit conduire Ă  2/ l’autorisation de produire ces logements. Pour rĂ©sumer : - La cĂŽte ouest française attire les Français. - Son urbanisme les empĂȘche de s’y installer. - Ceux qui sont les premiers touchĂ©s sont les actifs et les familles. - Cela se voit dans les chiffres du solde naturel. - Changer cela est assez facile : il faut que le droit Ă  produire des logements en densification des zones dĂ©jĂ  urbanisĂ©es, mais peu denses, devienne un droit universel. - Et qu’une partie de recettes immobiliĂšres (par exemple un quart de la TVA sur les logements neufs) soit redirigĂ©e vers le budget des communes pour financer les Ă©quipements et les travaux nĂ©cessaires Ă  l’accompagnement cette densification. Il est temps de desserrer le frein.
La France n’a pas encore compris le gĂ©nie de sa West Coast. (j’ai dĂ©jĂ  publiĂ© ce post en juin mais il a disparu je ne sais pas comment donc je le remets ici) Nos cours de gĂ©ographie et d’économie nous ont appris Ă  regarder vers l’Est. Vers cette grande figure de la prospĂ©ritĂ© europĂ©enne : la fameuse banane bleue, ce corridor de richesse reliant le sud de l’Angleterre, la Ruhr, la Suisse et le nord de l’Italie, qui concentre Ă  lui seul prĂšs d’un quart du PIB europĂ©en. Mais regardons maintenant vers l’Ouest. Une autre forme se dessine : un arc jusqu’ici discret, puissant depuis une dizaine d’annĂ©es seulement, qui part du Pays basque espagnol, remonte par Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes
 et file jusqu’aux cĂŽtes bretonnes. Un littoral. Une façade. Un monde qui est en train de se construire : la French West Coast. Ce n’est pour l’instant ni un slogan touristique, ni un projet d’amĂ©nageur, ni une stratĂ©gie d’amĂ©nagement du territoire pilotĂ©e par l’État. C’est d’abord un phĂ©nomĂšne organique. Personne ne l’a planifiĂ©. Personne ne l’a dessinĂ©. Mais les chiffres sont lĂ . Des millions de dĂ©cisions individuelles, d’entreprises, d’étudiants, de familles, de mĂ©decins, d’entrepreneurs
 sont en train de produire la French West Coast sous nos yeux. Depuis dix ans : ✌ l’arc atlantique crĂ©e 1/4 des emplois français, ✌ une part massive des mobilitĂ©s rĂ©sidentielles françaises se dirige vers l’Ouest avec des dĂ©partements littoraux dont la population croĂźt 4 fois plus vite que dans le reste de la France, ✌ les actifs les plus mobiles (mĂ©decins, auto-entrepreneurs...) convergent naturellement Ă  l’ouest, et bien d’autres aimeraient suivre. La gĂ©ographie française est en train de se reconfigurer. Ce phĂ©nomĂšne est Ă©conomique, hĂ©doniste, climatique, culturel et presque anthropologique. La brise de l’ocĂ©an tempĂšre les Ă©tĂ©s. Les paysages ouverts nous dĂ©tendent. Les villes de la cĂŽte ouest sont Ă  taille humaine. Les densitĂ©s urbaines y sont encore timides. La West Coast française respire et attire. Dans un monde oĂč les talents, mais aussi les actifs dans leur ensemble, comme les retraitĂ©s, choisissent d’abord oĂč vivre avant de choisir quoi faire, cela signifie beaucoup. Bien sĂ»r, cette attractivitĂ© produit aussi des tensions : crise du logement, rĂ©flexes de fermeture, Ă©quipements saturĂ©s, territoires en retard sur leur amĂ©nagement. Un classique. Toutes les rĂ©gions attractives du monde ne passent-elles pas par là ? Mais derriĂšre ces tensions, se cache une question plus stratĂ©gique pour la France : dans un moment historique oĂč beaucoup de nos atouts s’érodent (industriels, technologiques, dĂ©mographiques
), la gĂ©ographie française, l’incroyable diversitĂ© de ses cadres de vie, n’est-elle pas en train de devenir l’un des grands atouts de la nation pour les dĂ©cennies Ă  venir ? Une façade atlantique magnifique, presque vierge. Des mĂ©tropoles vivantes, encore embryonnaires. Un territoire dĂ©jĂ  habitĂ©, presque partout, avec un potentiel d’accueil encore immense. Une qualitĂ© de vie capable d’attirer et de motiver les forces vives sur lesquelles nous comptons pour construire la France qui vient. AprĂšs le boulot, la plage, n’est-ce pas le contrat social de demain ? La French West Coast est tendance. Ce dont nous n’avons pas encore pris conscience, c’est qu’elle est peut-ĂȘtre l’une des plus grandes chances françaises du 21e siĂšcle.
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Précision : ce sont les chiffres INSEE 2016-2022. papers.organiccities.co/la-c

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West Coast : les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes y migrent bien plus que les autres. RĂ©sultat : c’est pratiquement la seule partie du pays oĂč le taux d’encadrement en mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes a augmentĂ© entre 2010 et 2023. La 2e carte (en haut Ă  gauche) montre le taux d’encadrement actuel (2020). La carte principale montre le flux en cours, trĂšs clair : ruĂ©e vers l’ouest.
C'est quoi la "French West Coast" ? C'est ça. Des individus, des familles, des entreprises qui prennent leurs valises et sont en train d'organiser un regroupement spatial massif, sur l'arc atlantique français, d'une trĂšs grande part : - des jeunes de moins de 30 ans, - des retraitĂ©s, - des mĂ©decins, - des emplois productifs, - de la croissance dĂ©mographique globale, - en particulier de la population des 20-65 ans Ă  l'horizon 2050... Evidemment, le phĂ©nomĂšne, non dĂ©cidĂ©, non planifiĂ©, non amĂ©nagĂ©, provoque une forte hausse des prix de l'immobiliers, et des maisons en particulier, celle dont les actifs ont besoin pour venir, eux aussi, s'installer. Le rĂ©sultat : un dĂ©sĂ©quilibre grandissant entre les profils qui peuvent venir et rester, et qui ne peuvent pas venir ni rester. 2 choix : OPTION A - Accueillir tout le monde plus franchement, en amĂ©nageant et en construisant Ă  la hauteur de la demande. > le seul scĂ©nario qui nous permette de faire une place au soleils aux jeunes, aux actifs, aux familles, Ă  ceux sur qui nous comptons pour bĂątir le France de demain, > on en profite pour inventer le modĂšle du cadre de vie français idĂ©al du 21e siĂšcle, qui correspondent Ă  la fois (1) aux dĂ©sirs des Français - qui aspirent Ă  vivre Ă  80% Ă  vivre en maison - et (2) aux enjeux environnementaux d'adaptation et de dĂ©carbonation de nos modes de vie, avec des formes urbaines variĂ©es et compactes, villageoises et plantĂ©es, suffisamment denses pour permettre de prendre les transports, de marcher et de faire du vĂ©lo pour ses besoins quotidiens > c'est complĂštement possible, les villes les plus denses, les plus prospĂšres et les plus peuplĂ©es de la planĂšte utilisent la maison de ville et la maison de village comme ingrĂ©dient fondamental, et nous avons nous aussi des modĂšles français hyper pertinentes qui le dĂ©montrent et qui sont hyper recherchĂ©s aujourd'hui, des villages de l'Ile-de-RĂ© aux Ă©choppes bordelaises, en passant par les bastides du sud ouest ou encore les maisons hautes des centre-ville de Bretagne. C'est complĂštement possible, faisable, vertueux, durable, compatible avec l'Ă©tat actuel des choses. Il faut juste avoir le courage d'y aller franchement pour faire de la place Ă  ceux qui viennent Ă©tudier, travailler, consommer, sans opposer les uns aux autres. OPTION B - Continuer Ă  appliquer la politique du "dernier arrivĂ© ferme la porte". > Et ne laisser entrer sur ces territoires que les plus fortunĂ©s, > Faire monter les prix du foncier par la raretĂ© organisĂ©e par les PLU, qui imposent des grands terrains pour construire sa maison, et exclure ainsi du territoire tous ceux qui ont des revenus modestes et mĂȘme "normaux." 2 types de consĂ©quences : OPTION A = la French West Coast est un atout de poids pour la France, pour le rayonnement de l'art de vivre Ă  la française, et pour notre capacitĂ© Ă  passer un deal avec les forces vives du pays pour l'avenir : on compte sur vous, et vous aussi, vous avez le droit au meilleur cadre de vie du pays. OPTION B = la French West Coast est un refuge pour nantis qui sont prĂȘts Ă  regarder, entre eux, le bĂąteau France couler doucement sous les vagues d'Ă©goĂŻsme et de lĂąchetĂ© successives.
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Vous en comptez combien, vous, de French west coasts ?
C'est quoi la "French West Coast" ? C'est ça. Des individus, des familles, des entreprises qui prennent leurs valises et sont en train d'organiser un regroupement spatial massif, sur l'arc atlantique français, d'une trĂšs grande part : - des jeunes de moins de 30 ans, - des retraitĂ©s, - des mĂ©decins, - des emplois productifs, - de la croissance dĂ©mographique globale, - en particulier de la population des 20-65 ans Ă  l'horizon 2050... Evidemment, le phĂ©nomĂšne, non dĂ©cidĂ©, non planifiĂ©, non amĂ©nagĂ©, provoque une forte hausse des prix de l'immobiliers, et des maisons en particulier, celle dont les actifs ont besoin pour venir, eux aussi, s'installer. Le rĂ©sultat : un dĂ©sĂ©quilibre grandissant entre les profils qui peuvent venir et rester, et qui ne peuvent pas venir ni rester. 2 choix : OPTION A - Accueillir tout le monde plus franchement, en amĂ©nageant et en construisant Ă  la hauteur de la demande. > le seul scĂ©nario qui nous permette de faire une place au soleils aux jeunes, aux actifs, aux familles, Ă  ceux sur qui nous comptons pour bĂątir le France de demain, > on en profite pour inventer le modĂšle du cadre de vie français idĂ©al du 21e siĂšcle, qui correspondent Ă  la fois (1) aux dĂ©sirs des Français - qui aspirent Ă  vivre Ă  80% Ă  vivre en maison - et (2) aux enjeux environnementaux d'adaptation et de dĂ©carbonation de nos modes de vie, avec des formes urbaines variĂ©es et compactes, villageoises et plantĂ©es, suffisamment denses pour permettre de prendre les transports, de marcher et de faire du vĂ©lo pour ses besoins quotidiens > c'est complĂštement possible, les villes les plus denses, les plus prospĂšres et les plus peuplĂ©es de la planĂšte utilisent la maison de ville et la maison de village comme ingrĂ©dient fondamental, et nous avons nous aussi des modĂšles français hyper pertinentes qui le dĂ©montrent et qui sont hyper recherchĂ©s aujourd'hui, des villages de l'Ile-de-RĂ© aux Ă©choppes bordelaises, en passant par les bastides du sud ouest ou encore les maisons hautes des centre-ville de Bretagne. C'est complĂštement possible, faisable, vertueux, durable, compatible avec l'Ă©tat actuel des choses. Il faut juste avoir le courage d'y aller franchement pour faire de la place Ă  ceux qui viennent Ă©tudier, travailler, consommer, sans opposer les uns aux autres. OPTION B - Continuer Ă  appliquer la politique du "dernier arrivĂ© ferme la porte". > Et ne laisser entrer sur ces territoires que les plus fortunĂ©s, > Faire monter les prix du foncier par la raretĂ© organisĂ©e par les PLU, qui imposent des grands terrains pour construire sa maison, et exclure ainsi du territoire tous ceux qui ont des revenus modestes et mĂȘme "normaux." 2 types de consĂ©quences : OPTION A = la French West Coast est un atout de poids pour la France, pour le rayonnement de l'art de vivre Ă  la française, et pour notre capacitĂ© Ă  passer un deal avec les forces vives du pays pour l'avenir : on compte sur vous, et vous aussi, vous avez le droit au meilleur cadre de vie du pays. OPTION B = la French West Coast est un refuge pour nantis qui sont prĂȘts Ă  regarder, entre eux, le bĂąteau France couler doucement sous les vagues d'Ă©goĂŻsme et de lĂąchetĂ© successives.
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Tourner la page de 100 ans d’urbanisme orientĂ© objet. Un siĂšcle Ă  penser la ville et son fonctionnement Ă  partir de ce que nous dessinons : des bĂątiments, des quartiers, des infrastructures. À reprĂ©senter son avenir par une image de son Ă©tat achevĂ©. Que devient notre mĂ©tier d'urbaniste et d'opĂ©rateur lorsque nous prenons la transformation continue - et distribuĂ©e - du tissu urbain, comme point de dĂ©part ?
Plus de logements. Plus de nature. Plus d’habitants Ă  accueillir. Avec moins de foncier, des moyens plus contraints, et des projets toujours plus difficiles Ă  faire aboutir. Comment retrouver des marges de manƓuvre pour adapter et transformer nos territoires ? C’est la question qui ouvre l’Executive MBA Urbanisme Organique de Sciences Po Rennes et Villes Vivantes. 🎓 Module 1/5 — Passer de la ville objet Ă  la ville processus. Caque jour, dans tous les territoires, des milliers d’habitants, de propriĂ©taires, d'entreprises, d'institutions publiques comme privĂ©es, prennent d'ores-et-dĂ©jĂ  des dĂ©cisions, et passent Ă  l'action : faire construire, agrandir, rĂ©nover, dĂ©mĂ©nager, ouvrir un commerce, installer un atelier de fabrication, diviser un foncier, transformer un jardin. Ces flux d'initiatives reprĂ©sentent une formidable capacitĂ© de transformation. Encore faut-il savoir les comprendre, les rendre possibles et les amplifier, afin de les faire converger avec les ambitions collectives. Pour un Ă©lu, un urbaniste, un dirigeant ou un opĂ©rateur, c’est un changement dĂ©cisif : apprendre Ă  faire Ă©quipe avec tous ceux qui fabriquent dĂ©jĂ  la ville. Ce premier module vous invite Ă  explorer cette capacitĂ© d’action avec huit chercheurs et praticiens : → @J_Almazan_Arch, professeur Ă  l’UniversitĂ© Keio : comprendre comment les milliers de petites initiatives qui, depuis des dĂ©cennies, façonnent Tokyo en produisant l'une des mĂ©tropoles du monde aux quartiers les plus vivants. → Matias Echanove, cofondateur d’URBZ : explorer les villes construites par leurs habitants, de Mumbai Ă  Cali, et ce que l’Europe peut en apprendre. → @AlainBertaud2, ancien urbaniste principal de la Banque mondiale : comprendre comment les dĂ©cisions des acteurs façonnent les villes et ce que cela change pour ceux qui les planifient. → Jacques LĂ©vy, prix Vautrin-Lud : dĂ©passer les vertiges anti-ville pour penser la ville comme une puissance de coopĂ©ration, de libertĂ© et de progrĂšs. → @MietDavid : articuler la puissance d’action des collectivitĂ©s et la capacitĂ© d’initiative massive des habitants. → @ThomasHanss1 : hybrider les opĂ©rations de densification et de vĂ©gĂ©talisation des villes. → Paul LEMPERIERE : faire de la rĂšgle bien Ă©crite le code de la construction et de l'accueil en milieu dĂ©jĂ  habitĂ©. → @HCalas : comprendre les aspirations des couples et les obstacles Ă  leurs projets de famille pour rouvrir les futurs dĂ©mographiques. L’ambition : vous aider Ă  repĂ©rer les possibilitĂ©s que vos mĂ©thodes actuelles laissent dans l’ombre, Ă  identifier de nouveaux alliĂ©s et Ă  Ă©largir vos options avant de dĂ©cider. Car la capacitĂ© de transformation d’un territoire dĂ©passe largement celle des institutions qui en portent le projet. Apprendre Ă  mobiliser cette capacitĂ©, c'est transformer son mĂ©tier. Le cursus : > 126 heures, > du 6 janvier au 4 juin 2027, > Ă  Rennes et Ă  Paris, > avec un voyage d’étude Ă  Clermont-Ferrand. Candidatures avant le 30/11/26.
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Parfois, les explications les plus prosaĂŻques sont les plus convaincantes.
Chaque annĂ©e, les dĂ©partements de la CĂŽte Ouest gagnent +70 000 habitants aux dĂ©pends du reste du pays, C’est l’équivalent de la population d’une ville comme Saint-Nazaire. Tous les ans ! Le solde migratoire de la CĂŽte Ouest est, proportionnellement Ă  sa population, 4 fois supĂ©rieur Ă  celui du reste de la France. Et on le devine sur cette carte : la moitiĂ© de ce flux provient d’Ile-de-France (+33 000/an). Pour rappel : l’Ile-de-France c’est 12 millions d’habitants, avec : > de trĂšs loin, le meilleur solde naturel de France (0,7%/an) L’Île-de-France reprĂ©sente mĂȘme Ă  elle seule un excĂ©dent naturel supĂ©rieur Ă  celui de l’ensemble de la France mĂ©tropolitaine : +90 000 habitants par an contre +84 000. > mais aussi le solde migratoire le plus dĂ©ficitaire du pays (-0,3%/an), soit une parte de 40 000 habitants par an. Pour rappel : en 2025, 85% des franciliens disent vouloir quitter Paris dans les 5 prochaines annĂ©es. Tous ne le feront pas bien sĂ»r, mais cela montre quand mĂȘme que le « rĂ©servoir » de la moitiĂ© de la migration vers l’ouest est donc profond.
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Chaque annĂ©e, les dĂ©partements de la CĂŽte Ouest gagnent +70 000 habitants aux dĂ©pends du reste du pays, C’est l’équivalent de la population d’une ville comme Saint-Nazaire. Tous les ans ! Le solde migratoire de la CĂŽte Ouest est, proportionnellement Ă  sa population, 4 fois supĂ©rieur Ă  celui du reste de la France. Et on le devine sur cette carte : la moitiĂ© de ce flux provient d’Ile-de-France (+33 000/an). Pour rappel : l’Ile-de-France c’est 12 millions d’habitants, avec : > de trĂšs loin, le meilleur solde naturel de France (0,7%/an) L’Île-de-France reprĂ©sente mĂȘme Ă  elle seule un excĂ©dent naturel supĂ©rieur Ă  celui de l’ensemble de la France mĂ©tropolitaine : +90 000 habitants par an contre +84 000. > mais aussi le solde migratoire le plus dĂ©ficitaire du pays (-0,3%/an), soit une parte de 40 000 habitants par an. Pour rappel : en 2025, 85% des franciliens disent vouloir quitter Paris dans les 5 prochaines annĂ©es. Tous ne le feront pas bien sĂ»r, mais cela montre quand mĂȘme que le « rĂ©servoir » de la moitiĂ© de la migration vers l’ouest est donc profond.
La France n’a pas encore compris le gĂ©nie de sa West Coast. (j’ai dĂ©jĂ  publiĂ© ce post en juin mais il a disparu je ne sais pas comment donc je le remets ici) Nos cours de gĂ©ographie et d’économie nous ont appris Ă  regarder vers l’Est. Vers cette grande figure de la prospĂ©ritĂ© europĂ©enne : la fameuse banane bleue, ce corridor de richesse reliant le sud de l’Angleterre, la Ruhr, la Suisse et le nord de l’Italie, qui concentre Ă  lui seul prĂšs d’un quart du PIB europĂ©en. Mais regardons maintenant vers l’Ouest. Une autre forme se dessine : un arc jusqu’ici discret, puissant depuis une dizaine d’annĂ©es seulement, qui part du Pays basque espagnol, remonte par Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes
 et file jusqu’aux cĂŽtes bretonnes. Un littoral. Une façade. Un monde qui est en train de se construire : la French West Coast. Ce n’est pour l’instant ni un slogan touristique, ni un projet d’amĂ©nageur, ni une stratĂ©gie d’amĂ©nagement du territoire pilotĂ©e par l’État. C’est d’abord un phĂ©nomĂšne organique. Personne ne l’a planifiĂ©. Personne ne l’a dessinĂ©. Mais les chiffres sont lĂ . Des millions de dĂ©cisions individuelles, d’entreprises, d’étudiants, de familles, de mĂ©decins, d’entrepreneurs
 sont en train de produire la French West Coast sous nos yeux. Depuis dix ans : ✌ l’arc atlantique crĂ©e 1/4 des emplois français, ✌ une part massive des mobilitĂ©s rĂ©sidentielles françaises se dirige vers l’Ouest avec des dĂ©partements littoraux dont la population croĂźt 4 fois plus vite que dans le reste de la France, ✌ les actifs les plus mobiles (mĂ©decins, auto-entrepreneurs...) convergent naturellement Ă  l’ouest, et bien d’autres aimeraient suivre. La gĂ©ographie française est en train de se reconfigurer. Ce phĂ©nomĂšne est Ă©conomique, hĂ©doniste, climatique, culturel et presque anthropologique. La brise de l’ocĂ©an tempĂšre les Ă©tĂ©s. Les paysages ouverts nous dĂ©tendent. Les villes de la cĂŽte ouest sont Ă  taille humaine. Les densitĂ©s urbaines y sont encore timides. La West Coast française respire et attire. Dans un monde oĂč les talents, mais aussi les actifs dans leur ensemble, comme les retraitĂ©s, choisissent d’abord oĂč vivre avant de choisir quoi faire, cela signifie beaucoup. Bien sĂ»r, cette attractivitĂ© produit aussi des tensions : crise du logement, rĂ©flexes de fermeture, Ă©quipements saturĂ©s, territoires en retard sur leur amĂ©nagement. Un classique. Toutes les rĂ©gions attractives du monde ne passent-elles pas par là ? Mais derriĂšre ces tensions, se cache une question plus stratĂ©gique pour la France : dans un moment historique oĂč beaucoup de nos atouts s’érodent (industriels, technologiques, dĂ©mographiques
), la gĂ©ographie française, l’incroyable diversitĂ© de ses cadres de vie, n’est-elle pas en train de devenir l’un des grands atouts de la nation pour les dĂ©cennies Ă  venir ? Une façade atlantique magnifique, presque vierge. Des mĂ©tropoles vivantes, encore embryonnaires. Un territoire dĂ©jĂ  habitĂ©, presque partout, avec un potentiel d’accueil encore immense. Une qualitĂ© de vie capable d’attirer et de motiver les forces vives sur lesquelles nous comptons pour construire la France qui vient. AprĂšs le boulot, la plage, n’est-ce pas le contrat social de demain ? La French West Coast est tendance. Ce dont nous n’avons pas encore pris conscience, c’est qu’elle est peut-ĂȘtre l’une des plus grandes chances françaises du 21e siĂšcle.
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38 intervenants. 14 pays. Des personnes dont j’admire le travail et la pensĂ©e. D’autres avec qui j’ai plaisir Ă  engager des confrontations d’idĂ©es. Des centaines d’annĂ©es d’expĂ©rience cumulĂ©es, sur tous les continents. C’est ma dream team, celle que j’aurais aimĂ© avoir Ă©tudiant, et dont j’ai aujourd’hui l’honneur de faire partie. Nous l’avons rĂ©unie pour vous, dans un cursus de 21 jours, sur 6 mois, de janvier Ă  juin 2027, entre Rennes et Paris 👇 organiccities.co/emba/2027
On ne construira pas les villes de demain avec les mĂ©thodes d’hier. Il est temps d’apprendre Ă  conjuguer l’urbanisme qui vient d’en haut avec celui qui Ă©merge d’en bas, au quotidien, avec les habitants, les acteurs de terrains, les entrepreneurs. C’est tout l’objet du premier Executive MBA « Urbanisme Organique », que nous lançons avec Sciences Po Rennes ! > 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027, > 37 intervenants de 14 pays, > 20 jours entre Rennes et Paris > 1 voyage d'Ă©tude Ă  Clermont-Ferrand pour visiter le premier quartier incrĂ©mental français construit depuis
 100 ans ! Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 novembre pour rejoindre la promotion 2027. Cette formation s'adresse aux Ă©lus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privĂ©, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'amĂ©nagement, de l'habitat et de l’immobilier. 👉 Pour consulter le programme complet et ligne, et candidater, c’est par ici : organiccities.co/emba/2027
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On ne construira pas les villes de demain avec les mĂ©thodes d’hier. Il est temps d’apprendre Ă  conjuguer l’urbanisme qui vient d’en haut avec celui qui Ă©merge d’en bas, au quotidien, avec les habitants, les acteurs de terrains, les entrepreneurs. C’est tout l’objet du premier Executive MBA « Urbanisme Organique », que nous lançons avec Sciences Po Rennes ! > 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027, > 37 intervenants de 14 pays, > 20 jours entre Rennes et Paris > 1 voyage d'Ă©tude Ă  Clermont-Ferrand pour visiter le premier quartier incrĂ©mental français construit depuis
 100 ans ! Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 novembre pour rejoindre la promotion 2027. Cette formation s'adresse aux Ă©lus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privĂ©, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'amĂ©nagement, de l'habitat et de l’immobilier. 👉 Pour consulter le programme complet et ligne, et candidater, c’est par ici : organiccities.co/emba/2027
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La CÎte Ouest française : ßlot de croissance dans un océan de décroissance.
La France n’a pas encore compris le gĂ©nie de sa West Coast. (j’ai dĂ©jĂ  publiĂ© ce post en juin mais il a disparu je ne sais pas comment donc je le remets ici) Nos cours de gĂ©ographie et d’économie nous ont appris Ă  regarder vers l’Est. Vers cette grande figure de la prospĂ©ritĂ© europĂ©enne : la fameuse banane bleue, ce corridor de richesse reliant le sud de l’Angleterre, la Ruhr, la Suisse et le nord de l’Italie, qui concentre Ă  lui seul prĂšs d’un quart du PIB europĂ©en. Mais regardons maintenant vers l’Ouest. Une autre forme se dessine : un arc jusqu’ici discret, puissant depuis une dizaine d’annĂ©es seulement, qui part du Pays basque espagnol, remonte par Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes
 et file jusqu’aux cĂŽtes bretonnes. Un littoral. Une façade. Un monde qui est en train de se construire : la French West Coast. Ce n’est pour l’instant ni un slogan touristique, ni un projet d’amĂ©nageur, ni une stratĂ©gie d’amĂ©nagement du territoire pilotĂ©e par l’État. C’est d’abord un phĂ©nomĂšne organique. Personne ne l’a planifiĂ©. Personne ne l’a dessinĂ©. Mais les chiffres sont lĂ . Des millions de dĂ©cisions individuelles, d’entreprises, d’étudiants, de familles, de mĂ©decins, d’entrepreneurs
 sont en train de produire la French West Coast sous nos yeux. Depuis dix ans : ✌ l’arc atlantique crĂ©e 1/4 des emplois français, ✌ une part massive des mobilitĂ©s rĂ©sidentielles françaises se dirige vers l’Ouest avec des dĂ©partements littoraux dont la population croĂźt 4 fois plus vite que dans le reste de la France, ✌ les actifs les plus mobiles (mĂ©decins, auto-entrepreneurs...) convergent naturellement Ă  l’ouest, et bien d’autres aimeraient suivre. La gĂ©ographie française est en train de se reconfigurer. Ce phĂ©nomĂšne est Ă©conomique, hĂ©doniste, climatique, culturel et presque anthropologique. La brise de l’ocĂ©an tempĂšre les Ă©tĂ©s. Les paysages ouverts nous dĂ©tendent. Les villes de la cĂŽte ouest sont Ă  taille humaine. Les densitĂ©s urbaines y sont encore timides. La West Coast française respire et attire. Dans un monde oĂč les talents, mais aussi les actifs dans leur ensemble, comme les retraitĂ©s, choisissent d’abord oĂč vivre avant de choisir quoi faire, cela signifie beaucoup. Bien sĂ»r, cette attractivitĂ© produit aussi des tensions : crise du logement, rĂ©flexes de fermeture, Ă©quipements saturĂ©s, territoires en retard sur leur amĂ©nagement. Un classique. Toutes les rĂ©gions attractives du monde ne passent-elles pas par là ? Mais derriĂšre ces tensions, se cache une question plus stratĂ©gique pour la France : dans un moment historique oĂč beaucoup de nos atouts s’érodent (industriels, technologiques, dĂ©mographiques
), la gĂ©ographie française, l’incroyable diversitĂ© de ses cadres de vie, n’est-elle pas en train de devenir l’un des grands atouts de la nation pour les dĂ©cennies Ă  venir ? Une façade atlantique magnifique, presque vierge. Des mĂ©tropoles vivantes, encore embryonnaires. Un territoire dĂ©jĂ  habitĂ©, presque partout, avec un potentiel d’accueil encore immense. Une qualitĂ© de vie capable d’attirer et de motiver les forces vives sur lesquelles nous comptons pour construire la France qui vient. AprĂšs le boulot, la plage, n’est-ce pas le contrat social de demain ? La French West Coast est tendance. Ce dont nous n’avons pas encore pris conscience, c’est qu’elle est peut-ĂȘtre l’une des plus grandes chances françaises du 21e siĂšcle.
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