Yvon Muya (@YvonMuya) header
Yvon Muya (@YvonMuya) profile picture

Part-time Professor at @ustpaul_ca | Ph.D. in Conflict Studies | Comparative Politics Researcher

Canada
Joined January 2012
Yvon Muya retweeted
MAGNIFIQUE ! Wout WEGHORST đŸ‡łđŸ‡± et Tolu AROKODARE 🇳🇬 se sont retrouvĂ©s sur la pelouse pour PRIER ENSEMBLE pendant 2 MINUTES ET 40 SECONDES ! ❀✝ Main dans la main, les deux joueurs ont partagĂ© des versets de la Bible et un moment de foi. đŸŽ„ @ESPNnl
56
1,112
48
9,820
326,600
Cette semaine dans mon cours "Peaceful Resolution of Violent Conflict", nous explorons les obstacles Ă©conomiques Ă  la paix et les ressources comme enjeu fondamental. Leur prĂ©sence attire la convoitise, tandis que sans elles, difficile d'organiser une insurrection ou une contestation (au sens large). La prĂ©sence de ressources dans les zones instables exacerbe ainsi les conflits, complexifiant tout processus de paix. Pourtant, il existe des situations oĂč des groupes marginalisĂ©s, comme les OuĂŻghours en Chine, n'ont accĂšs Ă  la moindre ressource. Cela rend nulle toute possibilitĂ© de rĂ©volte, enfermant ces sociĂ©tĂ©s dans une "paix nĂ©gative" aux consĂ©quences silencieuses et durables.
1
13
631
DĂ©faite Ă©lectorale de Trump : l’Afrique ne se fait guĂšre d’illusion l.jeuneafrique.com/W9L
1
2
11
7,142
OIF : comment la France manƓuvre pour Ă©viter une sortie de la RDC l.jeuneafrique.com/lWS
57
27
13
93
27,449
La semaine aura été marquée par le tsunami bleu aux USA. J'ai été approché par Digital Congo pour expliquer la notion de "balance des pouvoirs" aprÚs la débùcle des Républicains aux élections de mi-mandat. Au fond, les implications d'une défaite électorale dans une démocratie.
4
466
Belle rĂ©flexion... elle vaut pour toute la sociĂ©tĂ© congolaise... ONG, Syndicats, Confessions religieuses... la dynamique est la mĂȘme... les circonstances imposent le dĂ©veloppement des opinions... nul ne peut ĂȘtre neutre... tout le monde a une position.
Du journaliste "engagĂ©" au journaliste "patriote", comment les acteurs mĂ©diatiques naviguent dans les eaux troubles des crises congolaises Le lancement Ă  Kinshasa d’une organisation des « Journalistes Patriotes pour la DĂ©fense de la Nation » offre un cas d'Ă©tude saisissant sur l'Ă©volution de la sociologie des acteurs mĂ©diatiques en contexte de crise. Dans mon ouvrage « La rĂ©volution congolaise : Kabila, la rue et l’alternance », j'analysais comment les "journalistes engagĂ©s" de la dĂ©cennie prĂ©cĂ©dente s'Ă©taient constituĂ©s en un rouage essentiel de la coordination stratĂ©gique aux cĂŽtĂ©s de l'opposition et de la sociĂ©tĂ© civile. À l’époque, la fonction d'utilitĂ© collective dictait un rĂ©pertoire d’action axĂ© sur la contestation et le contre-pouvoir institutionnel. L'Ă©mergence actuelle de la figure du "journaliste patriote", ouvertement nationaliste, marque un dĂ©placement sĂ©mantique majeur. Si le contexte d'agression militaire Ă  l'Est du pays justifie lĂ©gitimement une union sacrĂ©e informationnelle, l'analyse politique objective y dĂ©cĂšle aussi une profonde restructuration des incitations individuelles. En science politique, le passage d'une posture de contestation Ă  un alignement patriotique, qui glisse parfois vers un discours anti-opposition gĂ©nĂ©ralisĂ©, modifie radicalement la structure des gains. Pour les acteurs, la quĂȘte de lĂ©gitimitĂ© ne passe plus par la rupture, mais par la proximitĂ© avec l'appareil gouvernemental distributeur de ressources et de protection. L'Ă©thos professionnel se rĂ©encastre ainsi dans une rationalitĂ© expressive oĂč le "patriotisme" devient le nouveau point de focale. L'enjeu ici n'est pas de juger de la sincĂ©ritĂ© de ces initiatives, mais de documenter la maniĂšre dont, en RDC, les entrepreneurs mĂ©diatiques naviguent entre obligations civiques, impĂ©ratifs de sĂ©curitĂ© nationale et stratĂ©gies de survie matĂ©rielle au sein d'un espace politique en perpĂ©tuelle recomposition.
1
1
580
The United States and the Democratic Republic of the Congo met in Paris yesterday for the second meeting of the Joint Steering Committee of the U.S.-DRC Strategic Partnership Agreement. The Committee recognized important milestones, including the signing of the concession agreement for the Lobito Corridor, and explored investment opportunities for U.S. companies in the mining, processing, and energy sectors. We look forward to turning the Strategic Partnership Agreement’s commitments into lasting investments that create jobs, strengthen supply chains, and bring shared prosperity to the American and Congolese peoples.
54
227
14
601
39,174
Yvon Muya retweeted
President Trump announces Stephen Miller will become new White House chief of staff, while Susie Wiles moves to his political operation cnn.it/4zHPfqA
914
271
214
1,523
750,310
Du journaliste "engagĂ©" au journaliste "patriote", comment les acteurs mĂ©diatiques naviguent dans les eaux troubles des crises congolaises Le lancement Ă  Kinshasa d’une organisation des « Journalistes Patriotes pour la DĂ©fense de la Nation » offre un cas d'Ă©tude saisissant sur l'Ă©volution de la sociologie des acteurs mĂ©diatiques en contexte de crise. Dans mon ouvrage « La rĂ©volution congolaise : Kabila, la rue et l’alternance », j'analysais comment les "journalistes engagĂ©s" de la dĂ©cennie prĂ©cĂ©dente s'Ă©taient constituĂ©s en un rouage essentiel de la coordination stratĂ©gique aux cĂŽtĂ©s de l'opposition et de la sociĂ©tĂ© civile. À l’époque, la fonction d'utilitĂ© collective dictait un rĂ©pertoire d’action axĂ© sur la contestation et le contre-pouvoir institutionnel. L'Ă©mergence actuelle de la figure du "journaliste patriote", ouvertement nationaliste, marque un dĂ©placement sĂ©mantique majeur. Si le contexte d'agression militaire Ă  l'Est du pays justifie lĂ©gitimement une union sacrĂ©e informationnelle, l'analyse politique objective y dĂ©cĂšle aussi une profonde restructuration des incitations individuelles. En science politique, le passage d'une posture de contestation Ă  un alignement patriotique, qui glisse parfois vers un discours anti-opposition gĂ©nĂ©ralisĂ©, modifie radicalement la structure des gains. Pour les acteurs, la quĂȘte de lĂ©gitimitĂ© ne passe plus par la rupture, mais par la proximitĂ© avec l'appareil gouvernemental distributeur de ressources et de protection. L'Ă©thos professionnel se rĂ©encastre ainsi dans une rationalitĂ© expressive oĂč le "patriotisme" devient le nouveau point de focale. L'enjeu ici n'est pas de juger de la sincĂ©ritĂ© de ces initiatives, mais de documenter la maniĂšre dont, en RDC, les entrepreneurs mĂ©diatiques naviguent entre obligations civiques, impĂ©ratifs de sĂ©curitĂ© nationale et stratĂ©gies de survie matĂ©rielle au sein d'un espace politique en perpĂ©tuelle recomposition.
6
8
2
32
2,496
Yvon Muya retweeted
Résultat de la guerre en Iran: Le régime iranien: toujours là Le programme nucléaire iranien: toujours là Le programme balistique iranien: toujours là La coalition électorale du président ayant lancé la guerre: détruite
41
17
218
11,779
Un bien joli publi-rĂ©dactionnel sur la #RDC comme je croyais qu’on en faisait plus 😉 par @lhemicycle (en hors-sĂ©rie cela va sans dire)👇 share.google/yBTwfZYmpKh5NH6

3
6
17
4,051
L'interview de Moïse Katumbi à Jeune Afrique illustre bien cette stratégie de la C64 que je décris ici : face à la reconfiguration du conflit, répondre par une parade diplomatique.
Sur B-One, ce mardi, j'ai commenté la tournée européenne de la coalition #C64 #RDC.
266
Yvon Muya retweeted
Sur B-One, ce mardi, j'ai commenté la tournée européenne de la coalition #C64 #RDC.
1
1
3
480
Sur B-One, ce mardi, j'ai commenté la tournée européenne de la coalition #C64 #RDC.
1
1
3
480
Yvon Muya retweeted
Les institutions dĂ©mocratiques parviennent-elles toujours Ă  pacifier nos divergences ? Et comment l'autoritarisme utilise-t-il ces mĂȘmes outils comme obstacles Ă  la paix pour sa propre survie ? Un dĂ©bat critique au cƓur de notre cours ce lundi Ă  l'universitĂ© Saint-Paul.
1
6
497
Les institutions dĂ©mocratiques parviennent-elles toujours Ă  pacifier nos divergences ? Et comment l'autoritarisme utilise-t-il ces mĂȘmes outils comme obstacles Ă  la paix pour sa propre survie ? Un dĂ©bat critique au cƓur de notre cours ce lundi Ă  l'universitĂ© Saint-Paul.
1
6
497
Enfin ! C’est officiel. đŸ‡šđŸ‡© đŸ‡šđŸ‡© Bonne nouvelle !! La RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, notre cher et beau pays, vient de sortir de la liste grise du GAFI, aprĂšs trois (3) annĂ©es de mise en Ɠuvre du Plan d’actions ICRG. Cette importante et historique dĂ©cision est la preuve que la RDC a rĂ©alisĂ© des progrĂšs significatifs en matiĂšre de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme ainsi que des infractions assimilĂ©es, dont la corruption. Cette dĂ©cision est la preuve que notre dispositif de lutte contre la criminalitĂ© financiĂšre est solide. Depuis l’inscription de la RDC sur la liste grise en octobre 2022, Son Excellence Monsieur FĂ©lix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Chef de l’État, n’a pas renoncĂ© Ă  ses engagements d’impulser une dynamique de rĂ©formes de bonne gouvernance, engageant ainsi le pays sur une trajectoire de lutte contre la criminalitĂ© financiĂšre. Contrairement Ă  la propagande orchestrĂ©e contre la nation, cette dĂ©cision du GAFI est un signal fort des progrĂšs rĂ©alisĂ©s et un encouragement pour la consolidation des acquis. Je rends hommage Ă  Son Excellence Monsieur FĂ©lix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Chef de l’État, pour son impulsion et le portage politique. À Son Excellence Madame la PremiĂšre Ministre, Cheffe du Gouvernement, sincĂšres fĂ©licitations et gratitude pour la meilleure coordination de la mise en Ɠuvre du plan ICRG. À l’ensemble de mes collĂšgues, membres du Gouvernement, et Ă  toutes les autoritĂ©s judiciaires du pays, mes sincĂšres fĂ©licitations. À tous les experts du Gouvernement ainsi qu’à toutes les autoritĂ©s de supervision, dont la Banque centrale du Congo, l’ARCA, le CENAREF, et aux autres structures du Gouvernement, dont FOLUCO et COLUB, nos sincĂšres fĂ©licitations et remerciements pour ce travail d’équipe. Avec cette dĂ©cision du GAFI, la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo est plus crĂ©dible aujourd’hui qu’hier, grĂące aux rĂ©formes implĂ©mentĂ©es. Bravo Ă  tous. DRFLL
128
304
40
1,063
54,287
Les conclusions de la C64 à Rome s'alignent rigoureusement avec la dynamique décryptée sur B-One : face à l'escalade du conflit, insister sur le consensus national demeure la seule trajectoire cohérente pour cette frange de l'opposition.
1
2
8
1,806
LĂ  oĂč certains prĂ©disaient un recul face Ă  la restructuration de la rĂ©bellion dans l'Est, c’est l’inverse qui se produit. L’adoption de la loi sur le rĂ©fĂ©rendum ce vendredi par l'AssemblĂ©e nationale confirme le dilemme de sĂ©curitĂ© politique anticipĂ© ici. Face Ă  la menace militaire augmentĂ©e par la donnĂ©e Kabila, le pouvoir rĂ©pond rationnellement par un verrouillage institutionnel au centre.
Le dilemme de sĂ©curitĂ© politique Ă  Kinshasa : comment la posture de Joseph Kabila entraĂźne le verrouillage du rĂ©gime L’analyse de l’adresse Ă  la nation de l'ancien prĂ©sident Joseph Kabila gagne Ă  ĂȘtre lue Ă  travers le prisme thĂ©orique du dilemme de sĂ©curitĂ© politique. Traditionnellement appliquĂ© aux relations interĂ©tatiques ou intersociĂ©tales, ce concept Ă©claire ici la logique d'une crise de confiance systĂ©mique entre l'opposition en exil et le pouvoir en place Ă  Kinshasa. Dans sa dĂ©claration, l'ancien chef de l'État ne se borne pas Ă  une dĂ©nonciation classique de la dĂ©rive autoritaire du rĂ©gime. En annonçant des "initiatives" imminentes pour "sauver la RDC", il pose les jalons d’un affrontement direct avec FĂ©lix Tshisekedi. Or, cette posture offensive produit un effet paradoxal : loin d'Ă©branler le pouvoir, elle exacerbe un dilemme de sĂ©curitĂ© politique dĂ©jĂ  latent. Dans cette configuration, la quĂȘte de sĂ©curitĂ© relative devient un jeu Ă  somme nulle. FragilisĂ© par sa condamnation par contumace et les sanctions internationales qui pĂšsent sur lui, Joseph Kabila tente un rééquilibrage par l'envoi de signaux de puissance rhĂ©toriques ou stratĂ©giques. Toutefois, en optant pour une logique de confrontation ouverte, il valide la perception de menace existentielle nourrie par le pouvoir actuel. En rĂ©ponse, conscient des risques de dĂ©stabilisation, le rĂ©gime de FĂ©lix Tshisekedi se trouve structurellement incitĂ© Ă  maximiser ses propres ressources de sĂ©curitĂ©. DĂšs lors, des initiatives controversĂ©es telles que les rĂ©formes lĂ©gislatives en cours ou le projet de changement constitutionnel cessent d'ĂȘtre perçues par le pouvoir comme de simples ambitions politiques ; elles deviennent, dans l'esprit du rĂ©gime, des mesures dĂ©fensives et prĂ©ventives vitales face Ă  la menace subversive incarnĂ©e par l'opposition. Le paradoxe acadĂ©mique est ici magistral : en brandissant la menace de la confrontation pour affaiblir son successeur, Joseph Kabila prĂ©cipite et dĂ©clenche mĂ©caniquement la concrĂ©tisation des outils de verrouillage institutionnel que dĂ©nonce son propre camp. L'action dĂ©fensive de l'un engendre la surprotection de l'autre, enfermant le paysage politique congolais dans une dynamique de polarisation croissante.
4
2
2
5
2,485
Yvon Muya retweeted
Le dilemme de sĂ©curitĂ© politique Ă  Kinshasa : comment la posture de Joseph Kabila entraĂźne le verrouillage du rĂ©gime L’analyse de l’adresse Ă  la nation de l'ancien prĂ©sident Joseph Kabila gagne Ă  ĂȘtre lue Ă  travers le prisme thĂ©orique du dilemme de sĂ©curitĂ© politique. Traditionnellement appliquĂ© aux relations interĂ©tatiques ou intersociĂ©tales, ce concept Ă©claire ici la logique d'une crise de confiance systĂ©mique entre l'opposition en exil et le pouvoir en place Ă  Kinshasa. Dans sa dĂ©claration, l'ancien chef de l'État ne se borne pas Ă  une dĂ©nonciation classique de la dĂ©rive autoritaire du rĂ©gime. En annonçant des "initiatives" imminentes pour "sauver la RDC", il pose les jalons d’un affrontement direct avec FĂ©lix Tshisekedi. Or, cette posture offensive produit un effet paradoxal : loin d'Ă©branler le pouvoir, elle exacerbe un dilemme de sĂ©curitĂ© politique dĂ©jĂ  latent. Dans cette configuration, la quĂȘte de sĂ©curitĂ© relative devient un jeu Ă  somme nulle. FragilisĂ© par sa condamnation par contumace et les sanctions internationales qui pĂšsent sur lui, Joseph Kabila tente un rééquilibrage par l'envoi de signaux de puissance rhĂ©toriques ou stratĂ©giques. Toutefois, en optant pour une logique de confrontation ouverte, il valide la perception de menace existentielle nourrie par le pouvoir actuel. En rĂ©ponse, conscient des risques de dĂ©stabilisation, le rĂ©gime de FĂ©lix Tshisekedi se trouve structurellement incitĂ© Ă  maximiser ses propres ressources de sĂ©curitĂ©. DĂšs lors, des initiatives controversĂ©es telles que les rĂ©formes lĂ©gislatives en cours ou le projet de changement constitutionnel cessent d'ĂȘtre perçues par le pouvoir comme de simples ambitions politiques ; elles deviennent, dans l'esprit du rĂ©gime, des mesures dĂ©fensives et prĂ©ventives vitales face Ă  la menace subversive incarnĂ©e par l'opposition. Le paradoxe acadĂ©mique est ici magistral : en brandissant la menace de la confrontation pour affaiblir son successeur, Joseph Kabila prĂ©cipite et dĂ©clenche mĂ©caniquement la concrĂ©tisation des outils de verrouillage institutionnel que dĂ©nonce son propre camp. L'action dĂ©fensive de l'un engendre la surprotection de l'autre, enfermant le paysage politique congolais dans une dynamique de polarisation croissante.
3
11
2
24
5,575