Educator in lean/system thinking/digitalisation. #IA #ML - Rock and AlternativeđŸ€˜- Apprentice of Deming - đŸš”đŸ»â€â™‚ïžđŸƒđŸ» addict

Europe
Joined March 2012
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Rapide lecture du prospectus S1 d'Anthropic (IPO). C'est décoiffant. Ce business est une machine à imprimer de l'argent. Revenus (ajustés pour kickbacks) de plus de 9 milliards par trimestre, x2 de trimestre en trimestre !!! Cash flow opérationnel déjà positif. (1/2)
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Tocqueville’s paradox: it is in the most equal societies that people find inequalities most intolerable.
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Replying to @SystemLean
Avant, le capital humain, c'était ce qu'on savait. Maintenant, c'est la vitesse à laquelle on apprend. L'IA l'a fait passer du stock au flux.
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Le marchĂ© fait au contraire Ɠuvre de modestie, en donnant le pouvoir Ă  une myriade d’individus. Celui qui se prend pour Dieu, c’est le planificateur que vous adulez, et qui croĂźt connaĂźtre les prĂ©fĂ©rences et les besoins de tout le monde mieux qu’eux-mĂȘmes.
Pourquoi les nĂ©o-libĂ©raux partent toujours du principe que le marchĂ© c'est Dieu et qu'il a toujours raison ? Ils veulent que le marchĂ© agisse comme un chien de garde contre la dĂ©mocratie (Ils dĂ©testent la dĂ©mocratie qd elle va pas ds l'intĂ©rĂȘt du Capital). Vivement LFI en 2027 !
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Jean-Luc MĂ©lenchon affirme que, s'il Ă©tait au pouvoir, il serait bien obligĂ© de remettre en cause la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Donc d'enfreindre la DĂ©claration des droits de l'Homme et son article 2, le droit constitutionnel français, la jurisprudence du Conseil d'Etat, du droit europĂ©en, etc. Amusant : ce garçon se croit toujours en 1917, Ă  Moscou. 🙂
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Le postulant Dictateur @JLMelenchon veut tout simplement supprimer la propriété privé. Il foule au pied l'article 2. de la DDHC de 1789 ! "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."
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C’est un rĂ©gal de lire Sylvain Catherine corriger systĂ©matiquement les raccourcis de Thomas Porcher, qui continue de pĂ©rorer avec condescendance au lieu de faire profil bas.
Le problĂšme central du tweet est trĂšs simple et il n’y a pas Ă  tergiverser des heures dessus. Le taux d’intĂ©rĂȘt est un prix d’équilibre, pas une donnĂ©e du problĂšme. La dette allemande est plus attractive Ă  un taux d’intĂ©rĂȘt donnĂ©, donc la France doit offrir un taux supĂ©rieur pour que les investisseurs soient en moyenne indiffĂ©rents Ă  dĂ©tenir des obligations allemandes ou françaises. La diffĂ©rence entre les deux taux n’est pas un avantage ou un dĂ©savantage d’un pays ou de l’autre: c’est le prix de marchĂ© du dĂ©savantage de la France. Le tweet d’origine est absurde car il confond une variable libre (le prix) du problĂšme avec une donnĂ©e de celui-ci (le risque du prĂȘteur). Il est Ă©quivalent Ă  affirmer que l’écart de salaire entre un diplĂŽmĂ© d’HEC et de la « Paris School of Business » est un problĂšme pour HEC, car en l’absence de diffĂ©rence de qualitĂ© entre les deux Ă©coles, les employeurs prĂ©fĂšrent recruter les diplĂŽmĂ©s moins coĂ»teux.
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Rien n’est plus Ă©clairant sur notre problĂšme fondamental que ces Ă©changes lunaires avec un reprĂ©sentant Ă©tudiant (une sorte d’élite dans son groupe peut-on supposer). La revendication pour une absence totale de sĂ©lection, jusqu’à l’emploi lui-mĂȘme montre une pensĂ©e digne d’un enfant de 5 ans. Les adultes autour de lui sont consternĂ©s. Au-delĂ  de l’idĂ©ologie qu’on a pu leur inculquer, le problĂšme est que le niveau cognitif des Ă©tudiants s’est effondrĂ©. Sans tournant radical vers une sĂ©lection assumĂ©e, l’Etat sera condamnĂ© Ă  financer et mettre en scĂšne des « études » puis de dĂ©cerner des diplĂŽmes en chocolat. Mais il ne pourra pas obliger aux embauches, d’oĂč une colĂšre sans cesse plus grande vis-Ă -vis du « systĂšme ».
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Le problĂšme, c’est que ceux qui veulent attaquer les riches ne comprennent pas qu’ils sont eux-mĂȘmes les riches d’un autre. Et donner de l’argent Ă  l’État aujourd’hui, c’est arroser du sable en plein dĂ©sert en espĂ©rant voir surgir une oasis đŸœïž
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Économiquement, nous sommes des illettrĂ©s persuadĂ©s de vivre en autarcie, ne se souciant pas le moins du monde de la raretĂ© des ressources et de leur bonne allocation. Cet illettrisme se retrouve dans la structure de nos prĂ©lĂšvements obligatoires et de nos dĂ©penses publiques, et par consĂ©quent dans la crise de la dette qui vient.
Stéphane Boujnah fait ici un travail de pédagogie nécessaire en rappelant ce que les autres pays européens ont fait pour retrouver des finances publiques saines, certains il y a plus de 30 ans, d'autres plus récemment. Rien de nouveau... sauf en France ! La réaction des journalistes sur le plateau est assez fascinante, démontrant une fois encore à quel point 1. Nos débats sont autocentrés 2. Notre culture économique est nulle 3. Nous sommes immatures du point de vue politique.
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Comme la Belgique, dirigĂ©e depuis autant de dĂ©cennies par les mĂȘmes professionnels de la politique, conscients de leur veulerie et de leur dĂ©magogie, opportunistes cyniques sans beaucoup de colonne vertĂ©brale, incapables de repenser un systĂšme politique opaque et sclĂ©rosĂ©. Pas aidĂ©s pour cela, il est vrai, par le conformisme journalistique et acadĂ©mique. Pour ne pas parler des portes cochĂšre entre les deux mondes.
«Endettement, dĂ©sindustrialisation, Ă©cole, insĂ©curitĂ©, immigration
 Les Français payent des annĂ©es de laxisme. La crise vient de trĂšs loin», analyse Yves ThrĂ©ard dans son Ă©ditorial. →l.lefigaro.fr/TV4p
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« Je continuerai à couler notre économie, désolé. »
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😂 Il faut rendre justice Ă  Thomas Porcher. Dans un pays qui manque de tout, de croissance, d'industrie, de majoritĂ©, il a su offrir Ă  la France ce dont elle ne manquera jamais : un Ă©conomiste de plateau. Son parcours est un modĂšle pour la jeunesse. Un doctorat Ă  la Sorbonne, une chaire dans une Ă©cole de commerce, et surtout l'intuition de gĂ©nie qui fait les grandes carriĂšres intellectuelles françaises : comprendre qu'on ne demande pas Ă  un Ă©conomiste d'avoir raison, mais d'avoir une opinion, et de l'avoir fort. Économiste de la dette, essayiste hĂ©rĂ©tique, chroniqueur du dĂ©clin, cofondateur de Place publique avec son ami Glucksmann : il a cochĂ© toutes les cases, dans l'ordre, sans jamais s'encombrer d'une prĂ©vision vĂ©rifiable. Car lĂ  est sa vraie force. D'autres Ă©conomistes s'Ă©puisent Ă  produire des modĂšles, des chiffres, des courbes qui finissent par les contredire. Porcher, lui, a compris que la thĂ©orie Ă©conomique Ă©tait une matiĂšre vivante, qu'il convenait de rĂ©inventer Ă  chaque invitation. Sa derniĂšre contribution Ă  la science en tĂ©moigne : l'Allemagne, nous apprend-il, n'arrivera plus Ă  emprunter, parce que la dette française, jugĂ©e Ă  haut risque et servie Ă  plus de 5 %, serait dĂ©sormais bien plus attractive pour les marchĂ©s. Il fallait oser. Depuis trois siĂšcles, les financiers croyaient naĂŻvement qu'on prĂȘtait d'abord Ă  ceux qui remboursent. Porcher renverse la table : plus vous ĂȘtes douteux, plus vous ĂȘtes dĂ©sirable, et vos voisins solvables n'ont qu'Ă  bien se tenir. L'Argentine attend depuis cinquante ans que cette loi se vĂ©rifie ; elle n'avait simplement pas le bon professeur.
Reuters — Pour concurrencer la France sur le marchĂ© obligataire, l’Allemagne va Ă©mettre un nouveau titre baptisĂ© « Frankreichs Staatsausfall-indexierte Bundesanleihen » (FSIB). Ces nouvelles obligations permettront de rĂ©soudre un problĂšme majeur identifiĂ© par le cĂ©lĂšbre Ă©conomiste de tĂ©lĂ©vision Thomas Porcher : l’Allemagne s’engagera Ă  ne pas rembourser ses crĂ©anciers en cas de dĂ©faut de la France. Cette initiative risque de provoquer la colĂšre de Paris, car elle menace de remettre en cause l’avantage concurrentiel durement acquis par la France sur le marchĂ© de la dette souveraine. Du cĂŽtĂ© allemand, le ministĂšre des finances pointe une compĂ©tition dĂ©loyale de la France pour justifier cette innovation financiĂšre.
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Des Ă©conomistes du monde entier se foutent de la gueule de Gabriel Zucman suite aux rĂ©vĂ©lations sur ses travaux. En France, certains le citent encore comme argument. C’est dire la dĂ©connexion sur les enjeux Ă©co dans notre pays.
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Cas typique de socialiste qui vit dans un brouillard mental complet. Il vit dans un pays qui depense plus de la moitié de son budget en dépenses sociales et croit que l'"Etat social a été massacré ces 30 dernieres années". Ainsi il croit vivre la fin du capitalisme, alors que c'est bien le socialisme et l'Etat providence qui est entrain de mourrir. Par ailleurs, comme il l'a dit l'alternative au capitalisme est le socialisme et celui-ci se termine toujours par un appauvrissement généralisé et ne démontre jamais en quoi il est efficace pour les questions raciales, feministes, écologiques... A la fin des fins le socialisme est toujours un ensemble de causes qui s'affrontent et se concurrencent les unes avec les autres, pour le malheur de tous.
"C’est du pain bĂ©ni pour LFI : on assiste Ă  la fin du capitalisme qui tente de se maintenir par la force de la matraque. L’alternative, c’est le socialisme qui intĂšgre les questions raciales, fĂ©ministes et Ă©cologiques, ou le fascisme." Manuel Cervera-Marzal, sociologue, #CCeSoir
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Alors que @Nouv_Energie est sur le point de passer les 80K adhérents j'ai voulu simplifier un peu l'accÚs au programme de @davidlisnard en permettant à tout le monde de le comparer avec celui de ses adversaires, à vous de jouer ! lisnard.cards/
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The French strike because the state doesn't spend enough. Eurostat data from Oct. 21, 2026
La CGT appelle à la grÚve générale le 5 novembre prochain
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Exactement. Le dérapage actuel est le fruit de notre incapacité à endosser le risque et mesurer le juste niveau de sécurité et de contrÎle. Du coup le contrÎle glisse vers l'oppression, la taxation glisse vers le racket.
Et si le vrai problĂšme n’était pas le manque d’État
 mais trop de contrĂŽle d’État ? Une fois qu’on a vraiment observĂ© comment le contrĂŽle centralisĂ© fonctionne, on ne peut plus y croire comme avant. L’étatisation repose sur une logique simple : l’État fixe des objectifs, Ă©crit des procĂ©dures, centralise les dĂ©cisions et contrĂŽle le rĂ©sultat. En thĂ©orie, ça devrait amĂ©liorer les choses. En pratique, ça produit souvent l’inverse. Pourquoi ? Parce que les cibles et les rĂšgles poussent les acteurs Ă  « cocher les cases » plutĂŽt qu’à rĂ©soudre les vrais problĂšmes. RĂ©sultat : les gens reviennent, les dossiers se multiplient, les coĂ»ts augmentent et les effets pervers s’accumulent. Une grande partie de l’activitĂ© n’existe que pour rĂ©parer ce que le systĂšme a lui-mĂȘme créé. Quand on Ă©tudie concrĂštement ce mĂ©canisme (au lieu de dĂ©fendre le principe), on voit que le problĂšme n’est pas un manque de contrĂŽle, mais le contrĂŽle lui-mĂȘme. Cette prise de conscience change le regard. On comprend alors que des systĂšmes complexes (santĂ©, Ă©ducation, logement, Ă©conomie
) se pilotent mal depuis le sommet. C’est lĂ  que le libĂ©ralisme devient logique : il part de l’idĂ©e que l’information et les dĂ©cisions sont mieux placĂ©es au plus prĂšs des situations rĂ©elles, par la responsabilitĂ© individuelle, la dĂ©centralisation et la coordination volontaire (dont le marchĂ©). Ce n’est plus une prĂ©fĂ©rence idĂ©ologique, mais une consĂ©quence de ce qu’on a observĂ©. Et une fois ce basculement fait, il est difficile de revenir en arriĂšre.
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Heureusement qu'il conseille le Venezuela et pas la France; à ce niveau d'incompétence (spread US vs FR non ajusté du taux de change? "baisse du risque allemand" visible aussi sur les spreads avec les Pays-Bas?? "manque de liquidité" sur la dette FR???), on s'inquieterait.
Dette publique, spread, la grande confusion. Je profite de ce tweet de @sc_cath , parmi tant d’autres, pour rĂ©pondre aux erreurs, confusions et mensonges qui se multiplient sur la dette et le spread avec l’Allemagne. 1/ Un spread de 1,6 point ne signifie absolument pas que la France risque de faire faillite. Les États-Unis empruntent eux Ă  un spread de 1,7 point au-dessus de l’Allemagne, donc plus cher que la France : vont-ils aussi faire faillite ? Faut-il considĂ©rer que tous les États qui empruntent plus cher que l’Allemagne, comme le Royaume-Uni ou l’Italie ou beaucoup d’autres, vont Ă©galement faire faillite ? 2/ Le calcul des 60 milliards d’intĂ©rĂȘts supplĂ©mentaires est mensonger : il applique instantanĂ©ment le coĂ»t du spread Ă  l’ensemble de la dette, alors que celle-ci a une durĂ©e de vie moyenne de plus de huit ans, donc ne se refinance que progressivement, et qu’elle a un taux moyen beaucoup plus faible. Ils confondent le stock et les flux, les taux d’hier et ceux d’aujourd’hui, le spread et le coĂ»t rĂ©el du financement. Trois confusions de base pour faire peur. 3/ Le spread franco-allemand ne mesure pas seulement la situation française. Il reflĂšte aussi la singularitĂ© allemande. Il peut augmenter soit en raison de la France, soit en raison de l’Allemagne. Or les obligations allemandes bĂ©nĂ©ficient d’un statut particulier : actifs refuges, grande liquiditĂ©, rĂŽle de rĂ©fĂ©rence et utilisation comme garanties financiĂšres. C’est aussi cela que reflĂšte l’évolution du spread. 4/ Plus largement, un spread n’est pas une probabilitĂ© de dĂ©faut. Il reflĂšte des diffĂ©rences de liquiditĂ©, d’offre et de demande de titres, des mouvements de marchĂ©, le bilan Ă©conomique de ce gouvernement, et des anticipations Ă©conomiques. Les marchĂ©s peuvent amplifier les crises et rĂ©agir Ă  des anticipations qu’ils contribuent eux-mĂȘmes Ă  crĂ©er. À force d’annoncer la catastrophe, certains risquent de la provoquer. 5/ Le danger mortel, c’est d’instrumentaliser un spread pour imposer l’austĂ©ritĂ©. L’austĂ©ritĂ© aggrave prĂ©cisĂ©ment le ratio d’endettement qu’elle prĂ©tend rĂ©duire. En Ă©touffant la croissance, elle rĂ©duit les recettes fiscales et augmente le poids de la dette dans le PIB, mĂȘme lorsque les dĂ©penses diminuent. Ils prĂ©tendent sauver la France de la crise par l’austĂ©ritĂ©. Ils vont provoquer la crise par l’austĂ©ritĂ©. @LesEchos @LCI @Le_Figaro @BFMTV
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Le monsieur calcule un spread entre la dette française en euro et la dette US en dollar en faisant une diffĂ©rence de taux d’intĂ©rĂȘt. On va arrĂȘter la discussion ici (c’est Ă  dire avant qu’elle de commence.)
Dette publique, spread, la grande confusion. Je profite de ce tweet de @sc_cath , parmi tant d’autres, pour rĂ©pondre aux erreurs, confusions et mensonges qui se multiplient sur la dette et le spread avec l’Allemagne. 1/ Un spread de 1,6 point ne signifie absolument pas que la France risque de faire faillite. Les États-Unis empruntent eux Ă  un spread de 1,7 point au-dessus de l’Allemagne, donc plus cher que la France : vont-ils aussi faire faillite ? Faut-il considĂ©rer que tous les États qui empruntent plus cher que l’Allemagne, comme le Royaume-Uni ou l’Italie ou beaucoup d’autres, vont Ă©galement faire faillite ? 2/ Le calcul des 60 milliards d’intĂ©rĂȘts supplĂ©mentaires est mensonger : il applique instantanĂ©ment le coĂ»t du spread Ă  l’ensemble de la dette, alors que celle-ci a une durĂ©e de vie moyenne de plus de huit ans, donc ne se refinance que progressivement, et qu’elle a un taux moyen beaucoup plus faible. Ils confondent le stock et les flux, les taux d’hier et ceux d’aujourd’hui, le spread et le coĂ»t rĂ©el du financement. Trois confusions de base pour faire peur. 3/ Le spread franco-allemand ne mesure pas seulement la situation française. Il reflĂšte aussi la singularitĂ© allemande. Il peut augmenter soit en raison de la France, soit en raison de l’Allemagne. Or les obligations allemandes bĂ©nĂ©ficient d’un statut particulier : actifs refuges, grande liquiditĂ©, rĂŽle de rĂ©fĂ©rence et utilisation comme garanties financiĂšres. C’est aussi cela que reflĂšte l’évolution du spread. 4/ Plus largement, un spread n’est pas une probabilitĂ© de dĂ©faut. Il reflĂšte des diffĂ©rences de liquiditĂ©, d’offre et de demande de titres, des mouvements de marchĂ©, le bilan Ă©conomique de ce gouvernement, et des anticipations Ă©conomiques. Les marchĂ©s peuvent amplifier les crises et rĂ©agir Ă  des anticipations qu’ils contribuent eux-mĂȘmes Ă  crĂ©er. À force d’annoncer la catastrophe, certains risquent de la provoquer. 5/ Le danger mortel, c’est d’instrumentaliser un spread pour imposer l’austĂ©ritĂ©. L’austĂ©ritĂ© aggrave prĂ©cisĂ©ment le ratio d’endettement qu’elle prĂ©tend rĂ©duire. En Ă©touffant la croissance, elle rĂ©duit les recettes fiscales et augmente le poids de la dette dans le PIB, mĂȘme lorsque les dĂ©penses diminuent. Ils prĂ©tendent sauver la France de la crise par l’austĂ©ritĂ©. Ils vont provoquer la crise par l’austĂ©ritĂ©. @LesEchos @LCI @Le_Figaro @BFMTV
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